Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Bétails de min coin

Articles avec #thierache tag

Chouettes hulottes (Thiérache, Aisne)

8 Mai 2017 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #chouette hulotte, #photos d'oiseaux, #Thiérache, #Aisne, #Picardie

Chouettes hulottes (Thiérache, Aisne)

Un ami (merci à lui!) m'indique mi-avril une loge occupée de chouettes hulottes en Thiérache axonaise. Je suis très excité car j'attends ce moment depuis longtemps. J'y cours dès que j'ai ma première opportunité fin avril. Les chouettes sont bien là mais la loge est vide : les jeunes ont déjà quitté le nid. Les hulottes pondent souvent de façon précoce, parfois au coeur de l'hiver en janvier ou février. La seule fois que j'avais vu des jeunes hulottes, c'était fin mai. Avec le recul, c'était peut-être une ponte tardive ou de substitution suite à une prédation.

Je le saurai pour l'an prochain : il faudra venir un mois plus tôt que prévu.

Je guette devant l'entrée de la loge sans rien voir. Au bout de plusieurs heures, je regarde dans les feuillages et bingo ! je vois une chouette hulotte adulte qui me dévisage. Si elle se montre autant à découvert, c'est que des jeunes ne sont pas loin.

Chouettes hulottes (Thiérache, Aisne)

Je cherche attentivement et je peux vous garantir que j'ai mis du temps à débusquer celui-là! Son plumage est parfaitement mimétique avec le tronc. Les hulottes se positionnent aussi souvent dans la fourche, à l'intersection entre le tronc et la branche en restant immobiles, ce qui les soustraient au regard des curieux et notamment des oiseaux diurnes. Une fois repérés, les merles notamment les houspillent sans relâche. C'est en partie grâce à eux que j'ai réussi à localiser les hulottes.

Chouettes hulottes (Thiérache, Aisne)

Un autre jeune plus hardi (sûrement le plus âgé) qui se trouve très haut dans un autre arbre à proximité. Les jeunes, malgré leur duvet, sont capables de voler en vol plané. Ils grimpent aussi aux arbres avec leur bec et leurs serres.

Chouettes hulottes (Thiérache, Aisne)
Chouettes hulottes (Thiérache, Aisne)
Chouettes hulottes (Thiérache, Aisne)

Je suis sous affût et j'entends bruisser les feuilles au sol tandis que la hulotte adulte avertit bruyamment. Un troisième jeune est au sol. C'est le benjamin du trio et il est exposé à tous les chats et chiens alentours.

Chouettes hulottes (Thiérache, Aisne)

Bon, je me décide à le mettre en hauteur, en sécurité. Je ne suis pas forcément rassuré car un des pionniers de la photographie animalière, l'Anglais Eric Hosking, a eu un oeil arraché par une hulotte qu'il photographiait au nid. Finalement, je prends la petit boule de plumes qui se laisse faire sans résistance. L'adulte qui surveille tout du haut du marronnier manifeste sa mauvaise humeur. Je ne sais pas trop où le mettre car il n'y a pas beaucoup de branches basses. Je le mets dans une fourche mais le jeune est vraiment trop visible ! Je fais une photo et tente de trouver un endroit plus approprié.

Il arrive souvent que des jeunes hulottes soient ramenées dans des centres de sauvegarde par des promeneurs qui les pensent perdues. En fait, les jeunes sont nidifuges, pas encore volants mais bien sous la protection de leurs parents. Il faut juste les replacer en hauteur pour éviter une prédation à leur encontre.

Ah, là c'est beaucoup mieux. Il passe inaperçu dans ce conifère. La hulotte me dévisage de ses grands yeux noirs. Il est l'heure pour moi de partir. La nuit va tomber. Je laisse tout ce petit monde rentrer dans le royaume de la nuit.

Voir les commentaires

Jean-Loup Ridou : un photographe animalier révolté par la mort d'un renard blanc leucique

21 Mars 2015 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #renard blanc, #leucisme, #nuisible, #Thiérache, #Jean-Loup Ridou, #photgraphe animalier Aisne, #Picardie

Un reportage de Marie Roussel, Benoit Henrion et Patricia Mock.

Intervenants : Jean-Loup Ridou (photographe animalier) et Guénaël Hallart (naturaliste local).

Plus d'info sur le site web de France3 Picardie.

Extraits du documentaire"L'odeur de l'herbe coupée" de Franck Vigna.

Voir les commentaires

Un renard blanc "leucique" tué par des chasseurs (Thiérache axonaise)

11 Mars 2015 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #renard albinos, #Thiérache, #Aisne, #Picardie, #Jean-Loup Ridou, #renard leucique

Un renard blanc "leucique" tué par des chasseurs (Thiérache axonaise)

Cette jeune renarde "albinos" ou plutôt leucique a été photographiée en Thiérache axonaise en 2013 par Jean-Loup Ridou. Le pelage, probablement dû à une dégénérescence, est exceptionnel. Ce renard n'a rien à voir avec les renards blancs arctiques.

Cet animal a été tué par des chasseurs il y a un mois au titre de la régulation des espèces dites "nuisibles". Le terme de régulation n'est peut-être pas le plus approprié. L'intention est plus souvent le tir systématique. Le renard ne doit sa survie qu'à son intelligence et à sa faculté d'adaptation.

On peut penser que c'est le renard qui s'autorégule malgré la persécution dont il fait l'objet. Plus il est persécuté et détruit, plus il fait des petits et plus il colonise les territoires laissés vides selon certaines observations et études.

Il est aussi probable que ce renard trônera, naturalisé, dans le salon d'un chasseur.

Plus d'info sur le site web deFrance3 Picardie

Voir les commentaires

Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)

5 Février 2015 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Charolaises, #neige, #Thiérache, #aisne, #Picardie, #forêt

Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)

Une vision peu commune en Thiérache : trois vaches dont deux charolaises (blanches) dans la neige.

Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)

Un beau poil d'hiver pour cette brunette dont je dois trouver la race.

Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)
Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)

Traversée d'une forêt de Thiérache recouverte de flocons.

Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)
Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)

Une atmosphère matinale assez féerique.

Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)

Rien ne semble troubler la quiétude du bois.

Charolaises et Thiérache sous la neige (Aisne)

Fin de l'émerveillement au bout de la route forestière : une cinquantaine de chasseurs sont assis en rang d'oignons, fusils orientés vers la route, sur environ 200 m. Le mur de l'Atlantique ou plutôt la ligne bleue des Vosges...

Je les regarde en passant. Je n'ai pas d'ouverture latérale pour des bouches à feu sur ma voiture. Je me demande ce qui se passerait si un sanglier venait à déboucher sur la route...

Et je me demande bien quel est le plaisir et l'estime de soi de pratiquer une telle chasse...

Voir les commentaires

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

11 Juin 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #pic noir, #nourrissage, #Thiérache, #Aisne, #forêt, #loge, #photos d'oiseaux de Picardie

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Aujourd'hui, rencontre avec un oiseau emblématique de nos forêts : le pic noir.

Le lieu de rendez-vous est le même. Le couple a réutilisé la même loge de nidification. Le pic noir, oiseau de la taille d'une corneille, construit plusieurs loges dans des arbres sains de grosse circonférence (ici un hêtre) à la différence du pic épeiche qui choisit des arbres morts plus tendres à perforer.

La même loge peut servir plusieurs années. Le mâle agrandit et retravaille l'entrée avant la saison des amours. C'est in fine la femelle qui choisira la loge de son choix.

Coup de chance pour moi, c'est la même loge qui a été retenue. Moi, je suis au balcon pour assister au spectacle!

Cette année, trois jeunes ont vu le jour. Et comme le dit l'adage, mieux vaut les avoir en photo qu'en pension!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Petit jeu de miroir. (Regardez les fourmis sur le plumage du pic noir femelle : les restants d'une razzia dans une fourmilière).

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Je vous propose un résumé d'une matinée d'affût. Je n'ai que des photos dans le même axe car il m'était impossible de voir les pics en dehors de cet angle de prise de vue.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Rendez-vous est pris à la fin du mois de mai, jour pour jour un an après ma dernière venue. L'an passé, j'avais eu de la chance : j'étais venu le dernier jour de nourrissage à la loge. J'avais dû attendre quasiment 6 heures pour deux nourrissages. Les jeunes criaient famine mais il y avait une raison : les parents les incitaient par la faim au premier envol auquel j'ai assisté.

Cette année, l'hiver long et rigoureux et un printemps froid et pluvieux ont retardé de plusieurs jours la faune et la flore.

Ainsi, en ce matin de printemps, et bien après les saintes glaces, je dois gratter le pare-brise de ma voiture! Ce n'était pas prévu! Je pars à 5h pour arriver dans la pénombre à mon affût installé la veille. Pénombre toute relative car il fait déjà bien jour.

Je suis installé à 5h30. Premier nourrissage à 6h28 par la femellle dont on voit bien le haut du crâne rouge (ci-dessus).

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

6h54. C'est au tour du mâle de venir nourrir. La calotte rouge descend bien sur la nuque.

Le pic noir est un grand oiseau qui fait la taille d'une corneille noire. Les jeunes sont déjà bien marqués sexuellement. Les jeunes mâles ont déjà le haut de la tête plus marqués de rouge.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Après le départ de l'adulte, les jeunes restent quelques secondes à la lucarne puis rentrent dans la loge. Quand ils seront plus grands, ils garderont leur tête sans cesse au dehors et appelleront leurs parents en quête de nourriture.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

7h20 : c'est à nouveau Monsieur qui vient le bec chargé de larves, d'insectes et autres fourmis. Les conditions photographiques sont meilleures que l'an passé où j'avais dû attendre la fin de matinée pour faire des photos. La lumière était très dure et il était difficile de faire un bon compromis entre le noir du plumage de l'oiseau, le tronc assez clair et l'arrière plan végétal.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Un gavage digne d'un canard du sud-ouest!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

On peut voir les restes de larves sur le plumage du mâle. Son bec en est aussi rempli.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Un drôle de french kiss! Et je peux vous assurer qu'il met la langue!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Petite inspection pour voir si la chambre est bien rangée. On voit bien comment le pic prend appui avec sa queue sur la tronc.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

7h29 : la femelle vient à la loge. Tout ceci se fait dans le plus grand silence. Je ne réalise l'arrivée des adultes que par les cris d'excitation des jeunes. Notez aussi les griffes parfaitement adaptées qui permettent de s'accrocher à un tronc pourtant lisse.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Le chant du pic noir est très reconnaissable.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Avec l'augmentation de l'intensité lumineuse, on voit apparaître des nuances de couleur roussâtre sur la queue du pic.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

8h00 : nouveau nourrissage du mâle. Les nourrissages durent en moyenne entre 1 et 2 minutes.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

8h15 : la femelle vient nourrir à son tour. Regardez la longueur de la langue qui pointe du bout du bec!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

La femelle passe de nombreuses minutes sur le tronc en contrebas de la loge. Qu'attend-elle?

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Elle replonge à l'intérieur pour ressortir avec une belle fiente de taille très honorable dans le bec. Les jeunes de défèquent pas vers l'extérieur du nid comme d'autres espèces d'oiseaux. Pour garder le nid salubre et éviter que des prédateurs type martre puissent localiser le nid en repérant des traces de fiente en bas de l'arbre, les parents emportent au loin les excréments.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

9h01 : nourrissage du mâle. Ouf! En fait, il y a 3 jeunes. Je n'en avais vu que deux passer la tête mais un troisième larron est là. Il doit se battre pour sa pitance!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Y'a quelqu'un? Quand est-ce qu'on mange?

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

9h34 : nourrissage de la femelle dont le plumage grouille de fourmis! Comme les piverts, les pics noirs aiment bien donner un coup de bec dans la fourmilière!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

9h36 : la femelle recommence son manège sur le tronc. Elle chante et à chaque vocalise, son plumage s'écarte un peu au niveau des ailes.

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Encore une opération ménage des toilettes!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

Décidément, ce sont les femmes qui s'occupent des tâches ménagères ingrates même chez les pics noirs! Ceci dit, des ornithologues qui suivent ce couple m'assurent que c'est le mâle qui s'est occupé de couver la plupart du temps. Ouf!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)

10h17, le mâle vient nourrir sa progéniture. J'attends qu'il soit parti et je replie en vitesse mon affût. Avec de la chance, ils réoccuperont cette loge l'an prochain. Alors, bonne chance aux jeunes et à l'année prochaine!

Pic noir (Dans une forêt de Thiérache, Aisne)
Voir les commentaires

Retour du castor en Thiérache (Reportage France3 Picardie)

25 Mai 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #castor, #France3 Picardie, #Thiérache, #Aisne

Je vous propose un reportage que j'ai tourné pour France3 Picardie sur le retour du castor dans notre région.

Voir les commentaires

Buse variable, pie bavarde, corneille, tarier pâtre (Thiérache axonaise)

12 Avril 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

 

CS6J1014

 

Fin de cet affût très riche en rapaces et autres corvidés. Une buse brune se joint à la danse. Son plumage n'en est pas moins splendide.

 

CS6J1017

 

CS6J1081 bis

 

Castagne autour d'une carcasse.

 

CS6J1084

 

Cri s'adressant aux autres buses du canton. J'en ai donc compté quatre dont deux blanches plus deux milans royaux. Belle sortie! Je n'en demande pas tant tous les jours.

 

CS6J1085

 

CS6J1088

 

Il n'est pas si commun de pouvoir observer les pattes d'un rapace. La buse vient d'atterrir et l'on croirait qu'elle marche dressée sur ses deux pattes.

 

CS6J1098

 

CS6J0621

 

Des yeux bleus? Il s'agit, je pense, d'une troisième paupière appelée membrane nictitante qui sert humidifier l'oeil et à protéger celui-ci pendant les combats ou la prise d'une proie.

 

CS6J1095

 

L'arcade sourcilière proéminente qui donne fière allure à notre rapace sert à protéger un oeil beaucoup plus performant que l'oeil humain.

 

CS6J1008

 

Vol ample, noble et majestueux. On observe souvent la buse planer dans les airs mais elle chasse aussi à l'affût sur des piquets de clôture ou de grillage d'autoroute.

 

CS6J1022

 

CS6J1019

 

Dommage pour le cadrage mais l'oiseau se détache bien.

 

CS6J1074

 

La buse telle qu'on peut la voir, souvent de loin, sur un paysage hivernal dépourvu de feuillages (à ceci près que nous sommes au printemps!).

 

CS6J0916

 

Les pies ne sont jamais très éloignées des rapaces pour leur disputer leur nourriture ou leur territoire.

 

CS6J0905

 

Belles couleurs sur l'extérieur de l'aile de la pie. J'aimerais réussir une photo plus proche de dos ou en contre-jour. J'y crois!

 

CS6J0918

 

CS6J0930

 

CS6J0792

 

CS6J0739

 

Corneille noire à l'affût pour un chapardage.

 

CS6J1187

 

Comme une petite note musicale et printanière pour cette fin d'affût. Je m'apprête à partir et je repère tout près de moi une boule de couleur que j'attends depuis longtemps : un tarier pâtre. C'est le premier que je vois et nous sommes déjà le 1er avril. Que le printemps est long à venir cette année. De nombreux migrateurs sont bloqués plus au sud ou bien se sont fait piéger par la rudesse du climat sans avoir la force de redescendre sous la Loire. La migration est un risque avec la vie pour enjeu. Certains oiseaux sont bien là mais ne se montrent pas, ne chantent pas, pour économiser leurs forces.

 

CS6J1189

 

Notre petit tarier pâtre me gratifie pourtant d'une belle "roue", chose que je n'avais jamais vue auparavant. Longue vie à toi!

Voir les commentaires

Buses variables blanches, corneille noire (Thiérache axonaise)

11 Avril 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

 

CS6J0841

 

Pendant que milans royaux et corneilles se chamaillent, un autre jeu se dérolel en parallèle sur la même scène : des buses variables, par le festin alléchées, entrent dans la danse. Pour vous dire que j'en ai pris plein les mirettes! Pour ne rien gâcher, la buse blanche pour laquelle je m'étais déplacé à l'origine pointe le bout de son bec et arbore fièrement sa poitrine (presque) immaculée.

 

CS6J0947

 

Le terme buse variable provient du fait que la même espèce d'oiseau peut présenter un plumage très brun jusqu'à très blanc. Les "buses blanches" que j'ai pu voir sont plutôt présentes dans l'Est et le Nord de la France.

 

CS6J0648

 

Une corneille noire en position d'attaque. Pendant cette scène, j'ai l'oeil rivé dans mon viseur sans vraiment de vision d'ensemble et à vrai dire, je ne sais pas trop qui la corneille cherche à atteindre. Le milan royal tournoie juste au-dessous et la buse semble complètement indifférente à cette intimidation.

 

CS6J0649

 

Finalement, elle part sans demander son reste.

 

CS6J0816

 

La buse envoie des cris stridents et décolle. Je crois qu'elle fond sur un concurrent mais...

 

CS6J0851

 

...elle va rejoindre une deuxième buse blanche! Cerise sur le gâteau! Est-ce un couple qui s'est trouvé en raison de son plumage inhabituel?

 

CS6J0894

 

J'ai des doutes car beaucoup de buses très ressemblantes se castagnent mais j'ai cru voir un accouplement au loin entre ces deux buses blanches.

 

CS6J0817

 

Avant de rejoindre l'autre buse blanche, celle-ci n'a cessé de l'appeler durant le vol. Son cri ressemble à un miaulement aigu et très sonore qui permet de ldécler sa présence quoi que son chant puisse être imité par les geais et les étourneaux.

 

CS6J0818

 

CS6J0819

 

Série de photos où l'on peut apprécier ce qu'on peut rarement observer à l'oeil nu et que la photo permet de fixer: l'extrémité des rémiges primaires (grandes plumes situées au bout de l'aile).

 

CS6J0821

 

On peut voir la pression qui s'exerce individuellement sur chaque plume. Ceci permet à l'oiseau de réduire la résistance à l'air. C'est sur ces plumes que la pression de l'air est la plus forte au cours du vol. Pour plus d'info, voir cet article de Wikipédia.

 

CS6J0832

 

Petit coup d'oeil à la carcasse que j'ai installée.

 

CS6J0836

 

Train d'atterrissage sorti.

 

CS6J0838

 

CS6J0840

 

CS6J0842

 

Des rémiges qui font office de crête de coq sur la tête de notre buse!

 

CS6J0843

 

CS6J0852

 

CS6J0806

 

Contrairement aux milans royaux que je n'ai jamais vu se poser, les buses vont rapidement au sol se nourrir. Peut-être sont-elles moins farouches?

 

CS6J0656

 

CS6J0858

 

Le dos n'est pas aussi blanc que la poitrine.

 

CS6J0868

 

CS6J0871

 

CS6J0893

 

CS6J0896

 

CS6J0932

 

Arrivée d'une autre buse si j'en crois la couleur du plumage. Je découvre ce fait en regardant les photos car sur le terrain, je croyais qu'il n'y avait que le couple de buses blanches.

 

CS6J0933

 

CS6J0936

 

Quand un rapace arrive, une corneille n'est jamais bien loin pour la houspiller.

 

CS6J0938

 

Quand ce n'est pas un autre de ses congénères!

 

CS6J0939

 

CS6J0941

 

CS6J0979

 

CS6J0966

 

Wouaouh! Elle passe tellement près de mon affût que je peux la voir dans les yeux.

 

CS6J0980

 

Encore un bel exemple de la souplesse des rémiges primaires.

 

CS6J0981

 

CS6J0985

 

CS6J1005

 

La forme de la buse telle qu'on peut souvent la voir quand on roule en voiture.

 

CS6J1029

 

Elle peut malgré son poids se tenir sur des branches assez fines. De 550 à 850g pour le mâle et de 700 à 1200g pour la femelle. Plus d'info sur la buse sur oiseaux.net

 

CS6J1031

 

CS6J0945

 

CS6J1043

 

CS6J1129

 

Pas facile de ne pas cramer les blancs en plein soleil. Je ne vais pas me plaindre vu le peu d'ensoleillement auquel on a eu droit en Picardie cet hiver!

 

CS6J1142

 

CS6J1161

 

Je prends ce cri en ma direction comme un au revoir. Pour ma part, je remercie les buses pour le spectacle.

 

CS6J1171

 

CS6J1172

 

Envol de la buse blanche. Prochain article sur une buse brune présente sur les lieux et qui ne démérite pas par sa beauté.

Voir les commentaires

Milan royal, corneille noire (Thiérache axonaise)

9 Avril 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

 

CS6J0419

 

Retour en Thiérache dans une pâture où j'ai vu évoluer il y a quelques semaines un milan royal et des buses variables. J'ai ramené à nouveau une carcasse pour ce charognard. Pendant trois heures, il n'y a pas âme qui vive. Je me demande si je ne vais pas repartir bredouille. C'est à ce moment que je le vois arriver, majestueux.

 

CS6J0316

 

Surprise, il y a deux milans royaux. Je n'ai pu les photographier ensemble mais quel spectacle! En revanche, ils rejouent le même cirque que la dernière fois : ils tournoient très bas sans se poser au sol.

 

CS6J0581-copie-1

 

Les corneilles noires, qui sont arrivées peu de temps après, lancent l'assaut. D'envergure moins imposante, elles attaquent sans répit. Rien ne les arrête. Le milan royal est dans la position du fuyard.

 

CS6J0585

 

Tout ceci se passe juste au-dessus de ma tête. J'ai du mal à cadrer tellement les scènes de combat se jouent vite. J'étais très prudent avec mes mouvements d'objectif quand les milans étaient seuls, mais depuis l'arrivée des corneilles, je peux bouger comme je veux car les oiseaux sont obnubilés par les joutes aériennes.

 

CS6J0593

 

CS6J0544

 

Le combat se déroule dans le silence, je n'entends aucun cri d'oiseau si ce n'est parfois le bruissement des ailes quand les milans passent juste au-dessus de mon affût.

 

CS6J0554

 

Le milan royal est un oiseau essentiellement européen, protégé depuis 1981, et fait partie des espèces menacées. Une grande partie des effectifs européens stationne en France. Pour plus d'info, un article sur wikipédia.

 

CS6J0407

 

Une belle envergure de 1,45 à 1,65m.

 

CS6J0417

 

Je suis très content de voir évoluer dans les airs ces grands rapaces. Je peux parfois les voir dans les yeux tant ils sont proches. Ma déception est photographique : j'ai des attitudes, de beaux oiseaux, mais ça ne fait pas pour autant de belles photos. Les milans ne se sont pas posés au sol. J'avais prévu un arrière-plan plus fourni qu'un ciel bleu s'ils s'étaient posés. Dommage... Les photos sont à mon goût d'un intérêt plus naturaliste que photographique mais cette séance d'affût restera inoubliable.

 

CS6J0378

 

Ce milan royal se gratte le menton en vol.

 

CS6J0356

 

CS6J0409

 

Passage en rase-motte au-dessus de mon affût.

 

CS6J0359

 

Observez la différence d'angle entre les ailes et la queue.

 

CS6J0420

 

CS6J0354

 

Les plumes de la queue sont un peu amochées...

 

CS6J0440

 

CS6J0489

 

CS6J0491

 

CS6J0518

 

CS6J0573

 

CS6J0665

 

CS6J0698

 

Finalement, les milans ont réussi à récupérer quelques restes en attrapant avec les serres des lambeaux de viande sans se poser.

 

CS6J0700

 

CS6J0703

 

À la revoyure.

Voir les commentaires

Milan royal, corneille noire, buse variable (Thiérache axonaise)

3 Mars 2013 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

 

CS6J8287

 

Mon réseau d'informateurs en Thiérache axonaise est formel : la neige est toujours bel et bien là en ce dernier jour de février alors qu'elle nous a quittés depuis bien longtemps dans la Somme. Bon, c'est décidé, je pars. Je n'ai plus qu'une petite chance de faire des photos dans la neige d'une buse blanche magnifique dont un ami m'a signalé la présence. Je file avec 2kg de déchets de boucherie. En route, je scrute les abords des routes en espérant trouver une carcasse de lapin, hélas rien. Ce serait un appât beaucoup plus naturel pour la buse mais faute de mieux, je préfère assurer le coup avec des restes de volaille. Arrivé sur place, morbleu! Plus de neige du tout! La guigne! Question bilan carbone, c'est très médiocre! Je n'ai tout de même pas fait toute cette route pour rien. J'installe mon affût en toute hâte. Une heure après, je crois rêver : un milan royal fond sur la viande. Malheureusement pour moi, il ne fait que se poser pour se renvoler aussi tôt.

 

CS6J8292

 

Il tournoie autour de l'appât. Son envergure est imposante : 140 à 165cm (Source Le Guide ornitho). Il fait des cercles de plus en plus concentriques à moins de 20m de moi. Il tourne, il tourne, le milan... mais hélas sans se poser puis s'en va. 

 

CS6J8259

 

J'aurais aimé qu'il y eût de la neige au sol. La neige, même avec un temps grisâtre et maussade, réfléchit la lumière et aurait permis d'éclairer le rapace charognard par-dessous.

 

CS6J8304

 

CS6J8301

 

Le milan royal est erratique en cette période de l'année. Il est migrateur partiel au nord mais peut être aussi sédentaire. Bientôt vont arriver les milans noirs, plus petits, qui eux partent en Afrique tout l'hiver.

 

CS6J8321

 

Je me suis précipité en plaçant à la hâte les restes de volaille. Pour ne pas les voir sur la photo, je les ai mis dans un petit sillon de la pâture. Bien mal m'en a pris! Une buse, des corneilles et des pies viennent au bout de 3 heures d'affût mais je ne peux pas les voir car les oiseaux sont aussi dans le sillon! J'attends que les oiseaux soient partis pour sortir de l'affût et changer la viande de place. Normalement, cette sortie devrait me faire perdre encore 3 heures... Même si je ne vois plus les oiseaux, ils sont postés non loin et un humain marchant dans la pâture n'échappera pas à leur regard. Je marche debout sans me courber et mes pas font crisser les feuilles. Quelle n'est pas ma surprise en découvrant à moins de 10m devant moi une buse qui se délecte des restes en me tournant le dos! Je suis obligé de faire du bruit pour ne pas la surprendre de trop près.

 

CS6J8212

 

C'est la première fois qu'une corneille noire se pose auprès d'un appât que j'ai placé. D'habitude, les corneilles aperçoivent la nourriture très vite mais restent très méfiantes. Jusqu'à présent, je ne les avais jamais vues descendre au sol contrairement aux buses. 

 

CS6J8236

 

Les corvidés de manière générale (surtout les corneilles, les corbeaux freux et les pies bavardes) sont très méfiants vis-à-vis de l'homme et savent souvent détecter les leurres qui leur sont tendus par les piégeurs.

 

CS6J8220

 

CS6J8273

 

Les corneilles houspillent sans cesse les rapaces (elles n'hésitent pas à s'attaquer à des aigles ou à des pygargues, alors une buse...). Les "becs droits" n'ont pas peur des "becs crochus" à qui ils disputent leur nourriture. Ici, c'est une autre buse que celle que j'ai fait fuir en sortant de l'affût mais elle n'est finalement pas allée vers les déchets de boucherie.

 

CS6J8277

 

Elle s'est contentée de faire fuir la corneille.

 

CS6J8239

 

Dix minutes après avoir réintégré mon affût, je me prépare en maugréant contre moi-même à une longue attente de plusieurs heures avant de voir réapparaître le premier oiseau. Dix minutes après, coucou! qui revoilà? Le milan royal qui n'avait pas réapparu depuis les premières lueurs du jour. Le moyen le plus facile de le reconnaître est sa queue échancrée en V.

 

CS6J8259

 

Même cinéma que le matin : le milan tourne, tourne et se pose 3 fois au sol près de la viande pour redécoller illico. Dommage...

 

CS6J8325

 

Finalement, il essaie de se poser sur le cime d'un arbre mais sur une branche tellement fine pour lui qu'il ne peut garder son équilibre. Epilogue de cet affût : le milan part suivi de près par le photographe. Je n'aurai pas vu la buse blanche mais un milan royal. Je ne perds pas au change.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires