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Bétails de min coin

Busard cendré (Thiérache axonaise)

24 Mai 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

Cette fois-ci, je veux mettre toutes les chances de mon côté. Après repérage (merci à Jean-Loup), je décide de changer de tas de fumier. J'installe mon affût la veille au soir. Les busards ont un territoire assez vaste mais ils reviennent toujours à des points fixes, des perchoirs, comme la plupart des oiseaux. Ici, même si nous sommes en Thiérache, le lieu n'est pas le bocage bien au contraire. C'est un milieu très ouvert de grandes cultures céréalières. Le choix du tas de fumier pour nos busards s'explique peut-être par le  fait que cela soit le seul promontoire du coin. Ils peuvent ainsi contrôler leur territoire. Les busards, à la différence des autres rapaces, ont cette particularité de nicher au sol. Cela leur pose de plus en plus de problèmes pour leur reproduction car si les agriculteurs fauchent tôt (comme ça risque d'être le cas cette année avec l'avance prise par les cultures), la nichée est emportée avec la moisson avant que les jeunes ne sachent voler...

 

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Je rentre dans mon affût à 4h45, avant que l'aube ne se lève. Le thermomètre indique 2°C en cette mi-mai. Le pare-brise de la voiture est recouvert de givre. Brr. Dire que la température va monter cet après-midi jusque'à 26°C. Je sens que la journée sera longue mais je suis bien motivé.

A 6h08, c'est déjà pour moi la récompense! Le mâle vient se percher sur le piquet que j'ai installé (les aficionados pourront reconnaître le piquet qui a servi de perchoir à la bergeronnette grise du dernier article). J'avais bien assayé de ficher le piquet dans le champ mais la terre était tellement dure que même à la bêche, il n'y a rien eu à faire. Tout ça pour dire qu'il faut partir équipé pour ce genre de mission. Le coffre de ma voiture est un mélange d'homme des bois et de jardinier. Finalement, j'ai pu ficher le piquet dans un tas de remblais près du tas de fumier. C'est sur ce remblais de gravats blancs peu esthétique que j'avais pu observer les busards. L'idée était donc de mettre un joli piquet avec un fond de champ de blé. Selon le vieux principe de la chaise vide au milieu du désert, notre busard est venu s'y poser. J'ai pu en plus tester les performances de mon nouveau boîtier. Je suis sur ce cliché à 2000 ISO et le résultat est tout-à-fait correct.

 

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Le busard vient de recracher ce qui ressemble à une pelote de réjection. Je ne lui connaissais pas cette pratique. Je vais me renseigner là-dessus.

 

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C'est au tour de la femelle de venir me dire bonjour. Elle ne ressemble pas du tout à son compagnon. Elle sera ma compagne une bonne partie de la journée.

 

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Je suis sur une toute petite route de campagne avec une moyenne d'une voiture à l'heure. Et je dois dire qu'une bonne partie des voitures qui passe a le même objectif que moi. Je ne parle pas du matériel mais de la raison de leur venue! Deux voitures s'arrêtent au niveau du tas de fumier. "C'était une femelle de busard cendré. On l'a bien vue quand elle a décollé." Grumbl. Le coin est connu. Il ne m'appartient pas bien évidemment mais là, je viens de perdre au moins une heure avant que les busards ne reviennent. Toutes les photos sont prises au silencieux car étant à une douzaine de mètres, je crains que le moindre bruit inhabituel les fasse fuir, ce qui me pénalise pour les photos en mouvement. Je ne peux utiliser le mode rafale. C'est pour ça que je suis content de cette photo. Je suis en mode autofocus AI Servo (pour les sujets en mouvement). Il a bien fonctionné et j'ai eu le réflexe de déclencher au bon moment. Je suis encore surpris de l'envergure de l'oiseau en vol, de sa finesse et de son aérodynamisme.

 

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Ouf! Le mâle revient se percher une deuxième fois. La lumière du matin est belle et douce. L'oiseau est magnifique.

 

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"You're talking to me?"

 

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Le couple a élu domicile dans le champ de blé qui jouxte le tas de fumier. De temps en temps, ils rapportent des matériaux au sol.

 

 

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Le campagnol qui a vu ce regard d'aussi près n'est plus là pour en parler.

 

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Pour tout dire, je me suis installé sur le tas de fumier, enfin, sur le seul endroit un peu plane qui me permettait d'y installer mon affût. Heureusement, le fumier est très sec et inodore, enfin, je crois vu l'état de mon nez en ces périodes d'allergies printanières. Je suis caché par le tas, à l'abri des regards indiscrets des voitures et essayant de faire corps avec le tas. J'ai mis de la paille sur le filet de camouflage qui revêt ma toile de tente, des branchages, des brins d'orge. C'est efficace car nos busards pourtant farouches viennent se poser à moins de 5m de moi. Je vois le mâle à travers ma fenêtre latérale. Si je veux le photographier, je dois tourner mon objectif à 90° sous son oeil et avec le risque qu'il ne revienne plus. Bon, je tente le coup. J'y vais tout doucement et j'attends qu'il tourne la tête pour accélérer le mouvement. Ma toile de tente est sous tension. Je dois me tordre dans l'affût car l'angle est impossible. Tout-à-coup, l'oiseau est dans le cadre.

 

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Si j'avais pu photographier tout ce que j'ai pu voir... Le mâle part de longs moments, parfois plus de deux heures pendant que le femelle attend à côté de moi. A son approche, elle crie plusieurs sons perçants pendant qu'il émet une sorte de ricanement. C'est souvent comme ça que j'ai eu connaissance de leur présence. Puis le mâle jette une proie sur le tas de fumier et fonce en piqué à plusieurs reprises sur sa comparse. La femelle se jette alors sur la proie.

 

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Elle a à peine le temps d'y goûter que la mâle se jette sur elle pour lui faire son affaire... en trois petites secondes dans ce qui ressemblerait plutôt à un viol. Le mâle qui part chasser, la femme qui veille sur le foyer, une récompense sexuelle...Toute ressemblance avec des comportements humains ne serait que pure coïncidence...

 

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Je n'étais malheureusement jamais bien placé pour fixer cette scène qui s'est produite trois fois dans la journée à côté de moi. Après son forfait, le mâle vient aussi se restaurer de la proie.

 

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J'ai bien essayé d'expliquer à Monsieur qu'il fallait mieux faire ça au pieu, ou plutôt au piquet. Cela aurait bien plus élégant et attentionné. Bon d'accord, je n'y avais pas mis les baldaquins mais ça avait plus de gueule que le tas de fumier. Il a dû trouver la chose peut-être trop étroite.  

 

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La femelle, gardienne du temple, reste de longues heures à défendre le territoire contre un couple de corneilles et même un faucon crécerelle.

 

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J'avais orienté mon affût pour la lumière du matin. Je suis là depuis de longues heures. La lumière d'une journée ensoleillée est très dure. Pas moyen de faire de photos. J'ai envie de profiter de la lumière du soir et de changer d'axe de prise de vue.

Pour ça, je dois tourner mon affût. Je regarde partout. Apparemment, le couple est sorti en balade. Vite, je sors et je fais un tour à 90° avec mon affût pour observer le champ où le nid se prépare. Quelques minutes plus tard, le mâle me passe à un mètre au-dessus de la tête. L'image et le son des ailes dans le vent d'aussi près, c'était impressionnant.

 

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Je sors finalement à 20h00 de l'affût. Je suis complètement cintré : j'ai passé 15 heures enfermé sur un tas de fumier! Il est des moments où je suis content de ne pas atteindre le mètre quatre-vingt. Ca m'a permis d'allonger mes guiboles dans l'affût pour me soulager.

Bon, je suis plutôt content du résultat même si je n'ai pas pu photographier d'accouplement. Je reviens quelques jours après pour retirer le piquet, sans appareil. J'observe alors un combat arérien homérique entre deux busards cendrés mâles. Il ne faut jamais sortir à poil... C'est là que je mesure toute la patience et la chance qu'il faut pour réaliser des photos hors du commun. Ne pas se disperser, rester concentré sur une espèce plusieurs jours pour espérer fixer une scène avec une bonne lumière, un bon fond et surtout avec un gros travail de préparation.

 

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Bye, bye, busard. A l'an prochain peut-être...

 

 

 

 

 

 

 

 

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La vie d'une tas de fumier (Thiérache axonaise)

23 Mai 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

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Prenez un tas de fumier paumé dans la campagne. Rien de plus banal. Pourtant, pour peu qu'on s'y intéresse, il y règne une vie insoupçonnable. Chaque tas de fumier est habité par au moins un couple de bergeronnettes grises.

 

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Ma bergeronnette s'installe sur un piquet spécialement installé pour le busard cendré. J'espère qu'il se montrera car plusieurs couples ont élu domicile ici.

 

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Tout tas de fumier qui se respecte loge aussi la bergeronnette printanière, immanquable avec son jaune citron. Cette dernière se fait houspiller par la bergeronnette grise qui semble prendre le dessus.

 

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C'est si rare de voir des hirondelles au sol. Elles viennent chercher ici les matériaux de construction de leur nid.

 

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J'avais installé un perchoir pour un traquet motteux mais c'est l'hirondelle rustique qui fait son apparition. Elle est très furtive. Je m'étais un peu assoupi. Le temps que je réagisse, elle tourne la tête et s'envole. J'ai loupé le coche.

 

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Le coin est décidément très fréquenté! Sans parler des photographes...

 

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Rien de tel qu'un bon tas de fumier pour faire sa toilette!

 

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Au loin ou alors pas dans l'axe de mon objectif, les busards cendrés se battent contre les corneilles.

 

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J'attends depuis douze heures dans ma tente sans le moindre résultat. L'hypothétique busard m'a boudé. Je suis venu m'installer après le lever du jour, me voilà puni. J'ai sûrement été repéré.

 

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Pour l'instant il n'est qu'une ombre dans le ciel de Thiérache mais bientôt, je serai récompensé de mon attente. Suite très prochainement.

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Flore du massif du Trièves (Isère)

20 Mai 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #trièves

Prenons un peu d'altitude par un petit chemin détourné de montagne à des lieues de la Picardie. Le massif du Trièves, non loin du Vercors, regorge d'une faune et d'une flore remarquable, notamment ses orchidées. 

 

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Orchis pourpre.

 

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Ophrys bourdon. Les fleurs imitent l'aspect des insectes qui, attirés, favoriseront la pollenisation de l'orchidée.

 

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Orchis mâle.

 

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Polygale.

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Parc du Marquenterre (spatules blanches, mouettes rieuses, hérons cendrés, ...)

9 Mai 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #côte picarde

 

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Alors que les accouplements sont déjà passés, une mouette rieuse tente à nouveau sa chance et se fait sévèrement recevoir.

 

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Encore une tentative d'accouplement qui sera repoussée.

 

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Peine perdue, le mâle repartira "broucouille" comme on dit dans le Bouchonnois.

 

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Relation entre adultes consentants cette fois-ci, sous l'oeil intéressé d'une avocette élégante.

 

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Apport de matériaux pour le nid.

 

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Cela n'a pas l'heur de plaire à tout le monde. Les mouettes sont particulièrement querelleuses.

 

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Malgré la crise du logement, il y a des fleurs au balcon. Les mouettes et les avocettes nichent en colonie sur de petits îlots à l'abri des prédateurs. Il existait des prédateurs "spécialisés" au parc comme des sangliers qui écumaient les berges et gagnaient les îlots à la nage pour se nourrir des poussins. Par arrêté préfectoral, ils ont été abattus il y a quelques jours.

 

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Spatule blanche (à oeil rouge!).

 

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A la différence des aigrettes et des hérons, la spatule, comme la cigogne, vole avec le cou tendu.

 

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Oie cendrée.

 

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Fuligule milouin mâle.

 

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Il n'y a de la place que pour un ici mon gars!

 

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Les pêcheurs de surface et des bas fonds : hérons cendrés et grands cormorans.

 

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Un j'observe sans bouger.

 

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Deux j'harponne à la vitesse de l'éclair.

 

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Trois je récupère ma proie.

 

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Grand cormoran borgne.

 

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Les spatules arpentent les roselières et les pâtures à la recherche de matériaux de construction pour leur nid plus ou moins grands selon leur âge et leur date d'arrivée sur le lieu de nidification.

 

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Les spatules juvéniles ont le bout des plumes noires. Adultes, les rémiges seront complètement blanches.

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Dans un bois près d'Amiens (sanglier)

8 Mai 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Somme

 

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Je m'en vais faire un tour à pied dans un bois de la banlieue amiénoise. Je prends le petit circuit, j'en aurai tout au plus pour dix minutes. Dans les allées, le sol est jonché des chatons des chênes, charmes et hêtres. Une vraie moquette de ministre! J'avance sans bruit donc, à pas feutrés. C'est délicieux de se sentir presque inaudible.
Ça change de l'hiver où les pas crissent sous la glace et la neige. Au bout de quelques dizaines de mètres, j'entends du remue-ménage dans des taillis touffus. Vu le boucan, ce ne peut être un raffiné chevreuil. Nous sommes en pleine après-midi. Je pressens que ça peut être un sanglier même si la bête est plutôt nocturne. Vite, je me mets à genoux. Où va-t-il sortir? J'espère que ce n'est pas un gros mâle ou une laie avec ses marcassins. Finalement, je tombe nez à groin avec un sanglier à moins de 10m. Il est plus surpris que moi et rebrousse chemin après m'avoir observé l'espace de 2 secondes. La lumière est violente sur son poil sombre. J'aurais préféré qu'il n'y ait pas de soleil du tout mais bon, c'était une belle rencontre.

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Dans les environs d'Amiens (Chevrillard, lièvre, perdrix grise)

6 Mai 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Somme

 

 

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Petite balade autour d'Amiens. Au détour d'un chemin, une apparition. Un chevrillard avec des bois toujours en velours. Il me regarde sans ciller et passe son chemin.

 

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Lièvre gîté.

 

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Le même aux aguets.

 

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Petit jeu facile : le jeu des deux différences avec la photo précédente?

 

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Perdix grise sur fond gris.

 

 

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Si elle ne bouge pas, la perdrix grise profite du parfait mimétisme de son plumage avec les labours. L'oeil non averti a bien du mal à la détecter.

 

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Chevrette esseulée. Voilà, fin d'une petite balade d'un soir qui m'aura pris une demie-heure.

 

 

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Haute Somme (grèbe à cou noir, canard colvert, bergeronnette grise)

4 Mai 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Somme

 

 

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Rencontre avec une colonie de grèbes à cou noir. Ils sont facilement identifiables à leur iris rouge vif et à leur mèche blonde.

 

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Ces plongeurs apprécient les plans d'eau assez larges avec des eaux peu profondes. Ils se nourrissent d'insectes, de crustacés et de poissons.

 

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Étirement de patte.

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Les grèbes sont toujours sur l'eau de par la forme ovale de leur corps, tel un ballon de rugby, idéale par son aérodynamisme pour se déplacer sous l'eau mais très inconfortable au sol. Leurs pattes semi-palmées rappellent celles de la foulque macroule.

 

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Le grèbe à cou noir passe une grande partie de sa journée à faire sa toilette.

 

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Les grèbes à cou noir sont sédentaires et voient leurs effectifs augmenter en hiver avec l'arrivée de migrateurs partiels venus d'Europe du Nord. 

 

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Fiche technique du grèbe à cou noir : http://www.oiseaux.net/oiseaux/grebe.a.cou.noir.html

 

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Poussins de canard colvert.

 

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Une belle famille nombreuse!

 

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Bergeronnette grise.

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Baie de Somme (Gorge bleue à miroir, phragmite des joncs)

2 Mai 2011 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #côte picarde

 

 

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Ce matin-là, la frontale n'était pas nécessaire. J'arrive avant les premières lueurs du jour mais on y voit comme en plein jour. Tant pis pour l'effet de surprise. Les grandes marées ont laissé quasi méconnaissable la petite roselière que j'avais repérée (merci Michel). J'ai bien fait de prendre mes bottes car je marche dans 15 cm d'eau! Les sardines de ma tente affût sont complètement superflues. J'ai plus de chance de tomber sur de vraies sardines! Je choisis un endroit pas trop humide et installe mon affût tant bien que mal.

 

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Comme je l'espérais, un gorge-bleue mâle vient s'égosiller non loin de moi. C'est la première fois que je le vois d'aussi près. Une merveille. Il se tient assez bas dans les roseaux. Quelques tiges passent devant lui que ma longue focale gomme un peu.

 

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L'appellation gorge-bleue à miroir (blanc) prend tout son sens. Le mâle chante pour indiquer aux autres son territoire. Plus il y a de concurrence, plus il chante et gaspille de l'énergie. Là où je suis, une dizaine de couples a été repertorié.

 

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Je profite de l'instant et je fais bien car la gorge-bleue n'apparaîtra qu'une fois dans toute la matinée, ne restant que deux petites minutes.

 

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De dos, son plumage est moins flatteur. On peut quand même apercevoir sa belle gorge bleue.

 

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Le petit territoire est partagé sans problème par un phragmite des joncs, toujours aussi bavard et bruyant.

 

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Un busard des roseaux passe à trois mètres au-dessus de moi. Pas le temps de faire la photo car trop rapide. Encore une fois, la performance de l'affût est confirmée.

 

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Autour de l'affût, un cri étrange et angoissant se rapproche. Cela ressemble à une porte qui grince qu'on entendrait plutôt dans Freddy les griffes de la nuit. Je ne verrai pas mon voisin, lui non plus.

 

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Pour finir, des tadornes de Belon tentent d'atterrir sur mon affût! Sachant que ce sont les plus gros des canards (jusqu'à 1,5 kg), je nourris quelques craintes. Ils battent des ailes à moins d'un mètre. Apparemment, ils prennent mon affût pour une petite butte de terre sèche. Ouf! Finalement, ils renoncent sans que j'aie à faire la police.

 

 

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