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Bétails de min coin

Marquenterre (aigrette garzette)

31 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #côte picarde

Et une bougie, une! Le blog fête son premier anniversaire avec 8000 visiteurs et 19 000 pages vues.

Merci à toutes et à tous pour vos visites, vos commentaires et vos encouragements.

Amicalement.

Benoit

 

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En plaine près d'Amiens (chevreuil, perdrix grise, étourneau sansonnet, bergeronnette printanière)

31 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Somme

J'allais rechercher un affût que j'avais laissé dans un petit bois près d'Amiens. Je remballe ma tente, monte dans la voiture et garde au cas où l'appareil photo sur le siège passager, toutes fenêtres ouvertes.

 

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Et bien j'ai été inspiré! Juste en sortant du bois, un brocard et une chevrette paissent tranquillement. Je roulais au pas. Je fais une petite marche arrière et je m'arrête à leur hauteur. Ils ne sont pas à plus de 30m et esquissent à peine une gêne.

 

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Je reprends ma route qui croise celle d'une bergeronnette printanière mâle. Celui-ci se perche pour chanter.

 

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Perdrix grise mâle. Toujours ce mimétisme et cet art du camouflage. Les plumes rappellent les labours et le gris du cou le silex que l'on voit juste sur la gauche.

 

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Le couple.

 

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Etourneau sansonnet qui profite des dernières fleurs de colza.

 

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Allez, pour la route, encore une dernière du brocard. Il m'a fallu 15 minutes pour prendre ces quelques photos, tout ça à 10 minutes d'Amiens. Sympa, non?

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Une roselière en baie de Somme (busard des roseaux, cigogne blanche, bondrée apivore, coucou gris, grande aigrette)

28 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #côte picarde

Un ancien que je connais me dit souvent : "Si tu veux mentir, prédis le temps." Je devrais en parler à Météo France un jour... Mais bon, la météo n'est pas une science exacte, n'est-ce pas? Ce matin-là, expédition en baie de Somme pour arriver avant le lever du jour pour une journée qui s'annonçait radieuse. Le jour s'est bien levé mais pas le brouillard!

En cette fin mai, il faut arriver avant 5 heures du matin pour ne pas se faire repérer. A peine installé depuis deux minutes, le couple de busards des roseaux passe à quelques mètres au-dessus de ma tête. L'un d'eux se pose à une quarantaine de mètres pendant de longues minutes, dos à moi.

 

 

 

 

Au départ, j'enrageais en constatant que la lumière resterait opaque pendant de longues heures mais finalement, je trouve que ça donne une ambiance inhabituelle et intéressante.

 

 

 

 

 

 

Le brouillard matinal permet de découvrir la roselière sous un autre angle qui ne concerne pas les oiseaux mais les insectes.

 

 

 

Les goutelettes d'eau piégées par les toiles d'araignées dévoilent un véritable champ de mines pour les insectes en tout genre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais comment font ces escargots pour se hisser jusqu'en haut de ses chardons dont la tige est truffée d'épines?

 

 

 

 

 

 

 

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La roselière dans le brouillard. Charmant, non?

 

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Coucou gris par temps gris est encore plus gris. J'ai pu observer sans trop le comprendre le manège de trois coucous. Peut-être deux mâles se disputant une femelle à l'occasion d'une parade?

 

 

 

Le coucou est à l'affût des nids des autres oiseaux qu'il ira parasiter.

 

 

 

Peut-être celui de cette grive musicienne?

 

 

 

Le coucou a hiverné en Afrique. Il est arrivé depuis quelque temps mais chantait peu en raison des basses températures.

 

 

 

C'est la première fois que je vois une grande aigrette perchée aussi haut, à une bonne trentaine de mètres de hauteur.

 

 

 

Le brouillard s'est enfin levé vers 10h30. Le soleil brille et la lumière très dure m'oblige à plier les gaules. C'est à ce moment que surgit dans le ciel une cigogne blanche dont la course croise celle d'un martinet...

 

 

 

...puis celle d'une bondrée apivore, un rapace qui se nourrit entre autres de guêpes. C'est ma première rencontre avec cet oiseau (revenant de sa migration africaine) que j'espère bien revoir à l'occasion.

 

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Une pâture en Thiérache (linotte mélodieuse, bruant jaune, bergeronnette grise, tarier pâtre, bruant des roseaux, fauvette grisette)

28 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

Toujours en vadrouille sur les routes de Thiérache. En roulant sur une petite route, envolée multicolore. Je m'arrête près d'un tas de fumier qui attire de nombreux passereaux.

 

 

 

Tarier pâtre mâle.

 

 

 

Fauvette grisette mâle. Le fil de fer barbelé n'est pas des plus esthétique mais il sert de promontoire de chasse. Les oiseaux peuvent y repérer les insectes nichés dans les herbes et leur fondre dessus.

 

 

 

Comme des notes sur une portée! Les linottes mélodieuses sont plus farouches et sont parties au loin.

 

 

 

Je suis surpris : un bruant des roseaux mâle là où je ne vois aucun roseau.

 

 

 

Bruant jaune mâle.

 

 

 

Bergeronnette grise mâle.

 

 

 

Tarier pâtre femelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Eteignères, Ardennes (Milan noir, milan royal)

28 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Ardennes

 

La décharge d'Eteignères attire de nombreux rapaces charognards qui se délectent des détritus que nous produisons en masse tous les jours... 

 

 

 

Ici un milan noir que j'ai pu photographier aux alentours de la décharge en profitant du seul rayon de lumière de cette journée maussade. C'est un visiteur estival qui nous vient d'Afrique.

 

 

 

 

 

 

Ici, sa queue est étalée. "Au repos", elle est échancrée.

 

 

 

Six milans noirs coursent une corneille pour récupérer une part du gâteau... Ces rapaces sont du type grégaire. Leur cri caractéristique ne permet pas la confusion avec une buse ou le milan royal (http://www.web-ornitho.com/Chants.chant.cris.des.oiseaux.de.france.et.europe.htm)

 

 

 

Pour éviter le chapardage, mieux vaut déguster en plein vol.

 

 

 

 

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Là, je crois que c'est un milan royal avec sa queue échancrée caractéristique. La photo est crade mais bon, c'est la première fois que je le vois d'aussi près.

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Une haie en Thiérache (tarier pâtre, bergeronnette printanière, linotte mélodieuse, fauvette grisette)

25 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

En roulant sur les routes de Thiérache ardennaise, j'avais remarqué une petite haie d'une dizaine de mètres de long. Une haie tout-à-fait ordinaire qui présentait l'avantage de se trouver tout près de ma retraite. J'avais vu plusieurs pies-grièche écorcheur dans le coin et décidai d'aller y passer quelques instants.

 

 

 

Le premier à se présenter est un tarier pâtre, un passereau fort élégant qui nous revient d'Afrique.

 

 

 

Voici le mâle avec une belle chenille dans le bec. On dirait un dindon avec son caroncule. Etant à quelques encablures de Auge, village de la renaissance de la dinde rouge des Ardennes, je ne peux m'empêcher de lui faire un petit coup de pub http://www.ladinderouge.fr/ 

 

 

 

Le tarier pâtre passe peu inaperçu de par son plumage assez coloré et surtout par son chant particulier et facile à reconnaître http://www.web-ornitho.com 

 

 

 

Voici sa femelle, nettement moins colorée mais tout aussi bavarde.

 

 

 

La vie de cette petite haie est très riche : voici en arrière-plan du couple de tariers pâtres une bergeronnette printanière qui vient pousser la chansonnette.

 

 

 

Un couple de linottes mélodieuses, plus farouche, était présent. J'ai eu la chance d'avoir le mâle quelques instants.

 

 

 

Une fauvette grisette mâle.

 

 

 

Pour faire les photos de cette haie en bordure de route départementale, je me suis posté dans mon véhicule, fenêtre ouverte, sur un petit parking et j'ai attendu, sans bouger. Je suis de l'autre côté de la chaussée. Seuls quelques mètres me séparent de la haie. En l'absence de mouvements intempestifs, sans camouflage, les oiseaux réapparaissent quelques minutes après mon arrivée. Il faut juste un peu de patience.

 

 

 

Après avoir attrapé des insectes (rares en ce froid début de mai), nos tariers peuvent rester jusqu'à 15 minutes avec leur proie dans le bec...

 

 

 

...avant de les gober.

 

 

 

 

 

 

Bergeronnette printanière mâle. Elle faisait des allées et venues, se perchant au sommet de la haie pour chanter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est vrai qu'une haie nécessite de l'entretien si vous avez la chance d'avoir un jardin. Mais quand vous voyez toute la biodiversité qu'elle génère, ça vaut le coup de la choyer ou d'en planter une. La haie constitue le gîte et le couvert pour nombre de passereaux. L'enchevêtrement de branches leur garantit une retraite efficace en cas d'attaques de prédateurs et une cachette idéale pour leur nid.

 

 

 

Bye, bye, joli tarier. En y prêtant un peu attention sur les piquets au bord des routes, vous en verrez sûrement.

 

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Iviers, Thiérache axonaise (Pic vert, sittelle torchepot)

21 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

 

Petit pèlerinage à Iviers qui a vu naître ma passion. Rendez-vous est pris avec un pic vert qui a changé de nid par rapport à l'an dernier. Il a eu le bon goût de ne pas s'orienter à contre-jour cette fois-ci.

 

 

 

Ici, un mâle aux belles moustaches rouges qui ne ressortent pas trop avec cette lumière ingrate.

 

 

   

C'est une ancienne loge qui a été retravaillée, on le voit à la couleur de l'écorce plus claire autour du trou. Les pics font souvent leur nid à bonne hauteur (ici à environ 6-7mètres).

 

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Opportuniste, une mésange charbonnière vient vérifier si la maison est occupée ou non.

 

 

 

Non loin de là, une autre loge occupée, au diamètre plus restreint, et un ventre qui crie famine.

 

 

 

Mmm, le bon miam-miam!

 

 

 

C'est qu'il est déjà costaud ce petit! La sittelle torchepot fait des allers-retours incessants pour le rassasier...

 

 

 

...d'autant qu'il n'est pas tout seul!

 

 

 

Le gosier jaune des oisillons est un stimulus pour les parents qui n'ont de cesse de chasser pour leurs petits.

 

 

 

Toutes ces photos sont réalisées sans aucun camouflage. Je suis tombé sur le nid complètement par hasard. Quant à ma présence, elle n'a pas eu l'air de déranger ou alors, nourrir les petits était autrement plus important que de prêter attention à moi. Le nid était situé à 2,50m de haut et je me tenais à 6m environ.

 

 

 

Il y en a peut-être un troisième au fond qui n'a pas eu son compte?

 

 

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Une plaine en Thiérache, suite (Bergeronnette printanière, bergeronnette grise, lièvre)

20 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

Dans cette même plaine, je n'étais pas au bout de mes surprises. Entre deux postes d'affût pour le busard Saint-Martin, je me suis déplacé de quelques centaines de mètres. Et qui m'a accompagné? Un joli couple de bergeronnettes printanières. Ici le mâle et sa gorge jaune (en plumage nuptial) qui fait un écho magnifique au colza.

 

 

 

 

 

 

Ici sa femelle qui tient en son bec du duvet qui servira à la confection du nid.

 

 

 

Bergeronnette grise mâle en plumage nuptial.

 

 

 

 

 

 

Cette photo est prise de la fenêtre ouverte de ma voiture à moins de 5 mètres.

 

 

 

 

 

 

Il existe plusieurs types de bergeronnettes printanières. Celle-ci séjourne en Europe occidentale et revient de sa migration africaine. Il y a au moins 8 espèces différentes en Europe. Pour étudier leurs différences (notamment les variantes des mâles au niveau du cou), il vaut mieux se référer à un guide ornithologique.

 

 

 

La femelle - est-ce une parade? - dévoile sa queue. Pour faire cette photo, je me suis approché progressivement jusqu'à me poster à moins de 6 mètres du couple. On ne peut pas dire qu'elles étaient farouches.

 

 

 

On retrouve souvent les bergeronnettes sur des tas de fumier, riches en insectes et vers. Ici, la bergeronnette grise d'Europe continentale. C'est un mâle reconnaissable à la calotte noire qu'il porte sur la tête.

 

 

 

 

 

 

Je regardai le couple de bergeronnettes printanières depuis un petit moment quand j'ai voulu bouger et là, crac! un accouplement que je n'ai pas eu le temps d'immortaliser (pas plus de 3 secondes). Son affaire faite, le mâle parade et gonfle son poitrail jaune.

 

 

 

 

 

 

Il sautille sur place et écarte la queue une fois son forfait accompli (si je puis dire!).

 

 

 

Ce qui n'a pas eu l'air d'impressionner plus que ça sa femelle.

 

 

 

Le couple est venu plus tard batifoler à 30 cm de mes pieds alors que j'étais assis sur mon siège avec ma cape de camouflage sur le dos.

 

 

 

Bergeronnette grise travestie en bergeronnette printanière.

 

 

 

Dans les blés, un visiteur régulier du matin est troublé par ma présence. Il remarque un élément du décor inhabituel sans savoir s'il représente une menace. La méfiance est de mise. Dès que je l'ai aperçu, connaissant son ouïe fine, je me suis mis en position de déclenchement silencieux.

 

 

 

Il franchit le pas...

 

 

 

...mais n'est pas plus rassuré pour autant. Il y a un truc pas normal, mais quoi? Remarquez les belles moustaches qui se détachent  (et auxquelles je prête particulièrement attention!).

 

 

 

Bon, il est temps de partir.

 

 

 

Un peu mollement et toujours aux aguets.

 

Quant à moi, fin de l'histoire. Ce fut une journée très riche en rebondissements (surtout avec mon affût!) et en découvertes. Depuis, j'ai pris un nécessaire de couture et j'ai raccommodé ma tente affût (le passage sous ma "burqa champêtre" m'aura au moins réconcilié avec cette activité soit-disant réservée aux femmes!).

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Une plaine de Thiérache axonaise (Busard Saint-Martin)

19 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Thiérache

La Thiérache n'est pas que le royaume des haies (ou de ce qu'il en reste) et du bocage. L'élevage bovin n'a plus le vent en poupe (cf la crise du prix du lait) et l'on trouve donc également dans la campagne thiérachienne des grands espaces de culture appréciés par certains rapaces. C'est l'occasion de rencontres très intéressantes comme ici avec ce couple de busards Saint-Martin. Comme d'habitude, un grand merci à Jean-Loup ( http://jean-loup-ridou.com/galerie/index.php).

 

 

 

Ici le mâle, superbe, tenant dans ses serres sa proie, un rongeur.

 

 

 

Le busard Saint-Martin survole un vaste territoire en utilisant les mêmes couloirs aériens. Il vole à basse altitude pour surprendre ses proies au dernier moment et fait parfois du surplace à la manière caractéristique du faucon crécerelle.

 

 

 

Au niveau technique photographique, ça n'a pas été une partie de plaisir. Je m'étais mis en hauteur sur une petite butte très étroite et très pentue afin de surplomber le busard à son passage au-dessus d'un champ de colza. Mais en raison de grandes étendues monochromes jaune (colza) et verte (jeune blé), l'autofocus a eu beaucoup de mal à accrocher. Il a fallu passer à l'ancienne, à la mise au point manuelle, avec guère plus de résultat.

 

 

 

M'étant levé pour être avant l'aube sur place, je commence à m'assoupir un poil et à m'adosser au siège qui se trouve dans mon affût. Et là, patatras! Je me sens perdre l'équilibre et partir à la renverse. Je n'ai que le réflexe d'agripper contre moi l'appareil photo relié au trépied et me retrouve trois mètres en contrebas sonné et ma tente affût broyée! Cerise sur le gateau : c'est quand je suis les quatre fers en l'air, dans une position pour le moins cocasse voire humiliante, que le busard choisit de passer pile à quatre mètres au-dessus de moi!

Je décide quand même de rester sur place en essayant une autre technique de camouflage.

 

 

 

Je dispose d'une cape de camouflage style burqa-mais comment fait-on pour vivre là-dedans?-que j'ai mis de mon plein gré. Un vrai calvaire... Je n'y croyais pas trop à vrai dire. Pour la vision, on distingue l'extérieur à travers un filet mais quand il s'agit de viser dans l'oeilleton du boîtier, c'est une autre paire de manche. Il faut aller chercher l'appareil photo (qui dispose d'une autre ouverture dans la cape pour laisser passer le téléobjectif) et retrouver l'oiseau qui bouge dans le petit viseur. Quand on a une grande focale, c'est un vrai casse-tête!

Sans compter que chercher l'oiseau me fait faire de grands mouvements avec le téléobjectif très visibles, je suppute, pour son regard acéré. Et bien bizarrement, soit il ne remarque rien, soit il n'en a cure. Ici, la femelle de notre busard vient me rendre visite.

 

 

 

En ce début du mois de mai, le busard Saint-Martin parade sans cesse pour plaire à sa dulcinée. Tel un voltigeur, il prend de l'altitude et se laisse retomber comme une bombe en poussant des petits cris aigus.

 

 

 

 

 

 

C'est un spectacle impressionnant. L'opération est répétée à maintes reprises. La femelle est parfois de la partie mais souvent, le mâle parade seul dans les airs tandis que la femelle l'observe, cachée au sol.

 

 

 

 

 

 

Le busard Saint-Martin est très semblable au busard cendré. Moyen de les distinguer pour l'observateur averti : le Saint-Martin a le bout des ailes très noir avec une nette coupure du gris de l'aile et une bordure sombre tout le long de l'aile (photo ci-dessus).

 

 

 

Un moment intense : le busard vient se percher à moins de 15 mètres de moi sur un tas de fumier. Je suis mal orienté et je dois faire un mouvement à 45° avec le téléobjectif pour pointer dans sa direction. je tente le coup et incroyable, ça marche! Là, je dois dire que je découvre les qualités de ce camouflage léger : je suis beaucoup plus mobile dans mes déplacements et mes angles de prises de vue sans que cela nuise à mon "invisibilité".

Ici, notre busard a l'air d'être vêtu en tenue traditionnelle grecque, non?

 

 

 

Le busard déguste tranquillement sa souris quand tout à coup, j'entends la femelle qui l'appelle...

 

 

 

... et qui vient le déloger pour qu'il lui partage sa proie. Je suis tellement surpris et près que je n'arrive pas à la mettre dans le cadre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le busard se pose au beau milieu d'un champ de blé avec le rongeur, peut-être sur le futur emplacement de son nid.

 

 

 

La femelle l'y rejoint...

 

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...et y restera cachée pendant de longues minutes. Bien malin qui pourra détecter sa présence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les grandes plumes à l'extrémité des ailes, les remiges, ont vraiment des airs de doigts, non?

 

 

 

 

 

 

Le busard s'est posé sur un chemin agricole et s'envole, avec dans son bec des brindilles, sûrement pour la confection du nid. Il s'agirait en fait d'un busard cendré (merci à Vincent).

 

 

 

Lever de soleil juste avant ma chute!

 

 

 

Plus tard, l'astre s'est voilé et le vent a beaucoup soufflé. La tente affût a au moins ce mérite de couper du vent. Ce jour-là, j'ai vraiment eu froid.

A venir très prochainement d'autres articles sur la Thiérache et son bocage.

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Dans la campagne amiénoise (perdrix grise)

7 Mai 2010 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Somme

 

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La perdrix grise se confond à merveille dans les sillons de champs de patates. Ici un mâle reconnaissable à sa tache ventrale.

 

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Avec un peu d'attention, on arrive à repérer les couples qui se blottissent dans les jeunes pousses de blé. Les perdrix sont assez confiantes dans leur camouflage. On peut les approcher d'assez près.

 

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Exceptionnel! Nuage encore jamais vu de bruants jaunes et de bergeronnettes printanières.

Allez, j'ai le droit de rêver!

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