Partager l'article ! Hibou grand-duc (nord de la France): La grande duchesse se montre avec parcimonie de jour. Instant incroyable que cette rencontre. Elle est venue ...
La grande duchesse se montre avec parcimonie de jour. Instant incroyable que cette rencontre. Elle est venue nourrir ses jeunes, arrivant comme une bombe avec apparemment un rat entre ses serres puissantes.
J'aurais aimé vivre ce rendez-vous rapproché. Voici la seule photo de la série qui ne soit pas de moi. Elle a été prise dans les mêmes conditions et sur le même lieu que tous les clichés des deux articles sur les grands-ducs. Un grand merci à l'ami qui me laisse utiliser sa photo.
En cette fin juin, il fait une chaleur torride, 35°C à l'ombre. Je sue comme un goret dans mon affût, c'est intenable. Chaque pore de ma peau déverse des flots de transpiration. Chaque mouvement accélère le processus. J'ai l'impression d'être au Vietnam. Aucun vent pour me rafraîchir. Je comptais lire pour passer le temps. Impossible : tout papier passant entre mes mains deviendrait illisible. Je prends mon mal en patience. Je me demande si je verrai les jeunes avec ce thermomètre qui tutoie les sommets. Je suis bien surpris d'en voir apparaître un dès 18 heures. Visiblement, il souffre aussi de la chaleur et écarte ses ailes pour faire baisser la température.
Je revois ces jeunes hiboux après quelques semaines. Leur plumage est presque celui d'un adulte. On commence à voir pointer les aigrettes. Ils ont encore du duvet qui permet de ne pas les confondre.
Les jeunes sont volants dorénavant mais ne semblent pas très pressés de quitter l'aire qui les a vu naître. Ils continuent à exercer leurs ailes.
Petit exercice d'étirement.
Une envergure pouvant atteindre 1,88 m pour une femelle tout de même. Là, je ne saurais distinguer s'il s'agit d'un jeune duc ou d'une duchesse. La femelle, comme pour les faucons ou les éperviers est plus grosse que le mâle (d'environ 1/3).
De temps en temps, les jeunes volent de piton rocheux en piton rocheux. Je ne suis pas expert en hibou grand-duc mais il me semble bien que c'est toujours le même, le plus téméraire depuis le début, probablement le mâle, qui est le plus actif et le plus explorateur. J'avais déjà pu observer ce phénomène chez les jeunes faucons pèlerins.
Le fond de l'air est déjà beaucoup plus frais. Je peux prendre des photos sans craindre pour mon boîtier avec mes mains qui ne sont plus dégoulinantes de sueur. Les jeunes sont plus actifs. Il n'est pas loin de 21h30 et je peux prendre des sujets en mouvement à 12500 ISO avec une vitesse proche du 1/800ème à F/4. L'EOS 1D Mark IV est vraiment surprenant pour ces photos au crépuscule.
Les jeunes scrutent le ciel et leurs parents à la tombée du jour.
Un clin d'oeil au photographe?
Epouillage et démonstration de serres qui pourraient sans problème transpercer la main d'un homme.
Toujours en recherche de fraîcheur. Zen attitude...
Des vrais cuissots de chevreuil!
Une robe de plumes...
La fratrie au complet : trois beaux hiboux prêts à voler vers leur destin loin de leurs parents. Ils resteront probablement assez proches tout de même de leur région natale.
Un peu flou mais belle attitude.
En attendant leurs parents, les jeunes cherchent dans les rochers les restes de leur repas nocturne.
Les hiboux ont une ouïe exceptionnelle accompagnée d'une très bonne vue. Comme les faucons pèlerins, leur oeil tient une place énorme par rapport à l'homme dans la boîte cranienne. Cependant, leurs yeux sont fixes dans leur orbite. Pour voir sur les côtés, ils peuvent tourner leur tête de 270° à droite et à gauche. J'essaie et après je vais voir mon ostéo!
Celui-ci a retrouvé un hérisson de la veille. Des hérissons par ailleurs souvent infestés de parasites qu'ils transmettent à leurs prédateurs...
Petit amuse-gueule qui n'est pas de première fraîcheur avant le prochain nourrissage. Les jeunes resteront encore sur l'aire quelques mois le temps que leurs parents leur apprennet à chasser puis iront tenter leur chance ailleurs. Il est temps que je m'en aille. Bye, bye les hiboux.
Pour un peu plus d'infos sur les hiboux grands-ducs, vous pouvez vous référer à l'article précédent.
Le Benoit à barbe rousse est observé principalement dans la Somme mais il peut migrer en Thiérache et plus généralement dans le nord de la
France . On le reconnaît aisément à son chapeau à plumes. Le matériel utilisé : Canon EOS 1D mark IV et 500mmF/4. Tente affût Dôme advantage (Jama). Les photos ne sont pas libres de
droit.
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