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Bétails de min coin

Guêpiers d'Europe (Aisne)

14 Juillet 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Aisne

 

 

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Dernière visite de la saison aux guêpiers. L'oiseau n'est pas très farouche mais je ne veux pas le perturber outre mesure. J'ai du mal à trouver un fond correct qui rende la photo un tant soit peu esthétique. Je me rends sur les lieux un peu avant 6h du matin. Le soleil ne donne pas encore sur la colonie et la lumière est douce.

 

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Pour celles et ceux qui se souviennent de mon dernier article à leur sujet, j'utilise le même perchoir. Pas très original, certes mais je n'avais pas mieux sous la main et l'endroit est complètement dépourvu de reposoir naturel en hauteur. Les oiseaux se posent sur un sol assez laid et qui surtout présente le désavantage de ne pas détacher les oiseaux d'un arrière-plan.

 

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Coup de chance en cette fin juin, il reste encore quelques coquelicots en fleurs. Malgré tout, le cadrage n'est pas évident car il faut que le perchoir soit exactement dans l'axe des fleurs, qu'il soit suffisamment loin des coquelicots pour les avoir flous même en fermant le diaph afin d'avoir de la profondeur de champ sur les oiseaux; enfin calculer que ce perchoir, très flexible, s'abaisse fortement si un ou plusieurs oiseaux viennent s'y reposer, ce qui peut complètement modifier l'arrière-plan!

 

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C'est la première fois que j'y vais aussi tard en saison. Malgré cela, je ne constate aucun nourrissage intensif ni accouplement. De temps en temps, les guêpiers rejoignent leur terrier dans le talus mais de façon très épisodique. Rien ne laisse présager la présence de jeunes.

 

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Aux alentours de 7h, les rayons du soleil passent le talus et viennent frapper de plein fouet les guêpiers. Je dois sous-exposer de deux diaph pour ne pas surexposer les oiseaux. Du coup, l'arrière-plan est très sombre. je ne reste que pour la beauté de l'oiseau car photographiquement parlant, l'heure et déjà passée.

 

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Je me suis mis à l'opposé de l'endroit où je m'étais placé la dernière fois (j'étais venu en soirée). En effet, les oiseaux se posaient toujours face à mon affût et je ne pouvais pas voir leur superbe plumage de dos. Rebelote cette fois-ci! A part cette photo, ils se perchent à nouveau face à moi! Peut-être que ma présence les intrigue et qu'ils préfèrent voir ce qui se passe...

 

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Un coq faisan fait une apparition en haut du talus.

 

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Faucon pèlerin (nord de la France)

7 Juillet 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #nord de la France

 

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Retour sur l'aire de faucon pèlerin où je me suis déjà rendu l'an passé. Le site, sur une falaise, est assez semblable à un site de nidification de hibou grand-duc mais la cohabitation est impossible : le pèlerin fait partie du menu du grand-duc. Le lever est très matinal. En cette fin juin, par ces journées ensoleillées, la lumière n'est acceptable que de 5h à 7h30 maximum.

Comme le jeune hibou, l'approche du faucon pèlerin juvénile est assez aisée. Il n'est pas encore farouche et est curieux de tout ce qu'il découvre. Il est volant depuis mi juin. Ses parents lui déposent des proies (essentiellement des pigeons dont on voit bien les plumées) sur des corniches pour l'encourager à se déplacer.

 

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Cette année, les parents n'ont eu que deux jeunes contre trois l'an dernier. La nidification a été comme d'habitude très discrète ainsi que le nourrissage d'ordinaire plus visible. Les observateurs réguliers du lieu ont même cru à une absence de jeunes, peut-être due à une couvaison toute proche de corneilles, potentiels prédateurs de jeunes.

 

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Heureusement, il y a donc bien eu des jeunes. Comment expliquer cette discrétion par rapport aux années passées? Peut-être un aménagement humain récent ayant eu pour conséquence un plus fort passage qui les aura perturbés.

 

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Je suis sous un filet de camouflage, debout à flanc de montagne, sur une forte pente. La situation est très inconfortable d'autant que j'ai passé 5 heures dans cette position. Je me suis assis de temps en temps au sol et c'est ainsi je crois qu'un hôte indésirable a élu domicile dans mon dos. Une belle tique qui m'a parasité 48h. Groumph! Je bénéficie d'une percée à travers les arbres qui me laisse entrevoir la corniche située à une quarantaine de mètres.

 

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De temps à autre, les jeunes s'exercent au vol. Vu mon angle de vision très réduit en raison des feuillages, il m'est difficile d'anticiper leur arrivée sur la vire. Je dois donc ruser.

 

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Je fais une mise au point manuelle sur un coin de la corniche que les faucons affectionnent. Comme je bénéficie d'une bonne luminosité, je ferme mon diaphragme à F/5,6 pour une vitesse au 1/1250ème et je prie pour que les faucons arrivent dans ma profondeur de champ (pour être nets) et qu'ils se posent là où j'ai fait ma mise au point.

 

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Ma position latérale par rapport au soleil qui se lève en contre-jour me permet de faire ressortir par transparence le plumage.

 

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Impossible de repérer les faucons arrivant à toute blinde à travers l'oeilleton de visée. Je suis suffisamment loin pour avoir un cadre assez large. Je repère les oiseaux à travers le filet de camouflage sans regarder dans l'objectif. J'appuie sur le déclencheur en mode rafale. Une chance, l'oiseau est net! Les photos de cette série ont été prises en moins d'une seconde en mode raw.

 

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J'ai cru un moment que c'était un adulte car le faucon scrutait les airs en direction de vols de pigeons voyageurs. (J'ai quand même un doute à cause de la large tache blanche sur la poitrine. C'est finalement peut-être un adulte).

 

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Le même "agrandi". Ce serait bien un adulte mâle.

 

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Il s'est lancé à leur poursuite. L'instinct de chasse est déjà bien ancré en cette fin juin chez ce jeune (ou chez cet adulte!).

Pour photographier un adulte, je repasserai! Pour cela, il faut beaucoup de préparation (observation préalable, installation d'un poste d'affût). L'an prochain peut-être? Comme chez les hiboux grands-ducs, la présence humaine indispose fortement les adultes. Il faut savoir ruser pour se faire accepter et surtout ne mettre en aucun cas une nichée en péril. 

 

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Le rêve de beaucoup d'hommes : pouvoir s'élancer dans le vide, du haut de la falaise, et survoler la vallée...

 

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Un petit recoin fort apprécié par notre faucon.

 

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Un petit zoom dans la photo pour qui ne l'aurait pas vu.

 

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La même photo qu'au début mais avec le regard pénétrant du jeune faucon pèlerin. Je suis à une quinzaine de mètres au-dessus de lui. Il me regarde comme si je faisais partie du décor.

 

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Je laisse les jeunes à leur découverte du monde, plus spécialement du monde des pigeons voyageurs. L'an prochain, je m'essaie aux adultes.

 

Petit coup de pub au site de Patrick Behr sur la nidification de faucons pèlerins sur la cathédrale de Nancy. Certains faucons délaissent leur milieu rupestre naturel pour se rapprocher de l'homme et nicher au coeur de la ville http://p.behr.free.fr/

 

 

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Hibou grand-duc (nord de la France)

7 Juillet 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #nord de la France

La grande duchesse se montre avec parcimonie de jour. Instant incroyable que cette rencontre. Elle est venue nourrir ses jeunes, arrivant comme une bombe avec apparemment un rat entre ses serres puissantes.

 

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J'aurais aimé vivre ce rendez-vous rapproché. Voici la seule photo de la série qui ne soit pas de moi. Elle a été prise dans les mêmes conditions et sur le même lieu que tous les clichés des deux articles sur les grands-ducs. Un grand merci à l'ami qui me laisse utiliser sa photo.

 

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En cette fin juin, il fait une chaleur torride, 35°C à l'ombre. Je sue comme un goret dans mon affût, c'est intenable. Chaque pore de ma peau déverse des flots de transpiration. Chaque mouvement accélère le processus. J'ai l'impression d'être au Vietnam. Aucun vent pour me rafraîchir. Je comptais lire pour passer le temps. Impossible : tout papier passant entre mes mains deviendrait illisible. Je prends mon mal en patience. Je me demande si je verrai les jeunes avec ce thermomètre qui tutoie les sommets. Je suis bien surpris d'en voir apparaître un dès 18 heures. Visiblement, il souffre aussi de la chaleur et écarte ses ailes pour faire baisser la température.

 

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Je revois ces jeunes hiboux après quelques semaines. Leur plumage est presque celui d'un adulte. On commence à voir pointer les aigrettes. Ils ont encore du duvet qui permet de ne pas les confondre.

 

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Les jeunes sont volants dorénavant mais ne semblent pas très pressés de quitter l'aire qui les a vu naître. Ils continuent à exercer leurs ailes.

 

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Petit exercice d'étirement.

 

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Une envergure pouvant atteindre 1,88 m pour une femelle tout de même. Là, je ne saurais distinguer s'il s'agit d'un jeune duc ou d'une duchesse. La femelle, comme pour les faucons ou les éperviers est  plus grosse que le mâle (d'environ 1/3).

 

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De temps en temps, les jeunes volent de piton rocheux en piton rocheux. Je ne suis pas expert en hibou grand-duc mais il me semble bien que c'est toujours le même, le plus téméraire depuis le début, probablement le mâle, qui est le plus actif et le plus explorateur. J'avais déjà pu observer ce phénomène chez les jeunes faucons pèlerins.

 

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Le fond de l'air est déjà beaucoup plus frais. Je peux prendre des photos sans craindre pour mon boîtier avec mes mains qui ne sont plus dégoulinantes de sueur. Les jeunes sont plus actifs. Il n'est pas loin de 21h30 et je peux prendre des sujets en mouvement à 12500 ISO avec une vitesse proche du 1/800ème à F/4. L'EOS 1D Mark IV est vraiment surprenant pour ces photos au crépuscule.

 

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Les jeunes scrutent le ciel et leurs parents à la tombée du jour.

 

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Un clin d'oeil au photographe?

 

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Epouillage et démonstration de serres qui pourraient sans problème transpercer la main d'un homme.

 

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Toujours en recherche de fraîcheur. Zen attitude...

 

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Des vrais cuissots de chevreuil!

 

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Une robe de plumes...  

 

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La fratrie au complet : trois beaux hiboux prêts à voler vers leur destin loin de leurs parents. Ils resteront probablement assez proches tout de même de leur région natale.

 

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Un peu flou mais belle attitude.

 

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En attendant leurs parents, les jeunes cherchent dans les rochers les restes de leur repas nocturne.

 

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Les hiboux ont une ouïe exceptionnelle accompagnée d'une très bonne vue. Comme les faucons pèlerins, leur oeil tient une place énorme par rapport à l'homme dans la boîte cranienne. Cependant, leurs yeux sont fixes dans leur orbite. Pour voir sur les côtés, ils peuvent tourner leur tête de 270° à droite et à gauche. J'essaie et après je vais voir mon ostéo!

 

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Celui-ci a retrouvé un hérisson de la veille. Des hérissons par ailleurs souvent infestés de parasites qu'ils transmettent à leurs prédateurs...

 

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Petit amuse-gueule qui n'est pas de première fraîcheur avant le prochain nourrissage. Les jeunes resteront encore sur l'aire quelques mois le temps que leurs parents leur apprennet à chasser puis iront tenter leur chance ailleurs. Il est temps que je m'en aille. Bye, bye les hiboux.

Pour un peu plus d'infos sur les hiboux grands-ducs, vous pouvez vous référer à l'article précédent.

 

 

 

 

 

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Hibou grand-duc (au nord de la France)

7 Juillet 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #nord de la France

 

 

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18 heures, le temps est maussade, l'ondée menace. Cela fait plusieurs heures que je suis dans mon affût quand soudain, un "ouh-ouh-ouh" grave me fait tressauter, aussitôt accompagné d'un concert de croassements de corneilles noires. La grande duchesse est arrivée, majestueuse. Une vraie matronne avec une taille allant jusqu'à 75 cm de haut, un poids pouvant dépasser les 4 kgs et une envergure pouvant aller jusqu'à 1,88 m. C'est le plus grand rapace nocturne d'Europe. Elle prend tellement de place que je n'avais pas vu le mâle que l'on devine perché derrière elle.

 

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Les corneilles noires la houspillent sans cesse tant que la clarté du jour leur permet encore de fuir. Elles savent bien qu'une fois la nuit tombée, la duchesse devient la reine de la nuit. Une corneille essaie de la déloger en se tenant à bonne distance en haut à droite.

 

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Téméraires, les corneilles se rapprochent dans la plus totale indifférence de la grande duchesse.

 

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L'une d'elle ose même s'approcher à quelques centimètres du hibou. Au bout d'un quart d'heure, lassée, la grande duchesse finira par s'éloigner de quelques dizaines de mètres en attendant le crépuscule. Trois heures au même endroit sans bouger une aigrette.

 

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Voici le mâle, beaucoup plus petit (poids maximum 2,8 kg), avec des aigrettes qui ressortent bien même si je suis à une grande distance. C'est d'ailleurs aux aigrettes que l'on différencie les chouettes (hulotte, effraie des clochers, etc...) qui en sont dépourvues, des hiboux qui en sont pourvus (petit, moyen et grand-duc).

 

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C'est l'ouverture de la chasse! Les corneilles hurlent une dernière fois pour la forme. Le silence se fait. On sent comme une atmosphère d'angoisse. Il faut dire que le hibou grand-duc capture jusqu'aux lièvres et renardeaux. Son menu est très éclectique. Il fait aussi son festin de nombre de rapaces diurnes et nocturnes. Là où il vit, la hulotte et le faucon pèlerin (qui niche aussi dans les falaises) sont absents, ou alors sous forme de pelotes de réjection! Il n'a d'autre ennemi que l'homme qui lui a mené la vie dure.

Le mâle s'envole et la femelle passe juste au-dessus de mon affût. Son vol, comme celui de tous les rapaces noturnes, est complètement silencieux grâce au peigne sur la première rémige qui efface le bruit de l'attaque de l'aile sur l'air et aussi grâce à son plumage soyeux et duveteux. La duchesse pénètre dans les buissons derrière moi et fait un fracas de tous les diables dans les feuillages et les épines. J'entends quelque chose de grosse taille s'enfuir. Je n'en saurai pas plus.

 

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Il faut dire que les parents ont trois bouches affamées à remplir. Trois boules de duvet et de plumes qui chuintent à la tombée du jour pour manifester leur appétit. Ils ne sont pas encore volants mais se baladent sur la falaise abrupte, lieu de nidification de prédilection du grand- duc. Les jeunes sont ainsi à l'abri des prédateurs tel le renard.

 

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Toute ressemblance avec un militaire corse de renom est fortuite ! Ici, le jeune exerce ses ailes. C'est aussi une attitude de défense contre un prédateur qui le fait paraître plus grand.

 

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Dans la fratrie, il y en a toujours un plus téméraire ques les autres qui s'aventure le premier dans les anfractuosités. Il découvre son territoire en marchant et sautillant avant d'embrasser les airs. Mal assuré, il se prend de belles gamelles qui peuvent lui être fatales vu le précipice qui se trouve sous lui. Je suis impressionné par la taille de ses pattes. On dirait un jeune enfant.

 

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La population de grands-ducs était en forte diminution. L'oiseau a fasciné l'homme par sa taille et sa force. Le coup de fusil pour l'empailler en a démangé plus d'un. Et son appétit pour certaines volailles lui a valu mauvaise réputation. Il est aussi victime des pylônes électriques, du trafic routier, des flots de molécules chimiques employées en agriculture qu'il ingurgite en masse étant en haut de la chaîne alimentaire, sans oublier les dérangements par les activités sportives sur les falaises. On observe malgré tout une augmentation de ses effectifs grâce à des programmes de sauvegarde et à une prise de conscience générale de sa grande fragilité.

 

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Les jeunes sont peu farouches, voire très curieux de tout ce qu'ils découvrent au commencement de leur vie, et les humains en font partie. On peut les observer même sans affût, de loin. Ce n'est évidemment pas le cas des adultes qui sont très méfiants et pour lesquels il faut utiliser le maximum de précautions.

 

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Petite panique pour ce jeune qui se débat dans les branches où il s'est coincé une aile. Il mettra deux bonnes minutes à se libérer.

 

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Le milieu rupestre est idéal pour la nidification du grand-duc. C'est dans ce milieu qu'il se reproduit en France. Il est très présent notamment en Ardèche. Dans les pays nordiques, il niche en milieu forestier.

 

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Le mimétisme de son plumage est impressionnant. Voilà la même photo que ci-dessus à cette différence près qu'il ferme les yeux. L'oeil non averti ne peut le détecter.

 

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Les jeunes restent groupés en attendant leur parents.

 

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C'est ce qui s'appelle faire les gros yeux!

 

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Ils sont attentifs au moindre vol d'oiseau, aux avions qui passent dans le ciel et aussi à cette petite plume perdue par l'un d'eux suite à un battement d'aile.

 

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Comme tous les rapaces juvéniles, un rien capte leur attention.

 

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Petit mamour...

 

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Si vous observez bien la patte de notre hibou, vous verrez qu'il est bagué. Il y a sans doute un intérêt scientifique mais l'oiseau perd un peu son aspect sauvage et mythique. Un peu comme si on mettait un collier à un lion...  

 

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Une moustache qui aurait fait fureur au XIXème siècle!!

 

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J'ai pu pousser mon boitier 1D mark IV dans ses derniers retranchements. Je bosse à 12500 ISO et ma foi, le résultat est impressionnant.

 

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Pour tout savoir sur le grand-duc, je vous conseille l'ouvrage "Le grand-duc d'Europe" de Gilbert Cochet, les Editions du naturaliste, chez Delachaux et Niestlé.

 

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Les rémiges de l'aile du hibou sont impressionnantes par leur taille.

 

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La nuit tombe mais le marchand de sable ne passera pas pour nos hiboux malgré leurs yeux clos, bien au contraire. C'est bientôt l'heure du festin. Leurs parents ne seront pas trop de deux pour rassasier leur voracité.

Suite au prochain numéro...

 

 

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Guêpier d'Europe (Aisne)

7 Juillet 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Aisne

 

 

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Parmi les oiseaux les plus colorés du vieux continent, on peut citer le martin pêcheur, le loriot, le rollier d'Europe et... le guêpier d'Europe.

 

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Le guêpier est un migrateur qui vient d'Afrique pour nidifier.

 

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Peu farouches, ils sont très bruyants et vivent en colonie de plusieurs dizaines d'individus. On ne peut distinguer le mâle de la femelle.

 

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Petite déception du point de vue photographique : là où j'avais planté mon affût, les guêpiers arrivaient systématiquement face à moi. Je n'ai donc pu faire de photos du dessus de leur plumage qui est splendide. Pour les curieux, j'en ai fait lors de ma dernière visite il y a deux ans dans la catégorie "Aisne".

 

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Le guêpier revient avec sa proie. Il la frappe sur la branche pour l'assommer et la gobe.

 

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Un peu plus tard, il recrache une boule noire qui ressemble à une pelote de réjection.

 

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Comme une note de musique.

 

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Les guêpiers sont par nature très querelleurs.

 

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J'ai fait ces photos fin mai. Je n'ai pas observé d'accouplements ou de parades.

 

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