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Bétails de min coin

Faucon crécerelle (Cotentin)

28 Juin 2012 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Normandie

 

 

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Aujourd'hui, rencontre avec un rapace de taille moyenne qui est le compagnon régulier de l'automobiliste. Qui n'a jamais jeté un coup d'oeil à un oiseau suspendu en l'air au bord d'une nationale ou d'un simple chemin, battant vivement des ailes, et qui soudain plonge dans le talus?

Le faucon crécerelle est le "bétail de min coin" par excellence. Comme bien des oiseaux communs, on le voit souvent à travers le pare-brise mais dès qu'on décélère, il s'enfuit en un tire d'aile. C'est donc tout émoustillé que je suis parti dans cette belle région du Cotentin quand des amis m'ont signalé qu'un couple de faucons crécerelles nichait au deuxième étage de leur maison. Ici le mâle à l'envol.

 

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Le nid est situé dans l'embrasure d'une maison dont une signature de tailleur de pierre indique qu'elle date du XIème siècle. Cette niche devait avoir une utilité à l'origine mais je ne la connais pas. La pierre est typique du Cotentin, faite de schiste, et appelée localement pierre bleue. Les faucons nichent généralement dans des arbres (ancien nid de corvidé) mais ne dédaignent pas les cavités de parois rocheuses ou de bâtiments (Le Guide ornitho). Nous sommes début juin et les jeunes sont déjà bien grands. Ils ont grand faim et les parents ne ménagent pas leur peine pour les nourrir. 

 

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Toutes les niches de cette belle bâtisse sont occupées. La nature a horreur du vide... La vierge Marie est en bonne compagnie : le vol du faucon crécerelle est appelé le vol du saint-esprit car il reste les ailes en croix pour repérer ses proies (contrairement à la buse variable qui chasse plus volontiers à l'affût sur un piquet de clôture), ce qui témoigne d'une très forte musculature des ailes.

 

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La maison en question. Vous pouvez voir en haut à droite de la porte d'entrée la petite ouverture verticale qui sert de nichoir aux faucons à environ 6m du sol. C'est la deuxième année qu'ils nichent ici. Il faut dire que la maison avait été inoccupée. Maintenant que des hommes l'habitent à nouveau, nous verrons bien si la présence humaine incommodera les faucons au printemps prochain. J'ai pu constater que la présence de l'homme leur était supportable pour le nourrissage à une trentaine de mètres (les voisins). En-deçà de cette distance, les adultes sont très méfiants.

 

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Voici le mâle vu de dos. Son plumage est beaucoup plus coloré et roux que celui de la femelle.

 

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Le mâle apporte des proies et repart aussitôt. J'étais posté dès potron minet dans mon affût. Il y a eu très peu de nourrissages avant 11h. Après, le rythme s'est accéléré et c'est plus souvent le mâle qui venait. Remarquez la taille de l'oeil par rapport à la tête et vous pourrez aisément comprendre que la vue des faucons est excellente. 

 

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J'ai eu du mal à anticiper les venues des faucons qui ne signalent pas leur présence par un cri. En me plaçant dans l'axe de la fenêtre, je pouvais observer l'attitude des jeunes qui, quelques secondes avant l'arrivée d'un adulte, s'activaient un peu plus, écarquillaient les yeux. C'était une concentration de tous les instants car de là où j'étais, je ne pouvais strictement rien voir à l'oeil nu, d'autant que les jeunes restaient souvent au fond du nid dans la pénombre. Je devais donc rester l'oeil rivé dans mon viseur pour anticiper un nourrissage. Comme j'étais en contre-plongée, c'était assez douloureux pour les cervicales.

 

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Par la suite, j'ai changé mon affût pour prendre des prises de vue latérales. Pour voir l'arrivée du faucon adulte sans m'aider des jeunes, j'ai installé une commande à distance sur le boîtier et je me suis reculé à une trentaine de mètres, caché derrière un buisson. J'avais une vision plus large que par la petite lucarne de mon affût et je mitraillais en rafale dès que je le voyais arriver aux abord du nid.

 

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La femelle crécerelle. 

 

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On distingue le rongeur que tient dans son bec le jeune. La femelle s'attarde plus au nichoir mais reste très méfiante.

 

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Dans la bande des cinq jeunes, il y a le petit dernier qui est encore un gros poussin duveteux. 

 

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Sous le duvet, les plumes! 

 

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Malgré la crise du logement d'un nichoir où règne la promiscuité, les jeunes s'exercent au vol et se musclent en battant des ailes. L'atmosphère du lieu devait être difficilement respirable, du moins pour un humain. Tout le duvet volait et retombait en gros flocons. J'en éternuais rien qu'en regardant la scène!

 

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Junior regarde avec intérêt ses aînés. 

 

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Comme les rapaces nocturnes, ils ont une propension formidable à se tordre le cou et à lorgner tout élément volant autour d'eux. La moindre plume ou mouche attire leur attention de prédateur. Quand je m'installe ou lorsque je pars, ils me dévisagent avec la curiosité de ceux qui découvrent le monde. Profitons-en car cette curiosité se changera très bientôt en méfiance vis-à-vis de l'homme.

 

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La femelle aime bien le reposoir que constitue le rebord du conduit extérieur de la cheminée. Elle ramène une proie et attend parfois plusieurs minutes avant de descendre l'apporter aux jeunes. 

 

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On voit presque la fratrie au complet. 

 

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J'ai beaucoup de regrets sur cette série de prises de vues latérales. Je voulais figer l'instant où le faucon arrive avec sa proie dans le bec (plus rarement dans les serres). 

Malheureusement, les photos manquent toutes de netteté. J'ai essayé différents paramètres : m'éloigner pour gagner de la profondeur de champ (ou bien fermer le diaphragme), déclencher à pleine ouverture pour gagner en vitesse (généralement à 800 ISO au 1/1600ème), essayer la mise au point manuelle bloquée sur l'entrée du nid, puis le multiautofocus ou le collimateur central actif. Rien n'y a fait, elles sont toutes floues. Je crois que je manquais de vitesse tout de même. Je trouverai une solution j'espère l'an prochain s'ils nichent encore au même endroit.

 

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Petit coup d'oeil aux alentours avant de repartir en chasse. 

 

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Les jeunes regardent partir leur mère en attendant le prochain repas. Je n'ai pas compté le nombre de nourrissages mais les parents pouvaient à certains moments de la journée venir toutes les 10 minutes avec un campagnol. 

 

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Les faucons sont des oiseaux très respectueux de la propreté de leur chambre à coucher. Ils fientent au dehors. Qui peut s'enorgueillir d'un tel jet, hum? Prière donc de ne pas installer son transat en-dessous! Blague mise à part, ce genre de gêne est une des raisons pour lesquelles les hommes détruisent les nids, condamnent les ouvertures de cave, garages et granges et diminuent ainsi drastiquement les possibilités de reproduction de nombre d'espèces d'oiseaux comme les hirondelles. Un grand merci donc aux propriétaires qui acceptent ce petit désagrément.

 

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Fienter sous les yeux impassibles de ses frères et soeurs. 

 

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Pourquoi cette photo? C'est pas tous les jours qu'on peut voir le fion d'un crécerelle! Mon côté naturaliste me perdra!

 

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C'est pas tout ça mais j'ai faim, moi! 

 

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Pour sortir du nid, le faucon montre toute son habileté à passer ses ailes l'une après l'autre.

 

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L'envergure du crécerelle est de 68 à 78cm. 

 

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Je bouge mon objectif du nid vers la cheminée, soit un angle d'environ 45° et je suis repéré pour la première fois par la femelle qui lance un cri d'alarme dans ma direction. 

 

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Ceci ne m'empêche pas quelques minutes plus tard d'assister à une scène que je n'ai vus que deux fois : le mâle se pose sur la cheminée avec une proie où l'attend la femelle. Elle vient se saisir de la proie et file au nid. Malheureusement, je n'ai pu avoir le moment où la femelle prend la proie dans le bec du mâle.

 

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Contrairement au mâle qui ne fait que déposer les proies, j'ai vu à deux reprises la femelle rester au nid de longues minutes pour découper des proies. Les jeunes se sont disposés en cercle autour d'elle pour recevoir la becquée. C'est surtout le plus jeune  qui était servi. Les autres n'avaient aucun mal à avaler tout rond les campagnols comme les chouettes et hiboux.

 

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Autre scène : la femelle est repartie du nid avec un campagnol. Pourquoi? Mystère... 

 

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La plupart des proies que j'ai pu voir étaient des rongeurs mais le faucon crécerelle n'hésite pas à ramener de jeunes oisillons pour compléter le menu de sa progéniture. 

 

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Les choucas des tours (ici des cheminées!) harcèlent les crécerelles adultes dès qu'ils le peuvent. De manière générale, tous les corvidés disputent leur territoire aux rapaces.

 

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Une pie vient boire à la gouttière sans se soucier des jeunes faucons. 

 

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Petit bisou, ou "bec" comme on dit dans le coin. 

 

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Pour l'anecdote, les faucons sont partis une semaine après mon départ. Le nichoir a aussitôt été occupé par une chouette effraie.


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Allez, la photo que j'aurais aimé réussir. On voit bien le relief des lichens sur le schiste. Normal, le point est dessus et pas sur le faucon!  L'an prochain peut-être...

 

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Même voeu pour cette dernière... 

 

 

 

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Mésange nonnette, pivert, hypolaïs ictérine (Thiérache axonaise)

20 Juin 2012 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

 

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Mésange nonnette.  Pas farouche pour un sou. Je suis à découvert à quelques mètres du nichoir où elle nourrit ses petits.

 

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Le pivert, amateur des vieux arbres fruitiers. J'étais en vadrouille en voiture quand je l'ai fait décoller alors qu'il était au bord de la route. Il est allé se poster un peu plus loin, immobile pendant de longues minutes, sûr de ne pas être vu.

 

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Dans le contre-jour d'une soirée de printemps, l'ortie révèle un visage moins urticant. 

 

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C'est dans cette forêt de Thiérache que j'ai aperçu une cigogne noire. Elle traîne dans le coin et j'espère bien pouvoir en faire une photo. 

 

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Le contre-jour montre bien les milliers d'insectes en présence, un vrai festin pour les oiseaux. 

 

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Une pâture de graminées qui n'a l'air de rien en journée mais qui se transfigure dans le contre-jour du soir. 

 

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On dirait des chapelets de perles. 

 

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Juste pour dire que je l'ai vue : l'hypolaïs ictérine, petit passereau sylviidé nous venant d'Afrique transsaharienne. Le dessous est bien jaune. C'est un bavard invétéré qui sait imiter plusieurs dizaines d'espèces d'oiseaux. Il n'est pas très farouche mais j'étais mal placé dans le lumière du matin. Il est venu chanter des heures à 1m au-dessus de mon affût. Peut-être l'an prochain... 

 

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Une tranchée de l'Aisne plus accueillante, du moins en cette saison, pour notre lièvre. Je presse sur la détente. Même pas mal!

 

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Bonne nuit. 

 

 

 

 

 

 

 

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Chouette hulotte, pivert, étourneau sansonnet, sittelle torchepot, grimpereau des jardins (dans un bois de Thiérache axonaise)

16 Juin 2012 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

 

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La chouette hulotte, gardienne des lieux. Après une nuit où elle a régné en maîtresse, elle se fait plus discrète. Perchée à une bonne dizaine de mètres de haut, collée à une branche, elle se repose. Il est difficile de la localiser pour l'oeil humain tant son plumage est mimétique. C'est aussi le cas pour les passereaux qu'elle a chassés durant la nuit. S'ils la détectent, ils la houspillent sans relâche. La chouette est quand même plus facilement visible en cette fin mai. D'habitude très bien cachée dans les lierres et presque indétectable, elle a quitté sa cache habituelle pour surveiller sa progéniture.

 

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Pendant de longues minutes, je cherche des yeux en haut des frondaisons en me tordant le cou. Parfois, le graal est tout proche. Non loin de l'adulte, à 3m de haut, un jeune me fixe, immobile. Il a déjà fait un bon bout de chemin! Son nid, à la fourche d'un chêne à plus de 15m de haut est loin dans le bois. Le jeune n'est pas volant mais il saute et s'agrippe aux troncs et aux branches pour se déplacer. L'an dernier, le couple de hulotte avait mis au monde trois jeunes. Cette année, il semble n'y en avoir que deux. 

 

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La chouette, impassible, me suit vaguement des yeux pour se rendormir. Bonne nuit ou plutôt bonne journée! 

 

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De l'autre côté du bois, le cri du pivert retentit. On dirait un ricanement très caractéristique  qui ne peut être confondu avec aucun autre chant d'oiseau. Le pivert n'est pas un agité : il peut rester de longues minutes immobile sur le tronc.

 

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Le pivert a creusé sa loge dans un arbre en fin de vie à une demi-douzaine de mètres de hauteur. Hélas pour moi, la lumière n'est pas des plus fameuses!

 

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La loge a vraiment été travaillée à sa taille. 

 

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Le tronc est d'ailleurs constellé de loges occupées par de nombreuses espèces. Laissons donc vivre les arbres morts dans nos campagnes qui fournissent le gîte et le couvert à bien des espèces d'oiseaux. 

 

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Tout près de la chouette hulotte, un étourneau sansonnet  a choisi une ancienne loge de pic pour nidifier.

 

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Il nourrit plusieurs jeunes qui sont au fond de la loge. Il est toujours très prudent avant d'en sortir. Il observe les alentours avant de s'élancer. 

 

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Un autre occupant des loges de pics : la sittelle torchepot. 

 

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Elle tient son nom de torchepot de ce qu'elle réduit à sa taille l'entrée de la loge avec de la boue.

 

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L'écorce du chêne, une source d'inspiration. 

 

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Un visiteur régulier du chêne : le grimpereau des jardins. 

 

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C'est un oiseau minuscule (12 à 13,5 cm de long pour 12g) sans cesse en mouvement et pas facile à photographier. Contrairement à la sittelle qui visite les arbres de haut en bas la tête vers le sol, le grimpereau remonte le tronc pour traquer ses proies.

 

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Son bec long et incurvé vers le bas est taillé pour aller chercher les insectes cachés au plus profond des replis de l'écorce du chêne. Malheureusement, je n'ai pas pu en faire de gros plan.

 

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Plaqué contre l'écorce, il est très difficile à détecter. Heureusement, il est très mobile. On le voit donc grâce au mouvement. Mais pour faire le point, c'est la galère!

 

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Le couple. 

 

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Ciao, le bois. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pic noir (forêt de Thiérache axonaise)

13 Juin 2012 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

 

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Une rencontre hors du commun en cette fin mai. Je me suis posté au pied d'un hêtre qui héberge la famille pic noir dans une grande forêt de Thiérache. C'est le plus grand des pics. Cet oiseau sédentaire est de la taille d'une corneille dont il partage la couleur. On reconnaît ici la femelle au nourrissage avec sa petite calotte rouge qui ne couvre que la partie arrière du crâne.

 

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Les jeunes sont nés début mai. Ils sont âgés de trois semaines lors de ma venue. La couvée comporte deux jeunes mâles déjà bien grands. 

 

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Une sacrée crête d'iroquois!

 

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Les jeunes sortent de la loge et appellent sans relâche leurs parents car leur ventre les tenaille. Ils épient le ciel mais rien à faire, personne ne vient les voir. Je suis un peu comme eux. Je suis arrivé à 5h30 et en milieu de matinée, toujours pas de parent.

 

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L'un des jeunes est plus avancé, on le voit à sa crête plus développée.

 

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Les jeunes trompent leur ennui en essayant d'attraper avec leur langue des insectes sur le pourtour de la loge. La langue des pics est longue et visqueuse et, selon certains travaux scientifiques, protège leur cerveau lors des phases printanières de tambourinage. Pour plus d'info, voici un lien vers un article du magazine "La Hulotte"  http://lahulotte.fr/courrier_pic_noir1.php

 

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Un "cousin" attentivement observé par notre jeune pic! Le régime alimentaire des pics noirs est constitué d'insectes xylophages, de fourmis, de larves, d'asticots, de fruits et parfois d'oeufs, d'oisillons. Ses lieux de nourrissage sont les arbres morts, les fourmilières et les ruches. (Source oiseaux.net http://www.oiseaux.net/oiseaux/pic.noir.html)

 

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La capacité de torsion du cou est surprenante!

 

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Arrivée de la femelle en fin de matinée, sans crier gare. Je me réveille de ma torpeur et de mes 6 heures d'attente par les cris des jeunes. Elle ne nourrira qu'un seul jeune, le moins avancé.

 

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Du coup, le plus âgé lui fait payer l'outrage en lui martellant le crâne avec son bec. Après une demi-heure, alors que je ne pouvais anticiper ce qui allait se passer, le jeune le plus âgé quitte le nid dans un envol pas très assuré. Il est vraissemblablement allé rejoindre l'adulte mâle qui le ramènera au nid pour passer la nuit. En fait, les parents devaient affamer le jeune en âge de quitter le nid pour le forcer à prendre son envol. Je veux bien voir le verre à moitié plein : j'ai eu de la chance de voir encore les pics. S'ils nidifient au même endroit l'an prochain, je viendrai une semaine plus tôt!

 

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Le jeune restant patiente à la loge et attend sa pitance. On voit bien la circonférence importante du frêne choisi par le pic. C'est une loge qui a déjà servi les années précédentes et dont l'entrée a été retravaillée au printemps par le mâle. Ce dernier creuse plusieurs loges mais c'est la femelle qui choisit la loge de son choix. Contrairement aux autres pics, le pic noir choisit aussi des arbres sains pour nidifier. Il peut creuser pendant un mois par de grands coups puissants qui s'entendent de loin tout comme son chant de parade audible à plusieurs kilomètres. Sa loge est construite dans un arbre lisse à une hauteur allant de 7 à 12m et surtout sans branche à proximité pour éviter les prédateurs comme les martres. Adulte, le pic n'a guère de prédateur que le hibou grand-duc. Ce frêne est situé à proximité d'une belle allée qui permet un dégagement pour l'envol. Espérons que les forestiers laisseront cet arbre qui ne donnera pas les planches espérées. La loge sera sûrement réutilisée par le pic noir, sinon par les sittelles, mésanges, martres, abeilles ou guêpes. (oiseaux.net)

 

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Deux heures plus tard, arrivée de l'adulte mâle. Deux nourrissages en 10 heures d'attente. Groumph!

 

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Les conditions de prise de vue ne sont pas idéales. La lumière est très violente, le fond est crâmé, surtout quand je dois gérer un oiseau tout noir en premier plan. Le soleil donne juste sur la calotte rouge du mâle qui recouvre bien tout le sommet du crâne. Observez les griffes du pic qui en font un grimpeur hors pair.

 

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Bon vent, et qui sait, à l'an prochain?

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Foulque macroule, héron cendré (Hortillonnages)

5 Juin 2012 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Somme

 

 

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Foulque macroule au coucher du soleil.

 

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Héron cendré.

 

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Une autre façon de voir les orties.

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