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Bétails de min coin

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

15 Mai 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #échasses blanches, #accouplement, #combat, #photos d'oiseaux, #basse vallée de l'Aude

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Cet étang de la basse plaine de l'Aude recèle bien des trésors. Un grand nombre d'échasses blanches fréquente le lieu. Les échasses font partie de la famille des limicoles. Elles hivernent en Afrique et nous visitent en printemps et en été.

Je vous propose une (longue) série sur cet oiseau très gracile.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

De nombreux combats émaillent la journée en cette période nuptiale. Les échasses sont très bruyantes pendant la nidification.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Les échasses se nourrissent surtout d'insectes. Ses longues pattes lui permettent de chercher sa nourriture dans les eaux plus profondes que d'autres limicoles. Elles s'alimentent à la surface de l'eau ou dans la végétation dans des eaux douces, saumâtres ou salées (source le Guide ornitho). En l'occurrence, les eaux de cet étang sont douces.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Les mâles ont en général la tête plus noire que les femelles mais le motif est variable (Le Guide ornitho).

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Saurez-vous déceler notre échasse, qui doit se délecter des araignées qui pullulent?

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Après s'être grattée, l'échasse étire sa patte à l'horizontale vers l'arrière mais je n'ai pas su saisir cet instant.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Au soleil, le plumage du dos qui semble noir révèle des reflets métalliques verts.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Les échasses sont venues quasi contre mon affût. J'avais même de la peine à les faire rentrer dans mon cadre. J'aurais pu faire des photos sans être camouflé à condition de ne pas trop bouger mais ceci aurait complètement hypothéqué mes chances de voir les autres oiseaux de type aigrette garzette.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

En période nuptiale, la cour du mâle est un véritable cérémonial. La femelle indique qu'elle est prête en baissant le cou. Le mâle entame alors pendant deux bonnes minutes une sorte de danse autour de sa belle.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Il fait plusieurs fois le tour de sa belle en se lissant le plumage à l'aide de son bec.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Il donne des coups de becs dans l'eau.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Puis c'est la grande chevauchée avec un certain talent d'équilibriste.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Petit à petit, le mâle va rapprocher son cloaque de celui de la femelle pour la fécondation.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

La descente se fait dans un geste parfaitement maîtrisé.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

L'épilogue est on ne peut plus mignon. J'ai attendu de longues heures avant de pouvoir photographier cet instant de face.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Le couple reste enlacé, becs croisés, pendant de longues secondes avant de se séparer.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Je ne sais pas ce qu'il y avait là mais ça devait être bon à manger. L'amour, ça creuse!

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Se retrouver le bec dans l'eau...

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Les couples sont très territoriaux à ce que j'ai pu observer. Dès qu'un intrus pointe le bout de son bec, le couple fait front et va faire passer un sale quart d'heure à l'étranger.

Étape 1 : l'intimidation.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Étape 2 : rès rapidement et sans sommation, c'est l'attaque.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

L'intrus boit vite la tasse.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Le couple n'aura de cesse de le pourchasser.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Attaque en piqué par l'arrière!

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

Petite toilette matinale.

Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)
Échasses blanches (Basse vallée de l'Aude)

À bientôt pour une prochaine série sur l'étang.

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Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

2 Août 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #chouette chevêche, #Marquenterre, #côte picarde, #Somme, #photos d'oiseaux, #rapace nocturne, #saules têtards, #Picardie

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Galerie de portraits de chouette chevêche. Je suis sous affût près du nid artificiel où 4 jeunes sont nés. Les parents aiment prendre des bains de soleil en journée. Je les ai même vu ramener des proies à 15h à la mi-juin. Les adultes ont leurs perchoirs préférés. Ils sont souvent venus sur ce bouleau mort. Nous avions installé une belle souche de saule têtard mais les vaches de la pâture se sont frottées dessus et l'ont fait malheureusement chuter.

Ici, une attitude pas très commune avec ailes déployées. La chouette sait ma présence dans l'affût et l'accepte. Je peux même passer le téléobjectif à travers la lucarne sans qu'elle bouge une plume.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

La galerie vaut par les différentes attitudes et mimiques de l'oiseau car le cadrage sera souvent le même. Généralement, la chevêche commence à s'activer vers 19-20h par du toilettage.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Comme une robe de plumes.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Étirement d'ailes.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Bain de soleil dans la lumière de la fin de journée. La chevêche peut rester une heure quasi immobile sur son perchoir. Elle stationne non loin du nid et surveille l'intrusion de tout prédateur. Elle est complètement hermétique au déclencheur de l'appareil photo.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

La chevêche est aussi active en matinée jusqu'à 10h.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

À l'approche d'un intrus, a fortiori d'un prédateur, la chouette chevêche alerte en poussant de nombreux cris perçants et en se mettant debout sur ses pattes. J'ai pu observer cette scène à plusieurs reprises avec une buse variable et un chat. Dans ce cas, la chouette ne part pas en chasse pour ne pas montrer au prédateur l'emplacement du nid. Elle alerte sans discontinuer, les yeux rivés sur l'intrus.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Quand la voie est libre, le rapace part à la chasse. Ici, la chevêche revient avec un campagnol qu'elle a décapité avant de le servir aux jeunes.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Il est probable que l'adulte ait mangé la tête du rongeur avant de l'amener au nid. Quatre poussins sont nés et sont déjà bien gros. Ils ont néanmoins 10 jours de retard par rapport à l'an dernier en raison du printemps froid et humide.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

La chevêche adulte s'apprête à s'envoler vers le nid pour faire ingurgiter la proie aux jeunes. L'année 2012 fut une année funeste avec un taux de survie nul. En effet, les jeunes sautent du nid fin juin et se cachent au sol dans des racines car ils ne savent pas encore voler. Ils grimpent aussi avec bec et griffes sur les troncs mais restent très vulnérables. Une journée après avoir quitté le nid, plus aucune trace de vie des jeunes, très probablement croqués par le chat ou le chien de la ferme voisine... Espérons qu'il n'en soit pas de même pour la nichée 2013.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

La chouette chevêche dans une attitude typique d'observation d'un oiseau dans le ciel, un congénère ou un rapace diurne. Pascal Étienne a même observé une bondrée apivore fouiner auprès du nid.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

La chouette chevêche dispose aussi de garde-mangers dans des nichoirs non-utilisés pour la ponte. Des proies y sont stockées. C'est ainsi qu'après avoir amené le campagnol, l'adulte est venu quelques instants plus tard avec une grenouille qui sortait du "frigo".

La chouette se perche sur plusieurs piquets, souvent les mêmes, avant de s'approcher du nid.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Au menu : un lombric. Les invertébrés sont des proies appréciées mais moins caloriques que les mammifères. La chouette chevêche affectionne aussi les gros insectes comme les sauterelles et les coléoptères (hannetons par exemple) qui malheureusement disparaissent ou ont disparu de notre région suite à l'utilisation des insecticides en tout genre.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Batracien ramené à 15h, en pleine parès-midi! La chouette chevêche est la plus diurne des chouettes, un peu à l'instar du hibou des marais dans la famille des hiboux.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Toilettage et épouillage, primordial pour le vol et la chasse.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Chaque plume est passée au peigne fin, ou plutôt au bec fin!

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Le biotope typique de le chouette chevêche : des saules coupés régulièrement en têtards comme bois de chauffe. Ils bordent les pâtures, des milieux ouverts avec une herbe rase idéale pour la chasse.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Comme une passe de toréador.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

La chouette chevêche vue de dos. Certains ouvrages indiquent que cette forme blanche sur le derrière de la tête mimerait un visage et dissuaderait d'éventuels prédateurs d'attaquer par derrière.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

En alerte : une buse rôde au fond de la pâture.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

L'adulte est sur une souche au sol. En fait, un jeune est planqué dessous. Il est tombé du nid durant la nuit mais je ne l'ai pas vu. Je n'avais plus d'opportunités pour suivre la suite de l'histoire. J'espère que les poussins ont échappé cette année aux griffes et crocs en tout genre...

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Le biotope de la chevêche dans notre région: des pâtures bordées de saules têtards ou de vieux pommiers plein de cavités où nicher.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Les années passées, le couple de chouettes chevêches a choisi des nichoirs artificiels moins exposés aux intempéries (pluie, vent) et étudiés contre la prédation des fouines.

Mieux pour l'espèce, moins esthétique pour la photo!

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Une cavité naturelle où la chevêche a niché il y a quelques années. En 2013, elle a longuement hésité entre une cavité naturelle et un nichoir artificiel pour finalement choisir ce dernier.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Bec grand ouvert, petite chouette baille aux corneilles.

Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)
Chouette chevêche d'Athéna (Marquenterre)

Bye, petite chouette aux yeux d'or.

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Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

27 Juin 2014 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #chouette chevêche d'athéna, #photos d'oiseaux, #Marquenterre, #Somme, #Picardie, #nourrissage, #proie, #poussins

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Cela fait plusieurs années que je suis la nidification de la chouette aux yeux d'or chez un chevêchologue passionné. Nous sommes fin juin. La femelle a pondu fin avril-début mai. Les jeunes sont déjà bien grands. Je vois le couple se poser devant moi vers 20H30 à proximité du nid. La lumière est encore très vive et les chouettes chevêches prennent un bain de soleil. Je ne fais pas de photo car leur plumage est "grillé" par le soleil. Au bout d'une demi-heure, les deux chouettes disparaissent. J'attends. Aux environs de 22H, toujours rien. Je commence à ranger mon matériel. J'ai connu de nombreux affûts à la chevêche qui n'ont rien donné. Mais à 22H, waouh! une adulte vient se poser avec un campagnol entre les serres. On peut voir que la chevêche a brisé l'échine du rongeur. Une autre habitude est de décapiter sa proie avant de l'apporter aux jeunes (j'ai pris une telle photo l'an passé). Je suis tellement excité que je ne vois pas dans un premier temps la proie, obnubilé que je suis par le regard de la chevêche.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

La chouette chevêche dans l'un des ses biotopes de prédilection : les prairies bordées de saules taillés en têtard qui lui offrent des cavités de nidification.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Je ne repère le campagnol que lorsque la chouette prend sa proie dans son bec. La chouette chevêche est d'une aide précieuse pour le monde agricole car elle élimine un nombre considérable de rongeurs qui détruisent les cultures.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Il est 22Hh15. Je n'ai vu la chouette qu'à deux reprises mais je m'en vais le cœur léger.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Dur, dur le réveil ! Il est 5h30 le lendemain matin et je repars à l'affût. Aurai-je de la chance? Sur la route, je m'arrête devant une ferme. Un canard de barbarie est perché sur le portail d'entrée. Regardez-bien le panneau. Si avec ça la ferme n'est pas bien gardée!

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Je me dis que cette matinée ne sera pas un calvaire, qu'elle va me sourire.

Moi mécréant, je serai entendu! Alléluia !

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Effectivement, quelques minutes après mon installation dans l'affût, la chevêche arrive. Elle sait que je suis là mais tolère ma présence. Pour info, l'affût est installé depuis plusieurs semaines, ce qui facilite la vie de l'observateur et du photographe.

Le bec est encore rouge du dépeçage d'une proie.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Le jour se lève dans les graminées. Je me mets à rêver de l'apparition d'un renard ou d'un sanglier mais le propriétaire des lieux risque de me faire une crise de jalousie. Ouf ! Pas une truffe ni un groin à l'horizon.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Tout d'un coup, la chouette apparaît dans le contre-jour dans une autre ouverture de l'affût. Un pinson des arbres chante sur le poteau d'à côté ! La chouette peut pourtant chasser les passereaux quand les rongeurs et les insectes viennent à manquer. C'est assez incroyable car dès que la chouette se met à découvert, tous les petits passereaux, les merles et les grives alarment et viennent la houspiller.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Celui-là n'est visiblement pas impressionné par le prédateur.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

On peut dire que cette chouette chevêche est très coopérative et très compréhensive avec moi. Je retire mon téléobjectif d'une ouverture pour le faire ressortir par l'autre. Elle voit tout le manège, elle n'est qu'à 5 m de moi, et elle ne bouge pas d'une plume !

Dire que je n'arrive pas à prendre un merle qui alarme en photo car il détecte le moindre mouvement du téléobjectif et s'enfuit au premier mouvement ! Bon, entre nous, je préfère quand même, à choisir, pouvoir faire une photo de la chevêche que du merle !

Sur cette photo, on a du mal à reconnaître notre oiseau. Sa tête paraît minuscule et ressemble à une poule ou à une perdrix !

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Quelque chose dérange la chouette chevêche qui alarme sans cesse. Elle regarde fixement dans mon dos et pousse des cris. Peut-être communique-t-elle avec un jeune (déjà volant, mais je raconterai ça ultérieurement) ?

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Le regard qui tue!

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Une grande partie du temps est consacré au toilettage. Il permet d'éliminer les parasites. Un plumage bien propre assure aussi une bonne qualité de vol et donc de chasse.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

La chevêche se rapproche de plus en plus de moi et regarde dans ma direction. Je suis à la distance minimale de mise au point (4,50 m). Elle sait parfaitement que je suis là et pourtant...

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Ci-dessous : des serres acérées qui ne laissent aucune chance à ses proies.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Encore une attitude différente de notre chouette qui lui donne un visage inhabituel.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

La chevêche revient sur la gauche de l'affût. Je remanipule mon objectif pour le faire ressortir par l'autre ouverture : aucune réaction. Je n'en reviens toujours pas !

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

La chouette en position d'envol.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

La chevêche dans son biotope : les saules taillés en têtard.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Le propriétaire des lieux pénètre en voiture dans la pâture. Aujourd'hui, il va nettoyer le nichoir. En effet, les chouettes chevêches ne sont pas un modèle de propreté et leur nid est fortement insalubre. Les excréments et les cadavres de proies s'y empilent, ce qui augment des chances de maladies. Dans la nature, les chouettes fonctionnent ainsi mais les chevêchologues ont pu constater que le nettoyage des nids n'avait pas pour conséquence l'abandon de la nichée par les adultes. Autant donc mettre toutes les chances du côté des chouettes pour favoriser la reproduction de ce rapace nocturne dont les effectifs chutent en raison de la perte de son habitat.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

La chouette attend le dernier moment avant de quitter les lieux. La voiture s'approche du nid, la chouette s'envole.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Je voulais rendre un hommage à Pascal, le propriétaire des lieux. Même s 'il n'est pas très beau, je voulais mettre une photo de lui sur le blog. Dame nature ne l'a physiquement pas gâté, mais il mérite un minimum de notoriété. Grâce à des naturalistes comme lui et à des agriculteurs-éleveurs concernés, l'habitat de la chevêche peut perdurer. Haies préservées, saules taillés en têtard, élevage bovin extensif, pâtures et zones humides, le biotope permet à a chevêche de rester dans notre région. Un grand merci donc à tous les amoureux de la nature qui travaillent au quotidien pour que la faune et la flore subsistent.

Retrouvez ici le reportage de France 3 Picardie diffusé en 2013 sur la publication du livre de Pascal sur la chouette chevêche.

Pour la petite histoire, c'est la surprise à l'ouverture du nichoir : pas de jeunes ! Il ne reste que quelques proies décapitées. Comme vous pouvez le voir, c'est un nichoir artificiel avec système tubaire anti-prédation par les mustélidés (fouine et martre adorent visiter les nids). Nous cherchons au sol : rien ! Dans les arbres alentours : rien. Nous sommes très déçus car nous craignons qu'un prédation ait eu lieu pendant la nuit. Finalement, j'apprendrai quelques jours plus tard que les jeunes étaient déjà volants et éparpillés dans les arbres du coin. Nous ne les avions pas vus à l'ouverture du nichoir.

Après l'envol des jeunes, les adultes ont utilisé le nichoir comme garde-manger. Je croyais à la continuation du nourrissage alors que les jeunes étaient déjà partis.

Nous sommes vraiment contents car les années passées, les jeunes ont été prédatés par un chat ou un chien d'une ferme voisine. En effet, les jeunes chouettes chevêches ne savent pas voler à leur sortie du nid. Elles se cachent dans des souches ou dans un nichoir artificiel disposé au sol exprès pour eux, puis montent aux arbres avec leur bec et leurs serres.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

En désespoir de cause, nous nous rabattons sur un deuxième nichoir artificiel situé à moins de 100 m du premier et là, surprise! Un autre couple y a élu domicile sans que l'on s'en soit aperçu. Surtout, il y a 3 poussins non-volants.

Et heureusement pour moi, il y a d'autres gens plus photogéniques !

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Nous disposons les jeunes pendant le nettoyage dans une souche creuse pour la photo. Problème : ils sont quand même apeurés et nous tournent le dos. C'est là que Pascal intervient et réussit dès le premier coup : les jeunes chouettes restent là à fixer l'objectif ! Mais comment fait-il ? Mystère! L'homme qui savait parler aux chouettes chevêches !

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)
Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Heureusement, des beaux gosses sont venus prendre la pose.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

La chouette chevêche prend un bain de soleil dans la fourche près du tronc (à droite). Immédiatement, tous les merles du coin la houspillent et lui foncent dessus (merle noir à gauche sur la branche). Elle tiendra 5 mn puis, de guerre lasse, ira voir ailleurs à couvert.

Chouette chevêche adulte et poussins (Marquenterre)

Bye, petite chevêche!

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Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

31 Mai 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #faisan de colchide, #Amiens, #somme, #photos d'oiseaux, #accouplement faisans, #combat faisans, #coq faisan

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Au lever du jour, Le chant du coq! En cette fin de mois de mai, je me balade en voiture sur des chemins agricoles. J'ai repéré des faisans de Colchide à une intersection. Ils sont là chaque matin et se répondent en chantant. Nullement perturbé par ma présence, ce coq vient braver par le chant son concurrent situé beaucoup plus loin que moi!

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Parfois, une rencontre entre deux coqs tourne au duel mais je n'ai vu cette scène qu'une seule fois sur plusieurs rendez-vous matinaux.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Le jour se lève avant 5 heures et le soleil un peu avant 6 heures. Dur, dur... Surtout pour moi. Un coq est déjà installé non pas sur son tas de fumier mais sur un tas de gravats. On fait avec ce que l'on a.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Coq venant de chanter, en extension sur ses pattes.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Après avoir chanté, le coq lève sa queue, bat des ailes avec grand bruit...

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

...les plumes du bas ventre se soulèvent...

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

...la queue se relève...Hélas, pas une belle pour voir tout ça aux alentours. Rien que des coqs qui se regardent en chiens de faïence pendant que les poules couvent. Il faut bien marquer son territoire.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Juste après avoir battu des ailes, le coq gonfle toutes ses plumes, ce qui lui donne une forme de boule de plumes.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Un coq répond à un autre qui vient de chanter de l'intérieur du champ de colza.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Un coq fier et orgueilleux qui se rengorge.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Pour une fois, je suis venu en soirée. Sur le chemin du retour, je tombe sur deux coqs qui se défient. Je suis assez mal placé. Les coqs sont côté passager avant et je dois me tordre dans la voiture sans les effrayer. Ils se jaugent pendant de très longues minutes.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

À chaque instant, je cois qu'ils vont livrer le combat. Je suis très excité car je n'ai assisté qu'une fois à cette scène. Je suis tétanisé car ma position dans la voiture est intenable et les coqs n'en finissent pas de se toiser.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

L'assaut semble imminent.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Et là, c'est la cata (photographique)! L'assaut part tellement vite que je ne peux suivre ou bien alors c'est l'autofocus qui n'a pas accroché. L'envolée dure deux secondes à peine. Bah, la prochaine fois me sourira je l'espère.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Un coq qui s'approche tellement de moi que j'ai du mal à faire le point.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Notez l'absence de plumes au niveau du cou. Les stigmates d'un combat?

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Tiens, une poule faisane se montre. C'est la première que j'en vois une parmi tous ces coqs qui délimitent leur territoire.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Elle ne semble pas très impressionnée par le coq qui ne fait que répondre à un autre chant.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Bon, le coq suit quand même la belle. Il ne peut laisser passer une telle occasion.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

Contre-jour dans les blés perlés par la rosée matinale.

Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)
Faisan de Colchide (Aux alentours d'Amiens)

En repartant, je tombe sur un accouplement, le premier que j'aie jamais pu observer. Je ne sais qui est le plus surpris. Vite, je passe l'objectif à travers lke carreau. La scène se passe à moins de 10 m de moi. Le coq martèle frénétiquement la tête de la femelle et lui arrache des plumes sur le haut du crâne. Je participe malgré moi au coït interrompu car finalement, le coq et sa poule mettent les voiles.

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Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

24 Juillet 2015 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #hirondelles rustiques, #photos d'oiseaux, #nid d'hirondelles, #hirondelles rustique sjuvéniles, #Belledonne, #Grésivaudan, #Isère

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Les hirondelles pour moi ne font pas le printemps mais plutôt l'été. Elles annoncent le début des vacances. Souvenir d'enfance dans la ferme ancestrale en Lorraine.

Comme la chouette effraie, l'hirondelle est intimement liée à l'homme de par son habitat. Ces deux espèces d'oiseaux occupent un place spéciale dans mon cœur et dans mes souvenirs. Je les retrouve toujours avec émotion.

Je retourne dans une grange à l'ancienne à la frontière entre Isère et Savoie dans le massif de Belledonne, près de la vallée du Grésivaudan. Les hirondelles rustiques avaient disparu de la ferme pendant quelques années en raison de la baisse des effectifs de l’élevage et peut-être de la mise sous terre de fils téléphoniques.

Mais depuis deux ans, elles sont revenues, en moindre nombre, mais bien là.

En 2014, une première couvée avait donné naissance à 3 jeunes dont un avait péri sous les crocs du chat. Une deuxième couvée a eu lieu mais les 4 poussins ont été retrouvés morts, gisant à terre, par la propriétaire des lieux.

J'arrive en 2015 à la même période et la situation est très différente. L'an passé, les jeunes étaient déjà volants. Cette année, ce sont de jeunes poussins que je trouve. Nous sommes à 500 m d'altitude. Les hirondelles sont arrivées fin avril et apparemment, le printemps a été pluvieux et maussade. Cela pourrait expliquer ce retard dans la couvée.

Cette photo a été prise un ou deux jours avant l'envol des jeunes. Les adultes ont apporté comme proies un grand nombre d'abeilles.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

D'un point de vue photographique, j'ai dû faire des prises de vues au flash, ce qui n'a pas été une mince affaire, je dois l'avouer. Le nid est sous abri avec suffisamment de lumière pour des clichés d'oiseaux immobiles mais avec peu de profondeur de champ (il y a 5 poussins !) mais pas assez évidemment pour figer l'arrivée d'un adulte lors du nourrissage.

La prise de vue a été assez acrobatique. Pour être à hauteur du nid, je suis à moitié sur un escabeau et un clapier. L'objectif utilisé, un 70-200 mm est posé sur une poutre en hauteur. Il y a juste la place pour le poser entre la poutre et le plafond fait de planches de bois.

J'ai deux flashes et un transmetteur à infra-rouge fixé sur le boîtier pour les commander.

Je dois dire que je ne suis pas très satisfait de ce mode de transmission boîtier-flash. De par la configuration des lieux, je n'ai pas pu fixer mes deux flashes à 45° par rapport au nid et je devais de toute façon éclairer l'arrière-plan (le mur). J'ai pu me rendre compte que la transmission est très aléatoire. Si les flashes ne sont pas exactement dans l'axe de la cellule infra-rouge, ils ne se déclenchent pas (même si je suis à moins d'un mètre !).

De plus, le transmetteur marche normalement uniquement en TTL. J'ai pu me rendre compte aussi que c'était loin d'être l'idéal. J'ai dû mettre mes flashes en manuel au 1/4 de la puissance (je vous expliquerai pourquoi après).

Bref, j'ai bien galéré et les photos ci-dessus sont les meilleures que j'ai pu réaliser en éclairage artificiel.

Un grand merci à Cyril pour ses précieux conseils (que je n'écoute pas toujours! Satané transmetteur ET-2 !).

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Les poussins sont dans un ancien nid. Les adultes n'ont pas couvé dans le même nid que l'an passé. Les jeunes hirondelles ont encore du duvet. Je vais pouvoir les voir grandir.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Mes premiers essais au flash ne sont pas très concluants. J'aime bien la dynamique de la photo (d'autant qu'on voit les 5 jeunes) mais on peut voir l'ombre portée de l'hirondelle adulte sur le mur (je n'arrivais pas à éclairer l'arrière-plan).

Une chance : les hirondelles sont très compréhensives avec moi comme l'an passé. Vu comment je suis placé, je ne peux voir les adultes arriver. Heureusement, les jeunes me sont d'un grand secours. Dès qu'ils aperçoivent les parents, ils crient à toute force, étirent leur cou et ouvrent le bec (enfin, ceci dure une seconde !). Il faut donc être prêt à déclencher. Les premiers nés, les plus forts, sont le plus souvent devant. Ce sont eux qui se font nourrir le plus souvent. Les autres n'ont qu'à attendre qu'ils soient rassasiés.

Les adultes sont aussi sympathiques et tolèrent ma présence sans problème. Je suis à moins de deux mètres du nid et les nourrissages sont très fréquents.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Nous sommes en pleine période de canicule. Poussins comme adultes ont l'air fortement affectés par la chaleur et la soif. Les jeunes restent prostrés, bec ouvert. Les adultes se font des pauses pendant de longues minutes dans la même position.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Le ballet reprend ses droits.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Les nourrissages sont intensifs en matinée et en fin de journée. En revanche, ils sont plus espacés vers midi et et en milieu d'après-midi. Les adultes espacent leurs allées et venues ou bien se reposent près du nid.

On peut voir à droite le mâle, plus coloré que la femelle. Les adultes gardaient systématiquement la même place pour venir se reposer.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)
Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Les jeunes les plus avancés testent déjà leurs ailes.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Jeune, bec ouvert, qui étouffe sous la chaleur caniculaire de juillet.

On peut voir les matériaux de construction du nid : paille et boue séchée, du torchis cher à ma lointaine Picardie en quelque sorte.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Le gavage est toujours impressionnant : l'adulte rentre une bonne partie de sa tête dans le bec du jeune.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Les splendides couleurs de l'adulte en lumière naturelle.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Quand le flash se déclenche, les jeunes, d'instinct, ouvrent le bec. Ils le font dans ma direction car je n'ai pas trouvé d'autre endroit pour fixer mon flash qu'en position frontale.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Un des nombreux félins du hameau qui attendent le premier envol mal assuré d'un jeune de l'année...

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Dès qu'un chat pointe le bout du nez, les adultes alertent en criant et fondent en piqué sur lui jusqu'à ce qu'il déguerpisse. Ils l'évitent au dernier moment et visiblement, les chats s'en vont de guerre lasse. Ils savent que leur patience les récompensera souvent...

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Il y a crise du logement ! Mais comment 5 jeunes dodus font-ils pour rentrer dans le nid ?

Même volants, au moins 4 d'entre eux revenaient dans le nid de leur naissance pour passer la nuit.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Une image que je n'ai pas vue souvent : les deux parents en même temps au nid. La plupart du temps, la femelle était en chasse et le mâle restait de longues minutes à côté des jeunes pour surveiller les allées et venues du chat.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Quand est-ce qu'on mange ?

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

On voit bien comment les adultes se servent de leur rectrices (plumes de la queue) pour garder l'équilibre et s'accrocher au nid pendant le nourrissage.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)
Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Voilà pourquoi mes tests en flash TTL n'ont pas été concluants. Le TTL permet une prise de vue automatique au flash où la puissance (en fait la durée de l'éclair) est gérée par l'appareil.

La plupart de mes prises de vue en TTL ont généré un éclair trop long pour la vitesse d'arrivée des hirondelles. Résultat : je n'arrivais pas à figer le mouvement. On le voit bien sur la photo ci-dessus.

Pour pallier ce désagrément, il m'a fallu passer en flash manuel, à savoir réduire la puissance (la durée de l'éclair). J'ai réduit la puissance à 1/4 ce qui m'a permis d'arriver à l'effet souhaité (d'autant que j'étais très proche de l'action).

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Une opération assez régulière : les parents nourrissent et attendent qu'un jeune défèque. Ils saisissent la fiente au vol et repartent avec. Je ne connais pas la raison de ce comportement. J'ai déjà pu voir ceci chez les pics noirs. Ces derniers retirent systématiquement toute trace de leurs jeunes pour éviter la présence de prédateurs. Chez les hirondelles, il y a quand même une bonne dose de fientes sous le nid. C'est malheureusement une des raisons principales pour lesquelles des nids sont détruits par les hommes (ce qui est illégal rappelons-le).

Moi qui rêve d'un nid d'hirondelles dans mon atelier. J'y ai même installé des nichoirs artificiels mais rien ne vient. Je ne vais pas dire que je rêverais de fientes d'hirondelles mais presque !

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Essai de flash avec éclairage d'une toile d'araignée en arrière-plan. C'est tout un art la photo au flash ! Cyril, tu me donneras des cours ?

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)
Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Les jeunes étant presque en âge de voler, ils ne tiennent plus que par miracle dans le nid.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

J'ai cru à plusieurs reprises que je verrais un des jeunes tomber. En fait, ils s'accrochaient sur le rebord du nid et battaient des ailes à vive allure, presque à la renverse. Un des parents accourait généralement assez vite pour l'assister et l'encourager.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Alors là, je dois dire que je suis content : voici le premier envol d'un des jeunes. Ce jour-là, 3 des 5 jeunes se sont envolés. Les deux derniers ont attendu le lendemain. Le jeune s'était accroché comme d'habitude sur le rebord du nid, dos au vide et s'est laissé (volontairement ?) tomber. Un vrai salto arrière tel un homme-grenouille plongeant dans la grande bleue !

J'ai vite regardé au sol : rien. Je regarde sur le côté et me voilà rassuré et épaté : il est posé avec un adulte sur un fil téléphonique 5 m plus loin ! Incroyable ! Rien à voir avec les pauvres rougequeue noirs qui mettent plusieurs jours avant de s'élever dans les airs. Les 3 jeunes hirondelles entament des ballets aériens instantanément avec les adultes !

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Ils reviennent parfois quelques minutes se poser dans la grange, quémandent à manger mais s'envolent bien vite car les parents refusent de les y nourrir. Seuls les 2 jeunes restés au nid ont encore le droit à ce régime de faveur.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Jeune hirondelle rustique découvrant tous les perchoirs extérieurs de la grange.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Belle brochette d'hirondelles (un adulte à gauche et trois jeunes à droite). Après avoir passé la nuit dans le nid de leur enfance, les hirondelles décollent au lever du jour. Elles ont fort à faire : apprendre tous les rudiments du vol et de la chasse avant le départ pour la migration. Toute la famille se retrouve parfois perchée. Je n'ai pas fait la photo (car trop lointaine) mais les 2 adultes et les 5 jeunes étaient ensemble un matin sur une antenne de télévision.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Une heure trente avant le coucher du soleil, tout ce petit monde revient à la grange. Le mâle est toujours présent avec les jeunes. Il dort chaque soir sur un petit clou près du nid.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

On peut voir la famille au complet : les jeunes au nid, le mâle sur le clou et la femelle sur le bâton.

Hirondelles rustiques (Massif de Belledonne)

Bye,bonne migration et j'espère à l'an prochain.

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Busard des roseaux (Baie de Somme)

5 Mai 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #côte picarde, #baie de Somme, #busard des roseaux, #Picardie, #photos oiseaux

Busard des roseaux (Baie de Somme)

Une rencontre que j'attendais depuis plusieurs années avec un des fantômes de la roselière : le busard des roseaux. Ici, une femelle bien reconnaissable à sa tête couleur crème.

De manière générale, les femelles de busards (cendrés et Saint-Martin) sont plus ternes que leur conjoint. En revanche, je trouve la femelle de busard des roseaux beaucoup plus jolie que son compagnon, au point qu'avant de regarder mon Guide ornitho, j'étais persuadé que c'était le mâle qui arborait cette tête claire.

Busard des roseaux (Baie de Somme)

La phragmitaie dans le contre-jour du soleil levant. Tandis que j'attends l'arrivée des busards, un butoir étoilé chante à quelques dizaines de mètres de moi. Je ne l'avais jamais entendu. Son chant est incroyable : on dirait un bœuf. Ambiance garantie!

Il chantera à intervalle régulier, toutes les 30 mn environ, jusqu'à mon départ en fin de matinée.

Busard des roseaux (Baie de Somme)

C'est la période des parades et de la construction du nid. Je ne peux vous livrer de photos de parade mais elle ressemble fortement aux parades de busards cendrés ou de busards saint-Martin que j'ai pu observer. Le mâle et la femelle s'appellent par des cris perçants et le mâle monte en piqué et se laisse retomber en chandelle pour allumer sa belle.

Le nid est construit au sol dans les roseaux. J'ai pu assister à des norias d'apport de matériaux.

Pour réaliser ces photos, je suis debout (les roseaux sont plus grands que moi!) et sous simple filet de camouflage.

Busard des roseaux (Baie de Somme)

Le busard est très élancé et fait même un peu squelettique. Son envergure est un peu plus grande qu'une buse (jusqu'à 140 cm pour 55 cm de haut). Il fréquente les zones humides avec roselières. Il est migrateur à l'ouest et au sud. Il hiverne en Afrique et revient en mars-avril. Son régime alimentaire est composé de petits mammifères et d'oiseaux, de batraciens et d'insectes.(Source Le Guide ornitho)

Précision apportée par Philippe Carruette, ornithologue au parc du Marquenterre : "Le Busard des roseaux hiverne dans la Somme notamment sur le littoral depuis les années 1990 où les hivers doux ont dû favoriser son stationnement. Il a été moins présent ses 4 dernières années avec les hivers plus froids. Nombre d’oiseaux vont hiverner dans le bassin méditerranéen, en Afrique du Nord voir de l’Ouest. Faute de baguage des oiseaux nicheurs je ne sais pas si ce sont les nicheurs ou les jeunes locaux qui hivernent chez nous ou des oiseaux plus nordiques notamment hollandais ou danois ? En tout cas le busard des roseaux est régulièrement observé en migration active de mars à début mai sur le littoral et de mi juillet à octobre."

Le busard est un prédateur opportuniste. Il survole la roselière à basse altitude avec un vol plutôt nonchalant mais peut piquer au sol à très vive allure par un virage sur l'aile. Quand il arrive, les autres oiseaux le regardent avec méfiance et tentent de dissimuler leurs jeunes.

Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)

Voici un mâle immature qui commence à prendre ces colorations grises. Les mâles adultes très typés (comme sur les bouquins) sont souvent âgés et finalement pas si souvent observables que ça. (Merci Philippe).

Busard des roseaux (Baie de Somme)

Le busard des roseaux tel qu'on le devine souvent au loin, survolant son royaume.

Busard des roseaux (Baie de Somme)

Un invité indésirable fait son apparition : un autre mâle tente de désunir le couple. C'est la baston assurée! Finalement, l'intrus sera chassé sans ménagement après une rude bataille aérienne.

Celui du dessus est un jeune mâle. On voit apparaître le gris sur les couvertures avec la mue. L’autre oiseau est une femelle adulte. Il est probable que le couple est bien cantonné et que la femelle a viré le jeune intrus. Un couple avec un mâle immature peut tout à fait fonctionner. Expertise de Philippe Carruette, qui précise : "J’ai déjà vu un mâle âgé (les meilleurs !) s’occuper de deux nids à la fois ce qui demande pas mal de taf pour nourrir les femelles au nid puis ensuite les jeunes en bas âge jusqu’à l’autonomie de la femelle pour la chasse lorsque les jeunes atteignent plus de deux semaines."

Busard des roseaux (Baie de Somme)

Patrouille aérienne : mâle et femelle montent la garde, échaudés par les tentatives d'intrusion. Une buse variable fera les frais de la vigilance accrue de la femelle, plus expérimentée et mais aussi plus costaude que le mâle comme chez beaucoup de rapaces.

Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)

Une image aussi typique : les busards plongent au cœur de la roselière et disparaissent à un endroit secret uniquement visible des airs.

Busard des roseaux (Baie de Somme)

Un beau mystère.

Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)

Tiens! Un coucou s'est posé dans l'arbre en face de moi. Il scande ses "coucou" pendant une demi-heure. Mince, je ne peux pas bouger sous mon filet et j'ai oublié mon appeau à coucou. Je sais bien que le ridicule ne tue pas mais je ne m'essaie pas à l'appeler : je ne m'appelle pas Jean Boucault!! (voir article sur les reportages du Festival de l'oiseau).

Busard des roseaux (Baie de Somme)

La roselière.

Busard des roseaux (Baie de Somme)
Busard des roseaux (Baie de Somme)

Le vent souffle beaucoup et les petits passereaux comme les gorge-bleues sont cachés au sol. Et comme le dit bien l'adage : le roseau plie mais ne rompt pas.

Busard des roseaux (Baie de Somme)

Bye bye busard, à la prochaine.

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Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

14 Mai 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #aigrette garzette, #photos d'oiseaux, #basse vallée de l'Aude

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Un étang de la basse plaine de l'Aude. Je m'aventure dans le marais avant le lever du jour. Une nuée de moustiques s'abat sur moi. Ils sont énormes. Je me demande si ce ne sont pas des moustiques tigres, cette nouvelle espèce venue des tropiques par les moyens modernes de communication qui infeste le sud de la France. Je m'asperge de répulsif et m'en vais monter ma tente affût.

Je me retrouve nez à groin avec une laie et quatre marcassins. je me demande qui de nous est le plus surpris.

Je patauge dans 10 cm d'eau et je m'aperçois que mes bottes sont trouées. Heureusement, je sais que le spectacle va bientôt commencer. Seules quelques échasses sont déjà là et ne font pas attention à ma présence. Juste quelques minutes après que j'ai fermé le tissu de la tente derrière moi et la première aigrette garzette arrive à ma hauteur dans la lumière du petit jour.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Une lumière douce idéale pour photographier cet oiseau au plumage blanc immaculé. Dès que la lumière gagnera en intensité, les blancs seront "cramés". Je n'ai qu'une heure devant moi.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

L'aigrette garzette doit son nom d'aigrette à ses deux fines plumes qui ornent son cou en période nuptiale.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

L'aigrette garzette est un petit héron blanc qui chasse les petits poissons, les molusques, les insectes... Sa technique consiste à remuer sa patte dans l'eau pour faire fuir ses proies, les repérer et les harponner.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Outre ses deux aigrettes, son plumage nuptial est agrémenté de plumes bouffantes et vaporeuses sur son dos qui rendent sa silhouette très gracieuse. Elles disparaîtront hors période nuptiale. Ses beaux atours ont failli causer la perte de cet oiseau dont les plumes étaient très recherchées fin XIXème-début XXème siècle pour les chapeaux des galantes.

Ces plumes étaient appelées "les crosses".

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Je me suis orienté en contre-jour, face au soleil levant. Je prie pour qu'une aigrette passe entre l'astre solaire et mon objectif. La lumière est splendide mais ne durera que quelques minutes. Mon vœu est exaucé. Une aigrette a la bonne idée de venir pêcher dans le coin.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

J'aime bien sa silhouette qui se découpe dans la lumière rasante du matin.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Pendant un cours instant, les toiles d'araignées se révèlent dans le contre-jour.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

La lumière devient de plus en plus violente mais je ne peux m'empêcher de déclencher quand une aigrette garzette vient tout près de mon affût.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Ébouriffée notre aigrette!

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Le restaurant doit être bon vu le monde qui se presse ici.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Notre aigrette avance avec vent arrière, ce qui lui donne un plumage assez particulier!

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Une aigrette qui fiente!

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

Combat aérien d'aigrettes garzettes.

Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)
Aigrette garzette (Basse vallée de l'Aude)

À suivre toute une série d'articles sur cet étang très riche en espèces d'oiseaux.

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Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

29 Mai 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #lièvre, #photos d'animaux de Picardie, #Amiens, #Somme

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Un lièvre dans la lumière rasante du soleil levant.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Toujours au volant de ma voiture, je repère un lièvre. Celui-ci s'enfonce dans les cultures à mon arrivée. Je reste immobile, vitre baissée et objectif bien calé sur un "bean bag", un sac de haricots spécialement étudié pour poser un téléobjectif sur le rebord de la portière. Il suffit d'attendre quelques minutes sans bouger et le lièvre ressort. Je ne suis qu'à une dizaine de mètres sans aucun camouflage. J'ai de la chance néanmoins avec ce lièvre car si les lièvres que vous allez découvrir par la suite n'étaient pas iccomodés par la présence de la voiture, ils étaient en revanche très sensibles au moindre bruit, dont celui du déclencheur...

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

J'attends que le lièvre vienne à bonne distance. Il fonce droit sur moi. Avant qu'il ne soit trop proche, je déclenche au silencieux. Malgré cela, un léger bruit est audible qui n'échappe pas aux grandes oreilles de notre lièvre. Il s'arrête net.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Sauvage pelage.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Toilette sous les colzas.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Intrigué par ma présence.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Bien à l'abri.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Quand je vois des lièvres filer droit sur moi alors que je ne suis pas camouflé, ça me laisse songeur sur la difficulté de chasser ces rongeurs...

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Levreau en arrêt suite au bruit du déclencheur.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Détaler comme un lièvre.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

On peut souvent voir les lièvres (comme les faisans ou perdrix) en limite de culture.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Aux aguets, toutes écoutilles dehors.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

J'ai manqué les lièvres qui bouquinent en mars. Je peux les voir chahuter et se poursuivre en mai.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Qui est du bon côté de la salle à manger?

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)
Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Je photographie une perdrix quand un lièvre passe à sa hauteur quand je déclenche. réaction immédiate, il s'arrête gentiment dans le cadre!

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Lièvre et levreau.

Lièvre (Aux alentours d'Amiens)

Bye les lièvres.

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Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

14 Octobre 2014 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #chouette effraie, #photos d'oiseaux, #nourrissage, #Picardie, #Somme, #Marquenterre

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Nouvelle soirée en compagnie des chouettes effraies. La plus jeune (sur la droite) a pris de l'assurance. Elle sort du nid et quémande sa ration de rongeurs sur la grosse branche de saules comme ses ainées.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Une nuit de pleine Lune avec un ciel bien chargé. La soirée, si magique, a failli être gâchée à mon retour : alors que je roule pour repartir chez moi, une ombre blanche passe juste devant mes yeux. J'ai failli percuter une effraie après en avoir admiré toute la soirée. Heureusement, elle a fait un brusque écart, a redressé son vol et m'a évité. Ouf !

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Les cinq chouettes de la fratrie sur la même branche.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Quand les parents arrivent avec une proie, les jeunes chouettes effraies se mettent en position pour être servies en premier.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

C'est parfois la baston pour récupérer un bout de campagnol.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Apport de proie. Je suis un peu loin et le flash est à pleine puissance, c'est-à-dire qu'il est réglé sur la durée d'éclair la plus longue, d'où un flou de bougé sur les vols. Dommage.

Si l'affût avait été plus proche, j'aurais été trop en contre-plongée. Je n'aurais pas eu les oiseaux en entier et la branche aurait été trop présente dans la photo.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Ça brasse au nourrissage !

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Une jeune chouette vient de récupérer un micro-mammifère...

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

...échappe à ses congénères pour le déguster...

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

...et face à l'arrivée de la cadette, enveloppe sa proie de ses ailes comme un rapace diurne.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Les Jackson five !

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Petit bec en chouette compagnie.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Les jeunes chuintent sans cesse. Ils réclament bruyamment et indiquent ainsi à leurs parents leur état insatiable.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Le disque facial de la chouette est presque plat comme on peut le voir sur cette photo, ceci pour une audition maximum pour le repérage des proies. Les conduits auditifs sont aussi asymétriques pour localiser parfaitement le son émis par les proies.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

La plus jeune des chouettes effraies s'étire l'aile. Elle saura bientôt voler aussi bien que ses frères et soeurs.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Tiens, elle est d'ailleurs dans les branches hautes du saule.

Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune
Chouette effraie (Marquenterre), nuit de pleine Lune

Je ne me lasse pas de ces rencontres avec ces chouettes au visage presque humain. J'espère que vous non plus.

Bye.

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Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

1 Février 2015 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #panure à moustaches mâle, #photos d'oiseaux, #baie de Somme, #Somme, #Picardie

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Clou du spectacle de la roselière : pour la première fois, je peux observer des mâles de panures à moustaches. De bien belles bacchantes noires et tombantes.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Il ne reste plus qu'à contacter le muséum d'histoire naturelle pour savoir d'où viennent ces satanées bagues !

Renseignement pris, les panures ont été baguées récemment au hâble d'Ault.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

En position de vol du saint-esprit.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

L'équilibriste.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Comment de si petites ailes peuvent-elles porter un oiseau aussi dodu ?

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Plus d'infos sur les panures à moustaches sur oiseaux.net.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Un plumage fauve.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Nure, pas nure,

Glop, pas glop.

(pardonnez-moi).

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Le couple. Malheureusement, je n'ai pas réussi à photographier les deux oiseaux ensemble et bien visibles. J'espère vous voir une prochaine fois... sans la bague au doigt !

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Je peux vous dire qu'il n'a pas été facile de cadrer les panures. D'accord, on a eu une chance folle de les voir évoluer pendant 3 heures à quelques mètres de nous. Mais pour qu'elles se détachent des roseaux, ce n'était pas gagné.

Les panures s'agrippent en haut des phragmites. Il faut anticiper le décollage et l'atterrissage en haut du roseau, ce qui n'est déjà pas évident avec une grosse focale. Si l'on a été assez rapide, on a l'oiseau en ligne de mire mais c'est à ce moment que le roseau plie sous le poids de l'oiseau et s'enfonce dans la roselière. Tintin pour la photo !

Il faut donc soit être très rapide, soit tomber avec de la chance sur un roseau un peu plus dur qui ne pliera point.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Un prédateur survole la roselière : le bien-nommé busard des roseaux.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Agrippé à deux roseaux à la fois.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

On dirait un gymnaste à ses agrès.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Nourrissage près du sol.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

Un autre prédateur : une femelle de busard Saint-Martin.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)

La roselière.

Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
Panure à moustaches mâle (Baie de Somme)
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Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

11 Juin 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #pic noir, #nourrissage, #Thiérache, #Aisne, #forêt, #loge, #photos d'oiseaux de Picardie

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Aujourd'hui, rencontre avec un oiseau emblématique de nos forêts : le pic noir.

Le lieu de rendez-vous est le même. Le couple a réutilisé la même loge de nidification. Le pic noir, oiseau de la taille d'une corneille, construit plusieurs loges dans des arbres sains de grosse circonférence (ici un hêtre) à la différence du pic épeiche qui choisit des arbres morts plus tendres à perforer.

La même loge peut servir plusieurs années. Le mâle agrandit et retravaille l'entrée avant la saison des amours. C'est in fine la femelle qui choisira la loge de son choix.

Coup de chance pour moi, c'est la même loge qui a été retenue. Moi, je suis au balcon pour assister au spectacle!

Cette année, trois jeunes ont vu le jour. Et comme le dit l'adage, mieux vaut les avoir en photo qu'en pension!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Petit jeu de miroir. (Regardez les fourmis sur le plumage du pic noir femelle : les restants d'une razzia dans une fourmilière).

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Je vous propose un résumé d'une matinée d'affût. Je n'ai que des photos dans le même axe car il m'était impossible de voir les pics en dehors de cet angle de prise de vue.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Rendez-vous est pris à la fin du mois de mai, jour pour jour un an après ma dernière venue. L'an passé, j'avais eu de la chance : j'étais venu le dernier jour de nourrissage à la loge. J'avais dû attendre quasiment 6 heures pour deux nourrissages. Les jeunes criaient famine mais il y avait une raison : les parents les incitaient par la faim au premier envol auquel j'ai assisté.

Cette année, l'hiver long et rigoureux et un printemps froid et pluvieux ont retardé de plusieurs jours la faune et la flore.

Ainsi, en ce matin de printemps, et bien après les saintes glaces, je dois gratter le pare-brise de ma voiture! Ce n'était pas prévu! Je pars à 5h pour arriver dans la pénombre à mon affût installé la veille. Pénombre toute relative car il fait déjà bien jour.

Je suis installé à 5h30. Premier nourrissage à 6h28 par la femellle dont on voit bien le haut du crâne rouge (ci-dessus).

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

6h54. C'est au tour du mâle de venir nourrir. La calotte rouge descend bien sur la nuque.

Le pic noir est un grand oiseau qui fait la taille d'une corneille noire. Les jeunes sont déjà bien marqués sexuellement. Les jeunes mâles ont déjà le haut de la tête plus marqués de rouge.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Après le départ de l'adulte, les jeunes restent quelques secondes à la lucarne puis rentrent dans la loge. Quand ils seront plus grands, ils garderont leur tête sans cesse au dehors et appelleront leurs parents en quête de nourriture.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

7h20 : c'est à nouveau Monsieur qui vient le bec chargé de larves, d'insectes et autres fourmis. Les conditions photographiques sont meilleures que l'an passé où j'avais dû attendre la fin de matinée pour faire des photos. La lumière était très dure et il était difficile de faire un bon compromis entre le noir du plumage de l'oiseau, le tronc assez clair et l'arrière plan végétal.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Un gavage digne d'un canard du sud-ouest!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

On peut voir les restes de larves sur le plumage du mâle. Son bec en est aussi rempli.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Un drôle de french kiss! Et je peux vous assurer qu'il met la langue!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Petite inspection pour voir si la chambre est bien rangée. On voit bien comment le pic prend appui avec sa queue sur la tronc.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

7h29 : la femelle vient à la loge. Tout ceci se fait dans le plus grand silence. Je ne réalise l'arrivée des adultes que par les cris d'excitation des jeunes. Notez aussi les griffes parfaitement adaptées qui permettent de s'accrocher à un tronc pourtant lisse.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Le chant du pic noir est très reconnaissable.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Avec l'augmentation de l'intensité lumineuse, on voit apparaître des nuances de couleur roussâtre sur la queue du pic.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

8h00 : nouveau nourrissage du mâle. Les nourrissages durent en moyenne entre 1 et 2 minutes.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

8h15 : la femelle vient nourrir à son tour. Regardez la longueur de la langue qui pointe du bout du bec!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

La femelle passe de nombreuses minutes sur le tronc en contrebas de la loge. Qu'attend-elle?

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Elle replonge à l'intérieur pour ressortir avec une belle fiente de taille très honorable dans le bec. Les jeunes de défèquent pas vers l'extérieur du nid comme d'autres espèces d'oiseaux. Pour garder le nid salubre et éviter que des prédateurs type martre puissent localiser le nid en repérant des traces de fiente en bas de l'arbre, les parents emportent au loin les excréments.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

9h01 : nourrissage du mâle. Ouf! En fait, il y a 3 jeunes. Je n'en avais vu que deux passer la tête mais un troisième larron est là. Il doit se battre pour sa pitance!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Y'a quelqu'un? Quand est-ce qu'on mange?

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

9h34 : nourrissage de la femelle dont le plumage grouille de fourmis! Comme les piverts, les pics noirs aiment bien donner un coup de bec dans la fourmilière!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

9h36 : la femelle recommence son manège sur le tronc. Elle chante et à chaque vocalise, son plumage s'écarte un peu au niveau des ailes.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Encore une opération ménage des toilettes!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Décidément, ce sont les femmes qui s'occupent des tâches ménagères ingrates même chez les pics noirs! Ceci dit, des ornithologues qui suivent ce couple m'assurent que c'est le mâle qui s'est occupé de couver la plupart du temps. Ouf!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

10h17, le mâle vient nourrir sa progéniture. J'attends qu'il soit parti et je replie en vitesse mon affût. Avec de la chance, ils réoccuperont cette loge l'an prochain. Alors, bonne chance aux jeunes et à l'année prochaine!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
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Sangliers (Côte picarde)

19 Juin 2014 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #sangliers, #défense, #côte picarde, #photos d'animaux, #intimidation, #Somme, #Picardie

Sangliers (Côte picarde)

Tout vient à point à qui sait attendre. En l'occurrence, j'ai fait plusieurs affûts aux sangliers sans jamais rien voir. Mais bon, je dois dire que sur ce coup-là, j'ai eu du bol.

Partis avec un ami d'habitude malchanceux, nous effectuons une marche d'approche sur la côte picarde. L'ami a repéré un agrainoir où les sangliers viennent régulièrement se nourrir. Nous nous installons contre des bosquets au ras des graminées. Les moustiques nous attaquent par vagues ininterrompues et je suis sujet au rhume des foins! Dur, dur pour passer inaperçu. Mais à 19H30, un mâle solitaire s'avance suivi de 3 autres mâles solitaires plus jeunes. Nous sommes à 20 m d'eux au plus près. Obnubilés par la concurrence, les mâles sont moins méfiants et adoptent des attitudes d'intimidation, plus particulièrement le gros mâle, superbe.

On voit bien la hure (tête) du sanglier surmonté d'une crête. C'est pour cette raison que les Français qui ont colonisé la Canada ont appelé Hurons une célèbre tribu amérindienne en raison de leur coiffure ressemblant à celle du sanglier. Et je crois savoir que ce n'était pas très flatteur pour ces Indiens. Les Hurons et Iroquois étaient pourtant parmi les tribus au système politique parmi les plus développés. Leur organisation politique a d'ailleurs largement inspiré la constitution américaine.

Sangliers (Côte picarde)

Et quelles défenses pur cet autre gros mâle! Là, j'oublie les moustiques,mon nez qui coule comme les chutes du Niagara et mes yeux qui piquent. Que du bonheur! Je ne suis pas tout-à-fait conscient de la chance d'assister à une séance photo hors du commun. C'est en voyant mon pote (d'ordinaire si poissard) se tortiller comme un ver que je comprends l'instant exceptionnel.

Sangliers (Côte picarde)

Au déclenchement (pourtant au silencieux), le sanglier relève la tête dans notre direction mais ne bronche pas.

Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)

Par moment, à l'occasion d'un bruit ou d'une odeur que nous ne percevons pas, le sanglier se dresse, s'assure que tout va bien et reprend sa quête de nourriture.

Heureusement, nous sommes à bon vent, ce qui cache notre odeur (surtout celle de mon pote) et le bruit du déclenchement.

Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)

Grouïk!*

*J'aime bien ce genre de commentaire très naturaliste.

Sangliers (Côte picarde)

Toute la puissance dégagée par ce gros mâle.

Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)

Un des sangliers plus jeunes. Sa mue est moins avancée que celle du gros mâle. On dirait un sanglier laineux des âges farouches!

Sangliers (Côte picarde)

Un mâle fonce sur un autre sanglier de son âge (probablement 2 à 3 ans) pour lui montrer qui est le plus fort nom de diou!

Sangliers (Côte picarde)

Il ne s'agit que d'intimidation car nous n'avons pu observer aucune morsure. Les sangliers plus jeunes fuient de quelques mètres, puis reviennent au bout de 30 secondes. Cela suffit à contenter le gros mâle dans son statut de commandeur. Je suis même trop proche de l'action. Avec ma focale fixe, je n'arrive pas à faire rentrer entièrement les deux protagonistes dans le cadre.

Sangliers (Côte picarde)

Le vieux mâle montre les crocs, ou plutôt les défenses. Respect!

Sangliers (Côte picarde)

Alors, c'est qui qui n'a les plus grosses, hum?

Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)

Franchement, on a vraiment du bol (et lui aussi) que ce sanglier ait passé tous ces hivers sans finir la tête au mur dans une salle à manger.

Sangliers (Côte picarde)

On dirait un phacochère!

Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)

Les heures passent. Il est bientôt 22H et nous profitons toujours du spectacle. A un moment, un agrainoir se déclenche non loin de là. Réflexe de Pavloff : les jeunes sangliers filent vers l'endroit alors qu'ils ont à manger sur place! D'aucuns diraient que c'est de l'élevage...

Sangliers (Côte picarde)
Sangliers (Côte picarde)

Dernière poursuite avant disparition. Le jeune est en ballotage défavorable (comprenne qui pourra!)

Sangliers (Côte picarde)

Nous attendons que les sangliers soient partis pour lever le camp. Je n'avais pas pris de siège pour ne pas m'encombrer. Bien mal m'en a pris : rester accroupi est devenu au fil des heures un véritable supplice. Mes jambes n'étaient plus irriguées et je devais sans cesse changer de position tellement la douleur devenait insupportable. J'ai d'ailleurs loupé des photos car je ne tenais plus en place. C'est incroyable que les sangliers n'aient pas détecté mes mouvements même si nous étions bien camouflés. Nous repartons le cœur léger (surtout mon pote pour qui c'est la fin de la guigne). Il saute de joie comme un mouflon!

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Milan noir (Haut-Jura)

28 Juin 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #milan noir, #photos d'oiseaux, #Haut-Jura, #rapaces

Milan noir (Haut-Jura)

Tous les matins, lever à 4h30 pour arriver avant le lever du jour et échapper au regard aiguisé des rapaces. La ferme du coin a tué des cochons récemment et m'a gardé gentiment quelques restes pour la photo. J'ai installé mon affût au fond d'une combe, bien camouflé par des branches d'épicéa. Vers 11h, un milan noir repère la carcasse de cochon au sol.

Milan noir (Haut-Jura)

Le milan noir est un charognard migrateur qui nous visite au printemps et en été et qui retourne ensuite en Afrique.

Milan noir (Haut-Jura)

L'oiseau est très méfiant. Il tournoie et agrippe de la viande avec ses serres en piqué sans se poser. C'est congelé que je poireaute dans mon affût. Nous sommes début juin et pourtant je suis habillé comme au coeur de l'hiver : bottes fourrées, pullover, parka, bonnet de laine et mitaines. Comme en Picardie! Chouette!

Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)

Au bout de quelques jours, rassuré, il se pose et reste de longues minutes au sol. Je déclenche au silencieux car je suis très proche de lui.

Milan noir (Haut-Jura)

Le milan noir est plus sombre et plus petit que le milan royal. Il se nourrit aussi de poissons et aime les forêts près des lacs, les cours d'eau et les marais. (Source le guide ornitho).

Milan noir (Haut-Jura)

Plutôt lève-tard, le milan ne venait se nourrir qu'à partir de midi jusqu'à 14h00. La pire heure pour la photo! Il a donc fallu trouver quelques minutes propice à la photo, coincées entre le grand soleil qui était revenu dans le Jura, les orages qui éclataient tous les après-midi à 15h00 et la présence (ou non) des rapaces! Avec tout ça, plus question de se lever aux aurores!

Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)

Ce qui est bien dans ces pays de relief, c'est qu'en haut de la combe, on est à la même hauteur que la cime des arbres. On peut donc avoir un fond intéressant même si l'oiseau est haut-perché.

Milan noir (Haut-Jura)

Les prairies du Haut-Jura ne sont pas encore très fournies en fleurs malgré quelques coucous. Il a fait tellement froid que pas grand chose n'a poussé. Un peu plus haut en altitude à 2000m, il y a encore par endroit des névés avec 50 cm de neige en ce début juin!

Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)

Après une attaque de ce milan sur un autre de ses congénères, on peut voir le duvet blanc qu'il a arraché à son antagoniste autour de son bec.

Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)

Plusieurs sortes de rapaces sont venues au festin. C'était l'entente cordiale inter-espèces mais la franche mésentente entre congénères. Je n'ai malheureusement pas pu fixer de combats entre milans noirs car trop rapides ou trop proches pour la longue focale.

Ici, ce milan noir esquive une attaque aérienne.

Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)

Milan noir dans les épicéas.

Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)

Milan noir bien trempé après le passage de l'orage.

Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)
Milan noir (Haut-Jura)

Une matinée où j'étais rentré bredouille, que vois-je de la route? Un milan noir posté sur un piquet que j'ai mis pour l'occasion. Groumph! Aucun n'est venu s'y poser pendant les longues heures où je les ai attendus dans mon affût.

Milan noir (Haut-Jura)

Les milans noirs sont grégaires. Ils étaient 5 sur la nourriture. Je ne les ai plus jamais revus aussi nombreux une fois retourné dans l'affût.

Vous pourrez entendre ici leur chant de contact très caractéristique.

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Hibou grand-duc (Massif ardennais)

8 Août 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #hibou grand-duc, #ardennes, #photos d'oiseaux, #rapace nocturne, #massif ardennais

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Rencontre exceptionnelle cette soirée avec un jeune hibou grand-duc, probablement une "grande duchesse" au vu de sa grande taille.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Je dédie tout naturellement cette extraordinaire rencontre à l'ami qui a découvert et débroussaillé (dans tous les sens du terme) le terrain pour permettre cette série de photographies. Je n'ai été que le doigt sur le déclencheur de ces prises de vues.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Il est 19 h et nous finissons notre marche d'approche dans le massif ardennais. La falaise avoisinante était occupée depuis plusieurs années par un couple de faucons pèlerins qui donnait naissance à 3 poussins chaque année. Or, l'an passé, les ornithologues locaux ont entendu chanter le hibou grand-duc sur le site. Mauvais signe pour le pèlerin...

Et mauvais signe confirmé : aucune trace de jeunes faucons pèlerins l'an dernier. Un reste de coquille d’œuf de hibou grand-duc a été découvert cet hiver sur l'aire des pèlerins. Deux jeunes hiboux grand-ducs (dont un seul a finalement survécu) ont été observés en novembre avec les adultes 2012 en dehors de l'aire. On ne sait pas expliquer la raison de ces naissances tardives.

Rebelote cette année : les jeunes faucons pèlerins ont été nourris jusqu'à la mi-mai puis très probablement dévorés par les grands-ducs (qui éliminent toute concurrence de rapaces nocturnes et diurnes près de leur aire). En revanche, les faucons pèlerins adultes leur ont échappé en 2012 et 2013.

Incertitude totale concernant l'aire de reproduction actuelle des grands-ducs qui n'ont pas repris celle des pèlerins (qui continuent à être vus sur leur aire en journée).

Après des heures d'écoute et de repérage, bingo! Mon ami naturaliste m'appelle : il n'a pas trouvé l'aire de nidification mais un jeune grand-duc a été localisé, et ce n'est pas une demi-portion!

Nous sommes début août. Le temps est sec et chaud et les brindilles des sous-bois craquent sous nos pieds. Allons-nous voir ce rapace mythique? Bon présage : depuis quelques temps, nous entendons distinctement le chuintement d'un jeune hibou grand-duc. Il est à quelques dizaines de mètres mais encore faut-il le détecter. Au détour de buissons épineux et de massifs d'orties, nous levons les yeux et l'apercevons sur une branche morte. Mon cœur bat à 100 à l'heure.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Les jeunes oiseaux sont généralement très curieux et naïfs face à la présence humaine. Ils ne perçoivent pas le danger potentiel qui les menace. Il est donc possible d'approcher de près un jeune hibou grand-duc (comme un jeune faucon pèlerin). Braconniers et autres animaux à deux pattes "nuisibles" ne le savent que trop bien...

À l'état adulte, le grand-duc, oiseau strictement protégé, n'a d'autre prédateur ou ennemi que... l'homme (braconnage, dérangement, pratiques sportives, trafic routier ou lignes à haute-tension).

Quand nous l'apercevons, c'est-à-dire bien après que lui-même nous ait entendu et vu, nous sommes à une quarantaine de mètres. Lui en haut du massif, nous en bas. Une pente très raide du sous-bois nous sépare. Je prends quelques clichés puis décide une ascension. Dur, dur avec du matériel lourd et encombrant qui risque de rouler en contrebas à tout moment et de se fracasser contre les rochers ou une souche. La pente est raide et le cliché est dur comme dirait l'autre! Finalement, je suis allé jusqu'à 20 m du hibou. Une sensation assez folle.

Je travaille au 1/160ème de seconde à 800 ISO. Mon trépied doit être parfaitement calé dans un sol très meuble fait de feuilles mortes, d'humus et de petits éboulis de pierres. Je mets un temps infini à stabiliser l'engin. Heureusement, le hibou est une bonne pâte. Il est complètement indifférent à mon installation laborieuse et besogneuse.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Je vous disais en préambule que je n'avais eu qu'à appuyer sur le déclencheur pour faire ces photos. Sans jouer à Indiana Jones, je peux cependant apporter un peu de piquant et de mordant à cette aventure. Il est manifeste que les hommes ne naissent pas égaux devant les insectes en tout genre. Alors que mon compère est épargné, les moustiques m'assaillent par les airs et les tiques, ces fourbes, grimpent lentement mais sûrement le le long de mes jambes et passent sous le pantalon.

Je passerai un certain temps en revenant à m'épouiller de cette vermine. Pour info un article très instructif d'un photographe animalier sur la prévention des tiques.

Ici, le jeune hibou étire une aile et une de ses longues pattes puissantes.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Le hibou grand-duc est le plus gros rapace nocturne du monde. Il est deux fois plus gros qu'une chouette hulotte.

Son poids est de 1,6 à 2,8 kg pour le mâle et de 1,8 à 4,2 kg pour la femelle. Madame est un vrai poids lourd!

Longueur : 61 cm pour le mâle et 67 cm pour une femelle. Envergure : 157 cm pour le mâle et 168 cm pour la femelle.

Le grand-duc est reconnaissable à son corps massif, à ses aigrettes et à yeux oranges. Les aigrettes sont longues de 8 cm et manifestent l'humeur de l'oiseau selon qu'il est tranquille, inquiet ou en attitude mimétique. Chez ce jeune, les aigrettes sont encore un peu duveteuses.

Source : Rapaces nocturnes de France et d'Europe (Theodor Mebs et Wolfgang Scherzinger) aux éditions Delachaux et Niestlé.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Notre jeune grand-duc chuinte très régulièrement. Il appelle ses parents car il est encore nourri. Il est bien sûr volant mais ne sait pas encore chasser. Ses parents vont lui apprendre les techniques de chasse très prochainement avant son départ de l'aire à l'automne. D'après certaines études menées sur des hiboux bagués, le périmètre de dispersion oscille entre 50 et 80 km du lieu de naissance en moyenne.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)
Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Les hiboux en général et le grand-duc en particulier ont une tête qui m'a toujours fascinée. On les croirait sortis de l'imaginaire d'un dessinateur de science-fiction.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Notre jeune surveille les airs et canopée à la recherche de ses parents. C'est un gros Tanguy qu'on préfère sûrement en photo qu'en pension!

Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Regardez bien les serres puissantes du grand-duc : elles ne laissent aucune chance à ses proies (lapins, lièvres, jeunes renards, ...). Je regarde à mes pieds et me rends compte que je suis sur un lardoir de grand-duc : je marche sur une peau de hérisson, un mets de prédilection du grand-duc malgré ses piquants.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)
Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Durant l'heure pendant laquelle nous sommes restés, nous n'avons pas vu notre grand-duc se faire houspiller par des corvidés alors qu'il était complètement à découvert. Il faut dire que les adultes devaient sûrement se tenir proche de leur progéniture, parés à défendre toute attaque contre leur jeune.

Ce dernier, quoique souvent les yeux grand ouverts, somnolait légèrement entre deux quémandages.

Hibou grand-duc (Massif ardennais)
Hibou grand-duc (Massif ardennais)
Hibou grand-duc (Massif ardennais)
Hibou grand-duc (Massif ardennais)
Hibou grand-duc (Massif ardennais)
Hibou grand-duc (Massif ardennais)

Fin de cette rencontre magnifique avec un envol vers d'autres cieux. Je reviens avec des images plein les yeux et des tiques plein les jambes. On n'a rien sans rien...

Hibou grand-duc (Massif ardennais)
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Hibou des marais (côte picarde)

26 Janvier 2016 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #hibou des marais, #côte picarde, #photos d'oiseaux, #Somme, #Picardie

Hibou des marais (côte picarde)

Après avoir repéré le manège d'un hibou des marais dans une pâture de la côte picarde, je reviens une seconde fois et je m'installe près d'un piquet où je l'ai vu plusieurs fois se poser. L'attente n'est pas très longue. Pourtant, le hibou m'a vu arriver, J'ai posté mon affût contre une petite haie à une vingtaine de mètres du poteau. Je suis bien content de cette photo. La lumière est encore un peu dure mais j'aime les ailes avec la transparence du contre-jour et les serres projetées en avant.

Retrouvez mes meilleures photos sur http://www.benoithenrion.fr

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

Ce poteau, contrairement à un article précédent, est purement "naturel" si j'ose dire. Ce n'est pas moi qui l'ai ramené pour la circonstance. Il est heureusement dépourvu de barbelés et autres clôtures électriques.

Hibou des marais (côte picarde)

Le hibou des marais semble petit ailes repliées mais son envergure ailes déployées m'étonne toujours.

Hibou des marais (côte picarde)

Dans la douce lumière du soir.

Hibou des marais (côte picarde)

Beau virage sur l'aile. Dommage qu'il y ait cette construction en arrière-plan.

Le hibou des marais a fait son apparition vers 14h30. Tout de suite, il a défendu son territoire face à deux autres hiboux venant de pâtures voisines. Pendant une bonne demi-heure, ils se sont livrés à des joutes aériennes et ont crié à toute force. J'ai vu le hibou frapper ses ailes comme un pigeon ramier pour impressionner son concurrent. Ça a fait beaucoup de bruit! Puis, le calme s'est fait pendant plus d'une heure avant que tout le monde ne réapparaisse.

Hibou des marais (côte picarde)

Vole en piqué à l'approche d'une proie.

Hibou des marais (côte picarde)

Le hibou des marais vole à faible altitude, assez lentement. Quand il a vu ou entendu un campagnol, il plonge.

Hibou des marais (côte picarde)

Le hibou des marais a capturé un campagnol. Il reste quelques minutes au sol sur sa proie qu'il maintient dans ses serres.

Hibou des marais (côte picarde)

Un faucon crécerelle, oiseau de proie sédentaire et concurrent, est venu chaparder sa proie au hibou des marais. Ce dernier n'est pas content et vient houspiller le faucon resté au sol par 4 vols en piqué. Vous pouvez voir l'aile du faucon qui ressort des herbes.

Hibou des marais (côte picarde)

Le hibou a récupéré son campagnol et file vers le ciel.

Hibou des marais (côte picarde)

Le faucon crécerelle n'a pas dit son dernier mot et essaie à nouveau de lui chiper sa proie.

Hibou des marais (côte picarde)

Empoignade mais le hibou a gardé son bien.

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

Les rapaces nocturnes ont les yeux fixes dans leurs orbites. Ils compensent en pouvant tourner la tête à 170° car ils possèdent deux fois plus de vertèbres cervicales que nous.

Hibou des marais (côte picarde)

Le hibou des marais a les plus petites aigrettes (des plumes sur la tête qui indique son humeur) de la famille des hiboux. On les voit très légèrement pointer sur cette photo. Ceci fait suite au passage d'un héron cendré au-dessus de sa tête.

Hibou des marais (côte picarde)

Petite séance d'étirement. ce hibou fort sympathique m'a gratifié d'une bon quart d'heure de présence sur ce poteau.

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

J'avoue que je me suis presque fait une contracture au doigt pour saisir cet instant car j'ai attendu pendant 15 mn qu'il s'envole. Il fallait guetter son regard, son comportement pour anticiper l'envol et avoir sans cesse le doigt sur le déclencheur. Un quart d'heure, c'est long !

Hibou des marais (côte picarde)

La chasse continue quand le crépuscule tombe. Bientôt, la luminosité se fait trop faible pour mon boîtier. Il est temps de filer et de laisser le roi en son royaume.

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Hibou des marais (côte picarde)

19 Janvier 2014 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #hibou des marais, #côte picarde, #Somme, #Picardie, #Photos d'oiseaux

Hibou des marais (côte picarde)

Alors que je reviens bredouille de ma quête de pygargue, je décide de faire le tour des coins habituels d'hivernage des hiboux des marais. L'hiver 2011-2012 avait été exceptionnel. Depuis, les effectifs hivernants ont beaucoup baissé. Je passe de longues minutes à scruter aux jumelles des pâtures sans rien voir. Avant de rentrer à la maison, je fais un dernier tour à un endroit où je n'en ai jamais vu jusqu'à présent et là : bingo! Je vois au loin sur un piquet un rapace très pâle. Tiens, une buse blanche ici me dis-je? Je m'approche en voiture et le rapace ne bouge pas. Pas vraiment le comportement d'une buse et pour cause : c'est un hibou des marais qui se laisse approcher à moins de 15m!

Je baisse la vitre de la voiture, installe mon bean bag (sac de haricots) sur la portière et déclenche en provoquant juste un petit mouvement de tête de l'oiseau dans ma direction. Je vais renter le coeur léger!

Hibou des marais (côte picarde)

Toutes les photos qui suivent ont été prises de ma voiture, sans camouflage. Ceci dit, je crois avoir eu une sacrée chance. J'y suis retourné depuis et j'ai fait plusieurs fois chou blanc.

Le hibou des marais est un rapace nocturne mais qui commence à chasser dès le milieu d'après-midi. Il affectionne les zones de marais, les prairies à l'herbe de préférence rase où il peut chasser les rongeurs.

Hibou des marais (côte picarde)

Le hibou des marais a un vol souple et silencieux. Il vole à basse altitude. Il fait un virage sur l'aile et plonge dès qu'une proie est repérée mais peut aussi chasser à l'affût sur un piquet de pâture.

En dehors des périodes de chasse, il se cache dans les herbes sèches où son plumage mimétique le rend indétectable.

Hibou des marais (côte picarde)

Quand je suis arrivé, j'ai repéré les hiboux au grand bruit qu'ils causaient : deux individus se disputaient le territoire avec force cris et joutes aériennes.Ici, le hibou est en posture d'attaque juste avant le décollage.

Hibou des marais (côte picarde)

Je craignais de leur faire peur. Je ne suis pas descendu de la voiture pour prendre mon trépied. J'ai donc fait toutes ces photos à main levée. Autant dire qu'il y a eu beaucoup de déchets par manque de stabilité et donc de netteté car je travaillais du 1/200 au 1/400ème.

Parfois, les oiseaux étaient si proches de moi que je n'arrivais pas à les trouver dans ma longue focale. Mais je ne suis pas plus royaliste que le roi : cette rencontre inattendue m'a ravi.

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

Les hiboux des marais sont des migrateurs qui nichent en Europe de l'Est et en Scandinavie.Ils viennent hiverner chez nous de novembre à mars. De rares individus sont sédentaires et nicheurs en Europe occidentale.

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

Côte pile...

Hibou des marais (côte picarde)

...côté face.

Hibou des marais (côte picarde)

Et belote...

Hibou des marais (côte picarde)

...et rebelote!

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

On voit bien le hibou crier sur son congénère.

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

Hibou garde-chevaux. Je l'ai vu chasser à l'affût posté sur ce piquet et fondre au sol mais sans rien remonter.

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Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

7 Octobre 2014 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #chouette effraie, #photos d'oiseaux, #Marquenterre, #nuit, #proie, #Somme, #Picardie

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Avant la tombée de la nuit, j'installe mon matériel photo dans l'affût. Je fais la mise au point manuelle sur la branche à F/22. Je bloque la bague de mise au point avec du gaffeur et je prie pour que les chouettes effraies viennent se poser là.

Je devrais presque cosigner avec Pascal (le propriétaire des lieux) les photos qui vont suivre. En effet, mon cordon pour déporter mon flash ne marche pas. Il me prête le sien ( à un prix proche de l'usure!).

L'ambiance crépusculaire est terrible : les jeunes chouettes effraies chuintent, une chouette hulotte hulule et une chouette chevêche alarme, tout ça en même temps ! C'est le royaume de la nuit et je sais que même si je ne fais pas de photos, le spectacle auditif m'aura déjà comblé.

Le chuintement des chouettes effraies est particulièrement disgracieux, voire angoissant, ce qui lui a valu son désamour et bon nombre de superstitions.

Je n'ai pas à attendre longtemps. Une jeune chouette au plumage quasi adulte vient se poster sur la grosse branche du saule.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Puis une deuxième vient la rejoindre.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Je dois bien avouer que ma "maîtrise" du flash est toute relative. En fait, je patauge complètement. J'ai essayé plusieurs photos en vol mais elles sont toutes plus ou moins floues.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Voilà la fratrie au complet : 4 jeunes déjà bien avancés sur la branche et le petit dernier qui reste pour l'instant au nichoir.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Les parents sont très méfiants. J'ai vu passer une ombre. Trop tard... Un adulte vient d'apporter une proie, un rongeur que regarde avidement la plus jeune chouette.

Dans la nuit noire, comment voir où sont les chouettes me direz-vous? Grâce à l'ingéniosité de Pascal, j'y vois comme en plein jour et pour cause : je peux actionner une lampe grâce à un interrupteur monté sur une batterie de 12 V. Les jeunes chouettes effraies ne sont pas dérangées par la lumière. Elles tolèrent aussi ma présence dans l'affût. C'est une autre paire de manches pour les adultes qui ne tolèrent pas du tout ma présence. C'est pour cela que la séance photo se doit d'être assez courte pour laisser les parents nourrir les jeunes sans trop de dérangement.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Le rongeur sera déchiqueté ou bien avalé d'un coup la tête la première. Tout ce que la chouette effraie ne peut digérer sera rejeté sous forme de pelote de réjection (poils, os) par le bec.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Comme tous les jeunes rapaces nocturnes, les chouettes effraies dodelinent de la tête avec de grands mouvements circulaires.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

J'ai pu voir de jour comme de nuit les jeunes chouettes effraies se toiletter mutuellement.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Les jeunes chouettes effraies explorent le saule têtard et s’entraînent à voler. Pour le moment, elles utilisent beaucoup leurs griffes pour se déplacer. Cette nuit-là, j'ai pu voir les plus grandes de ces jeunes chouettes s'exercer à voler avec des fortunes diverses. L'une d'entre elles s'est coincée dans des branches du saule et est restée coincée plusieurs secondes la tête en bas avant de pouvoir se dégager.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Étirement de pattes.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Étirement d'ailes.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Bis repetita.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Mon torticolis me reprend !

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

J'ai utilisé dans un premier temps ma longue focale. trop longue d'ailleurs ! J'ai dû faire une prise de vue verticale pour que l'oiseau rentre dans le cadre. Toujours cette erreur de débutant de vouloir être trop près de son sujet...

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Aïe ! Une photo que j'aurais aimé réussir : ces trois jeunes chouettes plantées comme des cierges. Malheureusement, ma focale est trop longue et je n'ai pas assez de profondeur de champ. On va dire qu'il y en a une sur les trois qui est nette. J'ai essayé par la suite de refaire cette photo : elles ne se sont jamais remises dans cette configuration...

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.
Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

Je ne me lasse pas de la beauté du plumage de la chouette effraie.

Chouettes effraies (Marquenterre) : belles de nuit.

À bientôt pour de nouvelles aventures photographiques.

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Milan royal (Haut-Jura)

30 Juin 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #milan royal, #photos d'oiseaux, #rapaces, #Haut-Jura, #milan noir

Milan royal (Haut-Jura)

Pour finir cette série d'articles sur le Haut-Jura, rencontre avec un rapace de belle envergure et très coloré : le milan royal. Il est un peu plus grand que son cousin le milan noir. J'ai pu observer trois individus qui se chamaillaient beaucoup dans le fond de cette combe.

Les milans royaux, au contraire des milans noirs, sont sédentaires ou migrateurs partiels au nord. Une partie importante des effectifs européens se trouve en France mais l'espèce décline. Une des raisons est l'empoisonnement de certains cadavres (pour piéger les renards) dont les milans se nourrissent. Largement charognards, les milans, en bout de chaîne alimentaire, ingurgitent des poisons volontairement introduits dans certains appâts pour renards. Ils peuvent aussi emmagasiner des poisons issus des activités humaines stockés dans leurs proies.

On retrouve aussi les milans noirs et royaux autour des décharges (comme les cigognes blanches, les mouettes et goélands et les corvidés).

Milan royal (Haut-Jura)

Les milans royaux, très méfiants, ont tournoyé de longues heures et même pendant plusieurs jours au-dessus des restes des cochons tués à la ferme. Finalement, ils se sont posés, parfois même trop près. J'ai dû changer mon affût de place en raison de l'heure tardive de leur arrivée. La topographie du terrain a fait que je n'ai pas pu me placer exactement comme je le voulais. J'ai souvent manqué de lumière et mon autofocus a eu du mal à faire une mise au point rapide. Les photos manquent un poil de netteté sur l’œil des rapaces. J'ai eu beaucoup de déchet mais je suis content des photos.

Milan royal (Haut-Jura)

Envol majestueux d'un épicéa.

Milan royal (Haut-Jura)

Ainsi que j'ai pu l'observer avec les milans noirs, les milans royaux se bastonnent entre eux. Ici, un milan royal attaque un de ses congénères posté en haut d'un épicéa mort, sous l’œil imperturbable et arbitre d'un milan noir.

Milan royal (Haut-Jura)

Milan royal dans un épicéa décoré de lichens.

Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)

La queue échancrée en V est une des manières de reconnaître le milan royal. Elle n'est visible que lors de certaines phases de vol.

Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)

Le milan royal en second plan a un côté de la tête complètement plumé. Il est borgne de surcroît. De loin, sa tête était tellement bizarre que j'ai cru voir un vautour percnoptère. Je ne sais si c'est une maladie, les stigmates d'un combat ou bien une électrification...

Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)

Fin de la baston entre milans royaux.

Milan royal (Haut-Jura)

Celui qui arrive en vol a la vitesse et la force avec lui. Il déloge le milan qui occupait la place. Le milan noir compte les points.

Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)

Cohabitation pacifique au sol comme dans les airs entre milan royal et milan noir.

Milan royal (Haut-Jura)

Phase d'intimidation entre milans royaux.

Milan royal (Haut-Jura)

Je n'ai pu saisir malheureusement le clou du spectacle mais voici une des phases du combat.

Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)
Milan royal (Haut-Jura)

Voilà la fin d'une série d'articles après une semaine passée dans le Haut-Jura. Vous avez pu voir tout ce que j'ai pu voir sauf les observations à la longue vue (faucons pèlerins et grands corbeaux).

Bye, bye Jura...

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Castor européen (Vallée de la Meuse)

3 Septembre 2014 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #castor européen, #photos d'animaux, #Ardennes, #Vallée de la Meuse, #bièvre, #rongeur, #Olivier Rubbers

Castor européen (Vallée de la Meuse)

Ma première rencontre avec le castor européen en vallée de la Meuse (Ardennes).

J'embarque avec un ami qui étudie le castor depuis plusieurs années déjà. Nous montons à bord de son canot pneumatique. Même s'il le surnomme "l'Insubmersible", j'avoue que je ne suis pas très rassuré. Avec le vent qui se lève en cette fin de journée, nous sommes ballotés par les flots et j'appréhende de prendre le bouillon avec tout mon matériel qui irait s'enfoncer par plus de 10 m de fond.

Le castor européen, encore appelé bièvre* au Moyen- Age, est un gros rongeur semi-aquatique à queue plate qui a failli disparaître d'Europe à la fin du XIXème siècle. En effet, il était chassé pour sa fourrure, sa viande (à l'époque où le carême était pratiqué, il était considéré comme poisson) et pour son castoréum (sécrétion huileuse très odorante). Secrété par des glandes du castor, le castoréum a une fonction de signalisation chimique de l'animal et d'imperméabilisation du pelage. Cette substance est connue depuis l'Antiquité. Elle a servi en parfumerie et à des fins thérapeuthiques. Elle a aussi servi d'appât dans la chasse aux gros prédateurs comme le lynx, le loup, le glouton par les trappeurs et les Amérindiens.

Nous naviguons vers la hutte de la famille castor et peu après 19H, un jeune castor né l'année dernière sort la tête de l'eau. Il nous repère mais vient casser la croûte à moins de 10 m du canot comme si de rien n'était. Nous ne verrons malheureusement pas d'adultes au cours de cette sortie. Seuls les jeunes se montreront.

*Le mot bièvre a connu dans les années 1980 une petite notoriété. Il existe en effet à Paris une rue de Bièvre où habitait François Mitterrand.

Castor européen (Vallée de la Meuse)

Le castor européen est le plus gros rongeur d'Europe. Il pèse une vingtaine de kilos (exceptionnellement 30 kg) et ne doit pas être confondu avec le ragondin ou le rat musqué.

Si le premier est strictement protégé, les deux derniers sont classés nuisibles pour les dégâts occasionnés aux berges. Le castor européen bénéficie d'un programme de protection et de suivi de l'ONCFS et de l'INRA. Vous aurez accès à des études de ces deux instituts sur le castor européen en cliquant sur les liens.

Comment donc expliquer la réapparition du castor européen alors qu'il avait pratiquement disparu du vieux continent? Il faut revenir à la fin du siècle dernier, en 1999-2000.

Un naturaliste belge, Olivier Rubbers, aurait organisé une réintroduction illégale (non autorisée par les pouvoirs publics et désapprouvée par certaines associations) de 101 castors européens capturés en Allemagne. Ces castors sont de souche française. En effet, les seuls castors européens ayant survécu à la chasse sont ceux du delta du Rhône. Il avaient été préservés en raison des difficultés d'accès naturelles du terrain. Certains de ces castors avaient été prélevés pour y être introduits en Allemagne. C'est donc un retour à l'envoyeur qui s'est opéré. Ces castors sont bien de souche européenne.

Cette centaine de castors européens a été lâchée sur des cours d'eau en Belgique (aux frontières française et néerlandaise) et probablement en France-même vu la rapidité de la colonisation qui a suivi.

J'ai même eu écho d'un projet de lâcher avorté qui devait avoir lieu sur le Viroin (affluent de la Meuse dans les Ardennes françaises).

Aujourd'hui, on retrouve le castor à Charleville-Mézières et dans le nord de l'Aisne.

Castor européen (Vallée de la Meuse)

Nullement impressionné, le castor a nagé tranquillement en passant tout près du canot pour venir nous sentir. Vous pouvez voir de longs poils dépasser de sa tête. Ils sont appelés vibrisses. Ils lui servent à détecter les changements de débit sur les cours d'eau. Le castor construit une hutte (qui peut atteindre 3m de hauteur) dont l'entrée doit rester immergée. Il se préserve aussi une hauteur minimale de 60 cm d'eau pour se déplacer dans la rivière.

Le castor européen est pourtant beaucoup moins bâtisseur que son cousin américain connu pour ses gigantesques barrages. Sur la Meuse, point de barrage. Sur les cours d'eau secondaires en revanche, les barrages sont assez nombreux.

Pourquoi cette différence ?

Le castor américain subit un hiver plus long et plus rigoureux. Il a donc un accès aux herbacées beaucoup plus limité dans le temps. Il doit donc se rabattre sur les écorces des arbres pour se nourrir. De plus, les longues et fortes périodes de gel l'obligent à maintenir une hauteur en eau plus importante. Il lui faut donc des zones humides bien noyées qu'il obtient en construisant des barrages (et donc en abattant des arbres). La rigueur du climat nord-américain et la présence de nombreux prédateurs absents d'Europe (loups, ours, lynx, etc) expliquent sans doute que le castor américain soit beaucoup plus plus prolifique que le castor européen (4 à 6 petits en moyenne pour l'américain contre 2 pour l'européen).

Castor européen (Vallée de la Meuse)

Le castor européen est essentiellement nocturne. En ce mois d'août, les castors sortent néanmoins de leur hutte un peu après 19H Nous pouvons donc profiter de la lumière de fin de journée.

Le territoire du castor européen s'étend sur 3 km de rivage. Il peut être ramené à 2 km sur la Meuse en raison de l'augmentation de sa population. En effet, il cherche des territoires propices à son installation et raccourcit son territoire si besoin. Il commence à coloniser la Semois en Belgique dont les fonds plus rocailleux lui conviennent moins.

Le castor européen n'aime guère s'éloigner de plus de 30 m du rivage car il y est beaucoup plus vulnérable que dans l'eau. Les prédateurs peuvent l'entendre ronger l'écorce des troncs et il a besoin de regagner rapidement l'élément liquide. Pour se nourrir, il affectionne donc les arbres qui se trouve à proximité du cours d'eau. Il apprécie plus spécialement dans les Ardennes les saules, les peupliers tremble, puis en second choix les bouleaux, noisetiers et aulnes. Occasionnellement, il se nourrit de chêne mais c'est un arbre qu'on retrouve peu en bord de Meuse (mais plus près de petits cours d'eau).

Il apprécie aussi beaucoup la reine des prés, une spirée (plante herbacée dont les fruits sont en spirale) qui contient comme le saule de l'acide salicylique. Cet acide a des vertus analgésiques et antiseptiques. La reine des prés permet de synthétiser l'aspirine. Voilà donc un animal qui n'aura pas souvent mal au crâne!

Castor européen (Vallée de la Meuse)

La réintroduction du castor a été repoussée en raison des désagréments occasionnés pour les propriétaires privés de berges. En effet, il est assez désagréable de retrouver son chêne ou son fruitier grignoté et abattu et enfin emporté à la hutte un petit matin.Il existe des procédés pour protéger les arbres avec du grillage mais il faut reconnaître que ce n'est pas très esthétique.

Pourtant, le castor a une fonction importante dans la gestion des cours d'eau et des crues.

En coupant les arbres en bord des rives, il permet l'entretien des berges. En effet, il coupe les arbres à hauteur de castor en préservant le système racinaire. Ceci permet de garder la terre et de maintenir la berge (contrairement au ragondin qui détruit les berges en y creusant son terrier). Depuis la disparition du castor, on a pu s'apercevoir que la berge souvent non entretenue (celle opposée au chemin de halage) subissait de gros dommage lors des crues : déracinement avec perte de la terre et de la berge, troncs dérivant sur la Meuse, et donc apport de matière réduisant la hauteur d'eau du fleuve.

Lorsqu'un castor prélève un arbre en bord de rive, il s'agit souvent d'un saule ou d'un aulne qui rejette et repousse en buisson, ce qui permet à l'arbre de continuer à vivre et sauvegarde la berge. Quelques années plus tard, quand il aura repoussé, le castor reviendra lui rendre visite à coup d'incisives.

Castor européen (Vallée de la Meuse)

La famille du castor européen est formée de deux adultes, de deux jeunes nés à la mi-mai et des deux jeunes nés l'année passée. Quand ces deux derniers auront presque deux ans en mars, ils partiront d'eux-mêmes ou bien seront chassés par leurs parents pour chercher leur propre territoire.

Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)

Le castor européen est le "frère" du castor américain. En fait ils se ressemblent beaucoup et ne peuvent être différenciés que par des analyses génétiques.

Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)

Les jeunes castors sont souvent venus nous approcher, parfois à moins d'un mètre du canot, l’œil toujours rivé sur nous.

Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)

L'antre du castor. Sa hutte se situe non loin de là mais l'amoncellement de branches était tellement dans l'ombre et caché derrière les buissons que je n'ai pu le photographier.

Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)
Castor européen (Vallée de la Meuse)

Un grand merci à JP qui a ramé comme un damné pour que je puisse faire ces photos et qui m'a donné toutes les informations sur ce sympathique rongeur.

Castor européen (Vallée de la Meuse)

Pour finir la queue du père castor. La berge était tellement envahie de végétaux que je n'ai pas pu le photographier en entier.

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Hibou des marais (baie de Somme)

19 Mars 2016 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #hibou des marais, #photos d'oiseaux, #baie de Somme, #Picardie

Hibou des marais (baie de Somme)

Décidément, moi qui n'avais vu aucun hibou des marais l'an dernier, je suis servi ! Je découvre une autre partie d'un territoire que je connaissais déjà et qui était fréquenté régulièrement par des hiboux des marais. J'ai pu les voir chasser le matin de 7h à 8h30. Je reviens donc le soir avec mon affût après avoir repéré leurs coins de chasse et leurs perchoirs. Le temps est assez gris, sans lumière directe mais j'ai assez de vitesse pour faire des prises de vues en vol.

Hibou des marais (baie de Somme)

J'avais ramené mes perchoirs, honteusement dédaignés par les hiboux (j'en ai compté trois ensemble au moins). Ils ont préféré les piquets de pâture avec des barbelés mais je n'ai pas dit mon dernier mot.

Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)

Nous sommes dans une zone de marais et de pâturage. Les hiboux aiment bien une herbe rase pour chasser. Le sol était truffé de petits trous, ceux des campagnols dont les hiboux des marais se nourrissent presque exclusivement. J'ai ramassé d'ailleurs deux pelotes que j'ai apportées pour dissection au parc du Marquenterre.

Hibou des marais (baie de Somme)

Le hibou des marais chasse en vol en rase-motte. Il vire sur l'aile très vite dès qu'il aperçoit ou entend un rongeur. Plus rarement, il fait un peu de surplace tel un faucon crécerelle tout en restant tout près de la surface du sol.

Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)

C'est vraiment un oiseau magnifique dont je ne me lasse pas. Il n'est pas très farouche et son vol lent et souple permet des prises de vues avec une lumière assez basse. Il n'est pas du tout gêné par la présence nouvelle de mon affût et passe relativement près de moi, à une vingtaine de mètres.

Hibou des marais (baie de Somme)

Franchissement de haies.

Hibou des marais (baie de Somme)

Tu veux ma photo ?

Hibou des marais (baie de Somme)

Castagne entre deux hiboux des marais avec comme toile de fond un chasseur venu à sa hutte ! Les chasseurs dans leur immense majorité laissent les hiboux tranquilles. Ces rapaces sont bien sûr protégés. Je n'ai vu qu'une fois un hibou avec un trou dans l'aile manifestement dû à un tir.

Hibou des marais (baie de Somme)

Le hibou est même venu se percher sur la plateau du huttier ! Bon, le chant du hibou n'est pas terrible. Il grince quand un concurrent empiète sur son territoire de chasse et ce n'est pas très beau à écouter.

Hibou des marais (baie de Somme)

Le biotope typique du hibou en baie de Somme : pâtures, piquets et hutte de chasse.

Vous le voyez posté au fond?

Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)

Bon, je me régale et j'espère que ce n'est pas pour vous de l'overdose de hibou !

Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)
Hibou des marais (baie de Somme)

Le soir tombe, je n'ai plus beaucoup de lumière, juste assez pour fixer cette image et souhaiter une bonne nuit au hibou des marais

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Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

6 Novembre 2015 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #phoque veau-marin, #Pas-de-Calais, #côte d'Opale

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Pour la première fois, je peux approcher des phoques veau-marins à bonne distance d'objectif et sans risque de dérangement. Il faut dire que je n'avais jamais essayé. Il est plus difficile d'approcher les phoques de la baie de Somme à pied (cela se fait généralement par bateau). Un peu plus au nord, sur la côte d'Opale, il est possible de pouvoir les observer à une trentaine de mètres. Les phoques arrivent 3 heures après la marée haute et restent jusqu'au retour de la mer 5 à 6 heures plus tard, soit une amplitude de 5 à 6 heures. Ils se dorent la pilule sur les bancs de sable de l'autre côté du chenal.

Ils adoptent la position dite de la banane pour "diminuer les pertes de calories du corps les moins protégées par la graisse" ( Plus d'info sur Wikipédia).

Et merci à Pascal pour ses lumières.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Le lieu est très couru ! On y rencontre de nombreux promeneurs, photographes et même des naturalistes :-) !

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Les phoques veau-marins font partie des deux espèces de phoques qui peuplent le littoral picard et la côte d'Opale. Ils sont nettement plus petits et beaucoup plus nombreux que les phoques gris, présents eux aussi dans la Manche.

La colonie de phoques en baie de Somme est estimée à 500 individus maximum (chiffres Picardie nature) en octobre 2015. Les effectifs varient selon les saisons.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Danse synchronisée?

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Les phoques ont l'air si patauds sur terre, un peu à l'image de sacs de patate posés à même le sol. On a dû mal à imaginer leur aisance et leur grâce une fois dans l'eau. Ils se reposent toujours tout près de l'eau pour pouvoir fuir en cas de danger.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Profiter au maximum des derniers rayons du soleil.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Chaque phoque veau-marin a un pelage spécifique, dont on peut mieux apprécier les nuances quand il est sec.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Bailler aux goélands.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

J'aime bien l'attitude du phoque de gauche même si la cadrage est limite bord cadre.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Je trouve parfois un air de ressemblance entre certains phoques et les labradors.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Les nageoires ont l'air si petites et dérisoires au sol mais sûrement très efficaces pour la nage.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

La marée remonte et bientôt le reposoir sera englouti par les eaux.

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
Phoques veau-marins (Côte d'Opale)

Hasta la vista !

Phoques veau-marins (Côte d'Opale)
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Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

3 Novembre 2016 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #vautour fauve, #Rémuzat, #Drôme provençale, #Baronnies provençales, #rapaces, #charognard, #nécrophage

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Première rencontre avec des vautours fauves en milieu sauvage en Drôme provençale, à Rémuzat. Ces vautours, autrefois présents dans le sud de la France, ont été persécutés jusqu'à leur disparition début XXème siècle (par tirs, dénichage, empoisonnements intentionnels ou non).

C'est un des plus grands oiseaux européens avec pour les plus gros individus 2,80m d'envergure, 110 cm de haut,10 kg et une longévité de 40 ans. Un vrai dindon volant !

Plusieurs associations naturalistes ont ces dernières décennies réintroduit de façon légale ces charognards inféodés aux paysages de moyenne montagne (avec des falaises abruptes) et aux élevages ovins, caprins et bovins extensifs.

La réintroduction a eu lieu en 1996 à Rémuzat. La colonie comporte aujourd'hui150 couples reproducteurs.

La réintroduction est un succès et la présence des vautours fauves a favorisé l'apparition du vautour moine, du percnoptère et du gypaète barbu.

Vous trouverez toutes les infos nécessaires sur le site de l'association Vautours en Baronnies à l'origine de la réintroduction.

Les aires de répartition du vautour fauve en France sont l'ouest des Pyrénées, l'Aveyron et la Lozère et l'arc alpin. 

Au fait, Un grand merci à tous mes fidèles lecteurs et lectrices du blog ainsi qu'à ceux de passage. Après ma première publication en 2009, la fréquentation a dépassé les 402 000 pages vues et les 218 000 visiteurs.

Je vous rappelle que vous pouvez trouver mes meilleurs photos sur mon site.

 

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Le lieu est exceptionnel, du moins pour un picard d'adoption habitué aux plats paysages !

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

C'est une bonne saison pour découvrir le site. Il y a peu de touristes et les couleurs automnales apportent une superbe touche.

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Les vautours fauves décollent le matin vers 10h ou un peu avant si le vent est assez fort.

Très lourds, ils profitent des ascendances thermiques pour s'élever rapidement et sans effort en tournoyant dans le ciel. Puis ils se tiennent à distance les uns des autres. Leur vue perçante leur permet de repérer un cadavre à 3 km. Dès que l'un descend, son congénère le plus proche qui garde un oeil sans cesse sur lui le rejoint et ainsi de suite. Très rapidement, des dizaines de vautours peuvent se retrouver en quelques minutes sur une brebis morte.

Leur bec très fort et aiguisé leur permet de découper les tissus mous puis les chairs. Les vautours fauves sont les premiers charognards arrivés sur un cadavre après les corvidés (pies, corbeaux et geais). Vient ensuite le vautour percnoptère qui consomme les tendons et articulations puis le gypaète barbu qui mange les os uniquement grâce à des sucs gastriques très puissants.

Les vautours fauves ingèrent 500g de viande par jour. Ils peuvent en consommer jusqu'à 2kg et s'abstenir de manger pendant deux semaines. Le décollage doit être dur après pareille ripaille !

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Avec cette lumière, on comprend mieux l'appellation vautour fauve. Son plumage a bien la couleur des grands fauves.

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)


Le site est libre d'accès après une gros quart d'heure de marche. On se retrouve à l'aplomb de la falaise où nichent les vautours. De ce fait, il est difficile de les voir sur l'escarpement rocheux. Il y a néanmoins quelques avancées où l'on peut en observer quelques-uns posés mais il faut être très vigilant, surtout par grand vent. Je les aime bien mais je n'ai pas envie de leur servir de dîner !


Trois vautours fauves survolés par trois hirondelles de rocher.

Les vautours fauves sont des rapaces sociables qui vivent en colonies de plusieurs dizaines d'individus. Les couples une fois formés restent fidèles et mettent au monde un poussin dans l'année.

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Cela fait toujours une sensation bizarre d'être survolé et détaillé par un charognard.

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Ouh là! Faudrait voir à regarder devant soi pour ne pas se payer une falaise en pleine poire !

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Atterrissage sur la falaise abrupte. Le soir, les vautours rentrent presque tous en même temps, souvent par groupes d'une dizaine d'individus.

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Combien de morts sur la route déjà?

Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)
Vautours fauves (Rémuzat, Drôme provençale)

Bon, j'espérais voir un gypaète barbu. J'ai déjà vu un phoque barbu en baie d'Authie (il se reconnaîtra). Hélas, ce n'est qu'un vautour fauve avec une barbe postiche ! Pour le phoque barbu de la Baie d'Authie, le doute subsiste !

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Hibou des marais (côte picarde)

21 Janvier 2014 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #hibou des marais, #côte picarde, #Somme, #Picardie, #photos d'oiseaux

Hibou des marais (côte picarde)

Pour cette nouvelle rencontre, je décide de me placer face au soleil couchant. Mon but est d'obtenir des photos en contre-jour qui laisseront passer la lumière rasante à travers les rémiges. Après des sorties infructueuses où je n'ai vu aucun hibou (temps venteux et maussade), j'ai l'opportunité de bénéficier d'une soirée ensoleillée.

Et je suis récompensé : à 16h, deux hiboux arrivent, comme surgis de nulle part. Comme lors de notre première rencontre, il se harcèlent bruyamment et chacun prend possession de son territoire. Un hibou effectue quelques passages dans la pâture où je me suis installé. Il passe parfois si près de moi que je n'arrive pas à le trouver dans mon objectif!

Je ressors de cette séance photo un peu rincé : l'autofocus a du mal à fonctionner avec le soleil en pleine poire et mes yeux sont mis au supplice. Je dois voir à travers le filet de camouflage (déjà pas évident avec le soleil dans le dos) et le soleil de face me fatigue énormément. Heureusement, j'ai quelques clichés qui s'approchent de ce que je voulais.

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

Soleil couchant sur la roselière. J'aurais tant aimé mon hibou passant en ombre chinoise...

Une autre fois, peut-être?

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

Deux cygnes passent.

Hibou des marais (côte picarde)

Hibou au crépuscule.

Hibou des marais (côte picarde)
Hibou des marais (côte picarde)

Bye et bonne chasse.

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Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

4 Mai 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #côte picarde, #baie de Somme, #Highland Cattle, #gorge-bleue, #photos oiseaux

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Ce matin, Météo France prévoyait un grand soleil. J'arrive au point du jour. Manque de bol, il pleut! Je vous préconise donc un site anglais bien plus performant dans la prévision météorologique :weatherspark.

Je m'assoupis dans ma voiture en laissant passer le crachin. Je dors d'un seul oeil et que vois-je sortir du talus? Un putois qui me dévisage à travers le pare-brise. Il s'arrête deux fois pour vérifier ce qui se passe dans la voiture. Je ne bouge pas une oreille et le mustélidé s'enfonce dans la roselière. Gare aux premières nichées!

Finalement, le plafond nuageux s'éloigne, je sors de ma torpeur et gagne la roselière. Je viens pour un visiteur du printemps et de l'été attendu par bon nombre de photographes et ornithologues : la gorge-bleue à miroir. Des mâles chanteurs marquent leur territoire tous les 30 m malgré le vent fort qui les pousserait plutôt à rester au beau milieu des phragmites.

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Petite difficulté photographique : je suis un peu en contrebas des joncs et les oiseaux disposent de nombreux arbustes pour se percher et donner de la voix. Je ramène donc beaucoup de contre-jour avec le ciel.

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Un mâle vient se percher tout près de moi sans que je le perturbe. Dommage que je n'ai pas bénéficié d'un fond de roselière.

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Gorge-bleue...

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

...à miroir (blanc).

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Brochettes d'escargots sur piquets de pâture.

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Regardez l'arbre au fond à droite : c'est là que les cigognes ont établi leur nid (voir article précédent).

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Les vanneaux huppés paradent en poussant des cris caractéristiques et chassent les intrus qui tentent de prédater leur couvée (corneilles, buses, etc...).

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Deux paires d'oreilles émergent de la roselière et restent en arrêt. Je suis aussi interloqué. De quoi s'agit-il? Ils détalent à mon deuxième passage.

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Des sangliers! Ils feront beaucoup de dégâts chez les oiseaux qui nichent au sol (butor étoilé par exemple).

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Des vaches Highland Cattle, race bovine venue des montagnes écossaises très reconnaissable à ses longs poils et cornes, sont présentes en baie pour entretenir les paysages marécageux. Un de mes frères (qui se reconnaîtra), essayait quand j'étais enfant de me dégoûter du bout de la langue de bœuf (sous prétexte qu'il servait à se curer les naseaux) car il voulait garder pour lui-même ce morceau qui en est le meilleur!

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Facile de se gratter!

Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)
Gorge-bleue à miroir et bien d'autres hôtes d'une pâture humide (Baie de Somme)

Bye

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Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

22 Juin 2016 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #hiboux moyens-ducs juvéniles, #photos d'oiseaux, #Aisne, #Picardie

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

On repère souvent un nid de hiboux moyens-ducs au printemps grâce aux chuintements des poussins. Ces derniers sont très bruyants. Ils appellent leurs parents à tout moment de la journée mais le pic commence en fin de journée, vers 21h00. Ils commencent alors à se déplacer en s'aidant de leur bec et de leurs griffes. Plus ils grandissent, plus ils prennent de l'assurance et s'aident de leurs ailes. Ils bondissent de branches en branches. Bien qu'étant encore recouverts de duvet, les jeunes ont des ailes garnies de plumes qui leur permettent de franchir plusieurs dizaines de mètres. C'est évidemment le plus âgé des poussins qui donne le tempo.

On voit déjà bien ses aigrettes. Comme tous les jeunes rapaces nocturnes, il est très curieux du monde qu'il découvre et n'a absolument pas peur des humains.

Pour info, notre poussin de moyen-duc est dans un ginkgo biloba, le seul arbre ayant résisté à la bombe nucléaire d'Hiroshima.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)
Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Le jeune chuinte. Il appelle ses parents pour qu'ils le nourrissent. Le jeune le plus âgé est le plus dégourdi. Il reste aussi en contact avec son cadet qui est dans un arbre voisin par ces chuintements.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Notre moyen-duc inspecte tous les arbres des environs : un pommier...

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

...et un cerisier. Ils est vraiment bien caché et il faut passer du temps pour le repérer s'il ne chuinte pas.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

C'est dans ce prunus que 3 poussins sont nés. Les parents ont élu domicile fin mars dans un ancien nid de pie, pies qui ont d'ailleurs tenté de les en déloger. Le nid est profond. Un des trois jeunes a dû mourir de froid ou en raison des fortes pluies car il a disparu corps et bien fin mai. Il est peut-être resté au fond du nid ou bien a pu être dévoré par ses frères et sœurs (c'est souvent le cas du petit dernier chez les chouettes effraies car trop faible).

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Je peux vous garantir que ce n'est pas simple de trouver un angle de prise de vue à travers les feuillages. On ne saurait pas qu'il y a un nid et des jeunes, il serait quasi impossible de les repérer.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)
Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)
Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Toujours ce mal au cou quand je les vois faire ça !

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Petit somme avant le crépuscule.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Les jeunes sont très curieux et me fixent de longues minutes.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)
Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)
Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Depuis que le cadet a pris de l'assurance en vol, il rejoint son aîné. Ils passent ainsi une grande partie de la journée à deux en attendant le soir.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Boule de plumes ou plutôt de duvet !

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)
Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Le coin est envahi par les pigeons ramiers qui n'ont cure de tous ces hiboux.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Des serres qui ne laisseront aucune chance aux campagnols.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)
Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)
Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Et un grand merci à toutes celles et ceux qui ont rendu ces observations et photos possibles, spécialement à la ferme qui m'a accueilli.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Une fois le soleil couché, l'activité redouble. Ces petites boules de duvet qui étaient statiques toute la journée nous laissent voir toutes leurs capacités de déplacement.

Hiboux moyens-ducs juvéniles (Aisne)

Bonne nuit les petits et surtout bon appétit !

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