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Bétails de min coin

JE SUIS CHARLIE

8 Janvier 2015 , Rédigé par Benoit Henrion Publié dans #Je suis Charlie

La liberté de conscience, la laïcité, la liberté d'expression, le droit à la satire, l'humour, la poilade, l'irrévérence, l'insolence, le courage. Voilà ce que vous représentiez les gars.

Ni Dieu ni maître ne vous cloueront le bec et que vive la France que j'aime, celle où vous pouviez vous exprimer.

JE SUIS CHARLIE
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facciotti 09/01/2015 16:07

Il y a eu un matin, je me suis réveillée, j'avais 11 ans, le parallèle parfait, l'ombre de deux chiffres qui se suivent mais qui ne se juxtaposent pas, à l'image des twins, des avions sont passés et tout s' est effondré: un empire, l'économie,  l'équilibre, la liberté...... cette liberté qui est fragile, cette liberté qui à 11 ans 4mois et 11jours, m'a fait comprendre que si la paix et le confort de ma petite vie de francaise métissée étaient présentes, des convictions religieuses pouvaient me les enlever. Que ne fut pas le chaos dans ma tête de petite catholique aux valeurs bibliques bien ancrées, quand il m'est apparu que la religion n'était pas qu'amour mais qu'elle pouvait tuer.Il y a eu ce repas, je me suis réveillée, j'avais 25ans, 8mois et 7jours, un quart de siècles passé à voir la déchéance de l'homme, de la toléranve, de la démocratie. La flamme de Delacroix brûlait en moi depuis des années mais là, je me suis effondrée comme les tours de mon enfance, comme cabu, charb, wolinski et tignus. La chute n'est pas par paire, elle a doublé. Il y a eu ce matin, j'avais 25ans, 8mois et 8 jours, le grand 8 de ma bataille ne devait pas chuter, il devait s' élever. Mais aujourd'hui je ne me battrai pas pour que les hommes vivent en paix sans discrimination car quelque soit notre physique, nos valeurs ou notre mode de vie, le même sang coule dans nos veines et nous avons tous des mitochondries et un adn; aujourd'hui je ne me battrai pas pour que les gens se sourient au lieu de se crier dessus ou de s'entretuer. Aujourd'hui je suis charlie et je vais parler sans manière, ni détour, je vais user du plus simple langage pour appeler au rassemblement et pour dire non au terrorisme. Il y a eu ce matin, j'ai voulu appliquer le symbole et le slogan implicites du journal qui voulait faire rire et rendre le morose de notre quotidien francais, un peu plus dérisoire et un peu plus gai; qui disait qu'on pouvait rire de tout, que le rire n'est pas une menace ou un préjudice, le rire c'est une simple contraction des zygomatiques qui ne prévient pas et qui arrive à tout moment; qui ventait la liberté de la presse et qui vouait son expression à la dénonciation.Il y a eu ce matin, j'ai eu peur mais paradoxalement j'ai voulu interdire d'interdire, j'ai voulu interdire la soumission.Alors, toi, cabu, charb, wolinski et tignus, toi que le dessin a fait roi, prend ton crayon et sourit. Ote ces balles, retrace les sourires des 12 visages que nous n'oublierons jamais et appelle à la liberté.Dis aux juifs d'enlever leur kippa, dis aux musulmans d'enlever leur voile, leur burqua, leur barbe et d'aller déguster un bon saussisson de nos campagnes, dis aux chrétiens de s' acheter des capotes et d'aller tirer un coup, dis aux protestants de dessiner leurs idoles, dis aux adventistes, aux shintoistes, aux hindouistes, aux bouddhistes,  dis à qui tu voudras, qu'aujourd'hui est un jour de paix.Dis aux religions que la laïcité l'emportera toujours, dis à la guerre sainte que depuis 1945, la guerre ne doit plus exister et se transformer en paix, dis aux adeptes qu'aujourd'hui,  ils sont nus sans dogme, sans casquette, sans convictions, dis leur qu'aujourd'hui,  ils sont tous charlie, citoyen français,  avec un rejet de la soumission et pour la défense de la liberté d'expression.Quand tu auras fini ça, un autre matin mais beaucoup plus tard, tu pourras partir, on pourra conserver les plus beaux souvenirs et accepter de te laisser rejoindre un monde meilleur.Il y a eu ce matin, je me suis aperçue, qu'il n'y avait pas d'âge, pas de temps, du silence, de longues minutes de silence et des pleurs bouleversants, des images prenant aux tripes, un journal obligé de fermer mais au non de quoi?Je me suis demandée où allait la France, vers quelle direction, si j'étais toujours en sécurité ou si une kalachnikoff allait m'attendre au bout d'une rue. Charlie c'est un patron et un salarié, un passant qui renseigne un touriste, des personnes, toi, moi, tes enfants, ta soeur, ton frère, qui sont tous mis sur une même égalité face à la mort. Dans les plus grandes dictatures, on a brûlé les livres, en France, on meurt pour un dessin.Choses terroristes, on ne peut donner de grandeur à ton nom, la charia ne sera jamais appliquée en France, jamais le rire, jamais la liberté, jamais la démocratie, jamais la presse tu ne tueras. Ton massacre ne nous fait pas peur et nous vaincrons solidaires comme nous l'avons toujours fait. Alors, charlie, opte simplement pour un cri. Crie ta colère et ta peine, révolte toi contre la soumission et tous ensemble main dans la main crions plus fort que les terroristes: "stop! Ta religion ne te donne pas le droit de faire n'importe quoi!".Exprime toi charlie, cabu, wolinski, charb, tignus, dessine, chante, pleure, crie, rêve mais à ta façon bats toi pacifiquement contre le crime et la barbarie, contre la discrimination et le radicalisme, contre la peur et la soumission. Il y eut ce matin, où j'ai relevé la tête, cabu, wolinski, tignus, charb étaient bel et bien partis, il fallait leur dire aurevoir et mon ventre se serrait. Pourquoi? Au nom de quoi? Tout s' embrouillait dans ma tête et l'objectivité s' était envolée. Adieu les gars, foutez vous bien de notre gueule de là où vous êtes: dessinez des gueules de petits français en train de chialer, trinquez à notre santé et faites un feu avec le string de mahomet. Cela est choquant? Non c'est de la dérision, alors riez et ne vous arrêtez pas.Adieu les boys, les bons pots, les jefe, adieu et aurevoir, on ne vous oublie pas, nos chouchous, nos charlies.Laetitia